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Titre de l'article

Une évaluation des résultats issues de publications de re-localisations d'animaux

Introduction à l'article

Depuis des décennies, l'Homme introduit, réintroduit ou encore déplace des espèces au sein de leur aire de répartition (délocalisations) ou encore rajoute des individus issus de reproduction en captivité. Cette publication est en fait une étude de plusieurs publications traitant de ces introductions/réintroductions, le but étant de détecter pourquoi il y a eu des échecs et des réussites afin de résumer des thèmes clés unificateurs importants. Ce document visait principalement à identifier le lieu où les délocalisations ont eu lieu, les objectifs des délocalisations, les types d’animaux couramment re-localisés, les facteurs déterminent le succès des re-locations, et les problèmes devant être résolus pour que les transferts d’animaux soient un outil de conservation plus efficace à l’avenir.

Expériences de l'article
  • Recherches bibliographiques avec différents termes traitant d'introductions/réintroductions/délocalisations
  • création d'une base de données avec tous les articles trouvés
  • analyses des résultats à l'aide de tableaux et d'histogrammes simples
Résultats de l'article

le but des études étaient de résoudre les conflits humains / animaux, de compléter les populations de gibier ou bien de conserver une espèce.

  • principal problème identifié : retour des espèces lâchées trop proches du site d'origine (homing)
  • En Amérique du nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande l'objectif des réintroductions était soit inconnu soit dans un but autre que la conservation, alors que c'était le but principal des autres régions du monde
  • pour les translocations d'animaux: 42% ont été effectués à des fins de conservation, 42% pour des raisons autres et 16% n’ont pas clairement indiqué l’objet
  • la plupart des programmes concernent les mammifères et les oiseaux (conservation)
  • concernant le suivi des réintroductions: 26% ont été classées comme ayant réussi, 27% ont été classées comme des échecs, et 47% ont été classées comme inconnu
  • impact de la source de la population sur la réussite des réintroduction: une source sauvage présente un taux de réussite plus grand (31 vs 13%)
Ce que cet article apporte au débat

Cet article ne répond pas spécifiquement à la controverse mais permet de voir que les translocations peuvent être une alternative. De plus, un point important ici est que lorsque les populations utilisées dans les programmes de réintroduction étaient d'origine sauvage, alors le taux de réussite du programme de réintroduction était plus grand.

Publiée il y a plus de 7 ans par M. Boisseau.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : An assessment of the published results of animal relocations
  • 1 1
  • Auteurs
    J. Fischer, D.B. Lindenmayer
  • Année de publication
    2000
  • Journal
    Biological Conservation
  • Abstract (dans sa langue originale)

    We reviewed 180 case studies and a number of theoretical papers on animal relocations published in 12 major international sci- enti®c journals over the last 20 years. The study focused on re-introductions, supplementations and translocations (sensu IUCN, 1996. IUCN/SSC Guidelines for Re-introductions. 41st Meeting of the IUCN Council, Gland, Switzerland, May 1995. Http://iuc- n.org/themes/ssc/pubs/policy/hinte.htm.). We did not assess introductions. Re-introductions were the most common type of relo- cation (116/180); three quarters of these were conducted for conservation purposes. Supplementations (48/180) and translocations (36/180) occurred less frequently, and both were commonly carried out for reasons other than conservation. Simple descriptive statistics were used to analyse factors in ̄uencing relocation success. Translocations that aimed to solve human±animal con ̄icts generally failed. Re-introduction success was not found to have changed over the last two decades, but re-introductions appeared to be more successful when the source population was wild, a large number of animals was released (n>100), and the cause of original decline was removed. More complex trends were found for the e􏰀ect of predation and the use of supportive measures such as provision of food or shelter, or predator control prior to release. The success of 47% of re-introductions was uncertain at the time case studies were published in journals. This was partly due to the lack of generally accepted and widely applied criteria to assess success. Very few case studies (3%) reported the cost of the relocation attempt. We conclude that there were three primary aims for animal relocations. These were to solve human±animal con ̄icts, to restock game populations, and conservation. Our extensive review of the present literature leads us to conclude that the value of animal relocations as a conservation tool could be enhanced through (1) more rigorous testing for the appropriateness of the approach in a given case, (2) the establishment of widely used and generally accepted criteria for judging the success or failure of relocations, (3) better monitoring after a relocation, (4) better ®nancial accountability, and (5) greater e􏰀ort to publish the results of relocations, even ones that are unsuccessful. 5 2000 Elsevier Science Ltd. All rights reserved.

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    Peut-on réintroduire des espèces de manière durable alors que celles-ci ont été élevées en captivité ?
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