Agroecology involves various approaches to solve actual challenges of agricultural production. Though agroecology initially dealt primarily with crop production and protection aspects, in recent decades new dimensions such as environmental, social, economic, ethical and development issues are becoming relevant. Today, the term ‘agroecology’ means either a scientific discipline, agricultural practice, or political or social movement. Here we study the different meanings of agroecology. For that we analyse the historical development of agroecology. We present examples from USA, Brazil, Germany, and France. We study and discuss the evolution of different meanings agroecology. The use of the term agroecology can be traced back to the 1930s. Until the 1960s agroecology referred only as a purely scientific discipline. Then, different branches of agroecology developed. Following environmental movements in the 1960s that went against industrial agriculture, agroecology evolved and fostered agroecological movements in the 1990s. Agroecology as an agricultural practice emerged in the 1980s, and was often intertwined with movements. Further, the scales and dimensions of agroecological investigations changed over the past 80 years from the plot and field scales to the farm and agroecosystem scales. Actually three approaches persist: (1) investigations at plot and field scales, (2) investigations at the agroecosystem and farm scales, and (3) investigations covering the whole food system. These different approaches of agroecological science can be explained by the history of nations. In France, agroecology was mainly understood as a farming practice and to certain extent as a movement, whereas the corresponding scientific discipline was agronomy. In Germany, agroecology has a long tradition as a scientific discipline. In the USA and in Brazil all three interpretations of agroecology occur, albeit with a predominance of agroecology as a science in the USA and a stronger emphasis on movement and agricultural practice in Brazil. These varied meanings of the term agroecology cause confusion among scientists and the public, and we recommend that those who publish using this term be explicit in their interpretation.
Titre de la review
L'agroécologie en tant que science, mouvement et pratique. Une revue
L'agroécologie en tant que science, mouvement et pratique. Une revue
Résumé de la review
Cette revue présente l’agroécologie et les différentes définitions qu’elle a eues depuis son apparition dans les années 30. Elle retrace l’histoire de l’agroécologie et explique son évolution dans différents pays du monde. L’évolution de l’agroécologie est découpée en deux périodes, de 1930-1960 lorsqu’elle n’était encore considérée que comme un mouvement et de 1960-2000, période où elle est progressivement reconnue comme une science. Elle dérive à la fois de l’écologie et de l’agronomie, mais aussi de la prise de conscience des conséquences de la pollution sur l’environnement. L’agroécologie combine les interactions entre les composantes biologiques au niveau du champ ou de l’agrosystème et l’agronomie.
Les mouvements agroécologiques à l’origine de cette nouvelle discipline ont pour pilier la conservation des ressources, la gestion adaptée de la fertilité des sols et la conservation de l’agrobiodiversité. Elle est maintenant présentée comme un moyen de protéger les ressources naturelles avec des guides de refonte et de gestion d’agroécosystèmes durables. Elle n’a pas toujours eu cette reconnaissance.
Cette étude, à travers des exemples, indique que son évolution et sa prise en compte ne sont pas égales dans tous les pays. Cette étude se sert de la proportion du terme « agroécologie » dans les publications scientifiques pour mettre en avant son intégration peu à peu dans la science. Cependant, les auteurs se montrent prudents quant à cette méthode puisque de nombreux synonymes à ce terme sont utilisés dans le monde de la recherche. Dans cette revue, il est mis en évidence les retards dans toutes les approches et définitions de ce domaine dans les pays européens. Contrairement, aux États-Unis et au Brésil où elle est bien implantée.
L’agroécologie ne s’est pas contentée d’évoluer dans ses définitions et ses approches. Ses échelles d’utilisation se sont également modifiées. Elle est passée de petites échelles comme le champ, à l’échelle du système alimentaire. Désormais, le choix de l’échelle d’application dépend de l’histoire de l’agroécologique dans le pays où elle est mise en place. Les approches de cette nouvelle discipline ont un point commun, elles sont tournées vers l’action et ne possèdent pas de concepts clairs.
Ce que l’on peut retenir de cette revue est qu’il est impossible de dissocier l’agroécologie de ses 3 définitions, à savoir une pratique, un mouvement et une science. En effet, pour les chercheurs, il y a un lien entre une vision politique (le mouvement), une application technologique (les pratiques) pour la réalisation des objectifs et la façon de produire les connaissances (la science). Pour eux, cela est un moyen de favoriser la collaboration entre différentes disciplines scientifiques. Cependant, il reste une incertitude, les moyens par les lesquels cette nouvelle science va être transmise dans l’enseignement supérieur. En effet, l’abondance de définitions amène de nombreux malentendus.
De plus, les nouvelles dimensions et applications de l’agroécologie en tant que science seront des moyens de réponses aux défis de la production agricoles grâce à ses approches interdisciplinaires.
En conclusion, l’agroécologie est aujourd’hui définie de trois manières possibles et ne cesse d’évoluer au grès de ses applications et des connaissances de chacun.
Cette revue présente l’agroécologie et les différentes définitions qu’elle a eues depuis son apparition dans les années 30. Elle retrace l’histoire de l’agroécologie et explique son évolution dans différents pays du monde. L’évolution de l’agroécologie est découpée en deux périodes, de 1930-1960 lorsqu’elle n’était encore considérée que comme un mouvement et de 1960-2000, période où elle est progressivement reconnue comme une science. Elle dérive à la fois de l’écologie et de l’agronomie, mais aussi de la prise de conscience des conséquences de la pollution sur l’environnement. L’agroécologie combine les interactions entre les composantes biologiques au niveau du champ ou de l’agrosystème et l’agronomie.
Les mouvements agroécologiques à l’origine de cette nouvelle discipline ont pour pilier la conservation des ressources, la gestion adaptée de la fertilité des sols et la conservation de l’agrobiodiversité. Elle est maintenant présentée comme un moyen de protéger les ressources naturelles avec des guides de refonte et de gestion d’agroécosystèmes durables. Elle n’a pas toujours eu cette reconnaissance.
Cette étude, à travers des exemples, indique que son évolution et sa prise en compte ne sont pas égales dans tous les pays. Cette étude se sert de la proportion du terme « agroécologie » dans les publications scientifiques pour mettre en avant son intégration peu à peu dans la science. Cependant, les auteurs se montrent prudents quant à cette méthode puisque de nombreux synonymes à ce terme sont utilisés dans le monde de la recherche. Dans cette revue, il est mis en évidence les retards dans toutes les approches et définitions de ce domaine dans les pays européens. Contrairement, aux États-Unis et au Brésil où elle est bien implantée.
L’agroécologie ne s’est pas contentée d’évoluer dans ses définitions et ses approches. Ses échelles d’utilisation se sont également modifiées. Elle est passée de petites échelles comme le champ, à l’échelle du système alimentaire. Désormais, le choix de l’échelle d’application dépend de l’histoire de l’agroécologique dans le pays où elle est mise en place. Les approches de cette nouvelle discipline ont un point commun, elles sont tournées vers l’action et ne possèdent pas de concepts clairs.
Ce que l’on peut retenir de cette revue est qu’il est impossible de dissocier l’agroécologie de ses 3 définitions, à savoir une pratique, un mouvement et une science. En effet, pour les chercheurs, il y a un lien entre une vision politique (le mouvement), une application technologique (les pratiques) pour la réalisation des objectifs et la façon de produire les connaissances (la science). Pour eux, cela est un moyen de favoriser la collaboration entre différentes disciplines scientifiques. Cependant, il reste une incertitude, les moyens par les lesquels cette nouvelle science va être transmise dans l’enseignement supérieur. En effet, l’abondance de définitions amène de nombreux malentendus.
De plus, les nouvelles dimensions et applications de l’agroécologie en tant que science seront des moyens de réponses aux défis de la production agricoles grâce à ses approches interdisciplinaires.
En conclusion, l’agroécologie est aujourd’hui définie de trois manières possibles et ne cesse d’évoluer au grès de ses applications et des connaissances de chacun.
Rigueur de la review
Cette revue ne se base que sur l’analyse de la proportion du terme agroécologie dans la revue scientifique, or il existe de nombreux synonymes à ce terme. Il y a donc beaucoup de publications qui n’ont pas été prises en compte dans cette revue. De plus, l’étude se concentre sur des pays industrialisés et très peu sur ceux en développement. Pourtant, on sait que c’est dans ces pays que les pratiques agroécologiques sont développées. Il manque donc une partie de l’histoire de cette discipline.
Quant aux auteurs, ils n’indiquent pas s’ils ont des conflits d’intérêts ou non.
Cette revue ne se base que sur l’analyse de la proportion du terme agroécologie dans la revue scientifique, or il existe de nombreux synonymes à ce terme. Il y a donc beaucoup de publications qui n’ont pas été prises en compte dans cette revue. De plus, l’étude se concentre sur des pays industrialisés et très peu sur ceux en développement. Pourtant, on sait que c’est dans ces pays que les pratiques agroécologiques sont développées. Il manque donc une partie de l’histoire de cette discipline.
Quant aux auteurs, ils n’indiquent pas s’ils ont des conflits d’intérêts ou non.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue permet de replacer l'agroécologie dans son contexte historique et de comprendre son évolution. Elle permet de comprendre et d'ouvrir le débat puisqu'elle est présentée comme un moyen de répondre aux défis de la production agricole. Ces défis sont de combattre la malnutrition et d'assurer la souveraineté alimentaire des populations les plus pauvres. Elle n'amène cependant aucune information au débat que nous étudions.
Cette revue permet de replacer l'agroécologie dans son contexte historique et de comprendre son évolution. Elle permet de comprendre et d'ouvrir le débat puisqu'elle est présentée comme un moyen de répondre aux défis de la production agricole. Ces défis sont de combattre la malnutrition et d'assurer la souveraineté alimentaire des populations les plus pauvres. Elle n'amène cependant aucune information au débat que nous étudions.
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