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Les parcs urbains sont-ils des refuges pour les bourdons ?
Les parcs urbains sont-ils des refuges pour les bourdons ?
Introduction à l'article
L'urbanisation met en péril la survie des espèces de deux manières : par réduction directe de l'habitat et/ou par suppression des ressources. En zone urbaine, les parcs constituent les derniers fragments d'un habitat autrefois continu. De plus en plus, ces nouveaux habitats urbains servent de refuges aux espèces animales et végétales natives. Cependant, les stratégies de gestion de ces espaces (comme le ramassage des feuilles mortes ou l’introduction d’une végétation non native) peuvent fortement fortement l’entomofaune. Cette étude s'intéresse plus précisément aux bourdons du genre Bombus, et cherche à comprendre l'influence des caractéristiques des parcs urbains sur l’abondance et la diversité de ce genre.
L'urbanisation met en péril la survie des espèces de deux manières : par réduction directe de l'habitat et/ou par suppression des ressources. En zone urbaine, les parcs constituent les derniers fragments d'un habitat autrefois continu. De plus en plus, ces nouveaux habitats urbains servent de refuges aux espèces animales et végétales natives. Cependant, les stratégies de gestion de ces espaces (comme le ramassage des feuilles mortes ou l’introduction d’une végétation non native) peuvent fortement fortement l’entomofaune. Cette étude s'intéresse plus précisément aux bourdons du genre Bombus, et cherche à comprendre l'influence des caractéristiques des parcs urbains sur l’abondance et la diversité de ce genre.
Expériences de l'article
Les données ont été collectées dans 18 parcs au sein de l'aire urbaine de San Francisco (Etats-Unis), et dans 2 parcs ruraux situés en dehors de San Francisco. Ces parcs présentent une forte variabilité en surface (de 0.32 à 158.64 ha) et en proportion d'aires naturelles (de 4 % à 86 % de la surface totale).
Pour estimer la diversité et l'abondance des espèces, les bourdons ont été recensés dans 10 parcelles de 10 mètres de diamètre réparties au hasard dans chaque parc. Chaque parcelle a été visité pendant 5 minutes, dans des conditions climatiques similaires à chaque fois. Deux séries de recensement ont eu lieu à l'été 2003, et quatre séries entre le printemps et l'été 2004.
Pour chaque parc, l'abondance des plantes à fleurs a été recensée par un ordre de grandeur évalué visuellement. Les sites de nidification potentiels ont été recensés sur 15 transects de 20 mètres. L’ouverture des milieux (espace non occupé par des constructions) a également été estimée via une analyse photographique.
Les données ont été collectées dans 18 parcs au sein de l'aire urbaine de San Francisco (Etats-Unis), et dans 2 parcs ruraux situés en dehors de San Francisco. Ces parcs présentent une forte variabilité en surface (de 0.32 à 158.64 ha) et en proportion d'aires naturelles (de 4 % à 86 % de la surface totale).
Pour estimer la diversité et l'abondance des espèces, les bourdons ont été recensés dans 10 parcelles de 10 mètres de diamètre réparties au hasard dans chaque parc. Chaque parcelle a été visité pendant 5 minutes, dans des conditions climatiques similaires à chaque fois. Deux séries de recensement ont eu lieu à l'été 2003, et quatre séries entre le printemps et l'été 2004.
Pour chaque parc, l'abondance des plantes à fleurs a été recensée par un ordre de grandeur évalué visuellement. Les sites de nidification potentiels ont été recensés sur 15 transects de 20 mètres. L’ouverture des milieux (espace non occupé par des constructions) a également été estimée via une analyse photographique.
Résultats de l'article
Globalement, l’abondance des bourdons est positivement corrélé avec la disponibilité des ressources (sites de nidification et ouverture du milieu environnant). En revanche, la richesse spécifique semble dépendre principalement de l'abondance de l'espèce B. vosnesenskii. Ce dernier est capable de monopoliser rapidement les sites de nidification et pourrait donc être un compétiteur important dans les communautés de bourdons.
Par ailleurs, les bourdons ont été mesurés en plus forte abondance et diversité dans les parcs urbains que dans les parcs ruraux. Cette différence pourrait être due à la concentration des ressources : la matrice environnante urbaine offrirait davantage de ressources aux bourdons. De même, durant l'été méditerranéen sec de San Francisco, les jardins pourraient fournir davantage de ressources que celles plus clairsemées des zones rurales.
Globalement, l’abondance des bourdons est positivement corrélé avec la disponibilité des ressources (sites de nidification et ouverture du milieu environnant). En revanche, la richesse spécifique semble dépendre principalement de l'abondance de l'espèce B. vosnesenskii. Ce dernier est capable de monopoliser rapidement les sites de nidification et pourrait donc être un compétiteur important dans les communautés de bourdons.
Par ailleurs, les bourdons ont été mesurés en plus forte abondance et diversité dans les parcs urbains que dans les parcs ruraux. Cette différence pourrait être due à la concentration des ressources : la matrice environnante urbaine offrirait davantage de ressources aux bourdons. De même, durant l'été méditerranéen sec de San Francisco, les jardins pourraient fournir davantage de ressources que celles plus clairsemées des zones rurales.
Rigueur de l'article
Très peu de parcs ruraux ont été échantillonnés, par rapport aux parcs urbains. Les comparaisons entre ces deux types d'environnements sont donc très difficiles à interpréter. Les auteurs eux-mêmes n'ont pas réalisé de comparaison statistique des caractéristiques des deux milieux.
Très peu de parcs ruraux ont été échantillonnés, par rapport aux parcs urbains. Les comparaisons entre ces deux types d'environnements sont donc très difficiles à interpréter. Les auteurs eux-mêmes n'ont pas réalisé de comparaison statistique des caractéristiques des deux milieux.
Ce que cet article apporte au débat
Cette étude apporte l’idée que les environnement urbains peuvent avoir une communauté plus diverse et plus abondante que des environnement ruraux. Il expose également les grands principes de l’écologie de la réconciliation qui prône que les environnement urbains peuvent permettre de concilier développement humain et conservation des communautés en concevant l’espace comme des zones-refuges.
Cette étude apporte l’idée que les environnement urbains peuvent avoir une communauté plus diverse et plus abondante que des environnement ruraux. Il expose également les grands principes de l’écologie de la réconciliation qui prône que les environnement urbains peuvent permettre de concilier développement humain et conservation des communautés en concevant l’espace comme des zones-refuges.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
L. Pradier.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Article : Are urban parks refuges for bumble bees Bombus spp. (Hymenoptera: Apidae)?
Titre de l'article
Les parcs urbains sont-ils des refuges pour les bourdons ?
Les parcs urbains sont-ils des refuges pour les bourdons ?
Introduction à l'article
L'urbanisation met en péril la survie des espèces de deux manières : par réduction directe de l'habitat et/ou par suppression des ressources. En zone urbaine, les parcs constituent les derniers fragments d'un habitat autrefois continu. De plus en plus, ces nouveaux habitats urbains servent de refuges aux espèces animales et végétales natives. Cependant, les stratégies de gestion de ces espaces (comme le ramassage des feuilles mortes ou l’introduction d’une végétation non native) peuvent fortement fortement l’entomofaune. Cette étude s'intéresse plus précisément aux bourdons du genre Bombus, et cherche à comprendre l'influence des caractéristiques des parcs urbains sur l’abondance et la diversité de ce genre.
L'urbanisation met en péril la survie des espèces de deux manières : par réduction directe de l'habitat et/ou par suppression des ressources. En zone urbaine, les parcs constituent les derniers fragments d'un habitat autrefois continu. De plus en plus, ces nouveaux habitats urbains servent de refuges aux espèces animales et végétales natives. Cependant, les stratégies de gestion de ces espaces (comme le ramassage des feuilles mortes ou l’introduction d’une végétation non native) peuvent fortement fortement l’entomofaune. Cette étude s'intéresse plus précisément aux bourdons du genre Bombus, et cherche à comprendre l'influence des caractéristiques des parcs urbains sur l’abondance et la diversité de ce genre.
Expériences de l'article
Les données ont été collectées dans 18 parcs au sein de l'aire urbaine de San Francisco (Etats-Unis), et dans 2 parcs ruraux situés en dehors de San Francisco. Ces parcs présentent une forte variabilité en surface (de 0.32 à 158.64 ha) et en proportion d'aires naturelles (de 4 % à 86 % de la surface totale).
Pour estimer la diversité et l'abondance des espèces, les bourdons ont été recensés dans 10 parcelles de 10 mètres de diamètre réparties au hasard dans chaque parc. Chaque parcelle a été visité pendant 5 minutes, dans des conditions climatiques similaires à chaque fois. Deux séries de recensement ont eu lieu à l'été 2003, et quatre séries entre le printemps et l'été 2004.
Pour chaque parc, l'abondance des plantes à fleurs a été recensée par un ordre de grandeur évalué visuellement. Les sites de nidification potentiels ont été recensés sur 15 transects de 20 mètres. L’ouverture des milieux (espace non occupé par des constructions) a également été estimée via une analyse photographique.
Les données ont été collectées dans 18 parcs au sein de l'aire urbaine de San Francisco (Etats-Unis), et dans 2 parcs ruraux situés en dehors de San Francisco. Ces parcs présentent une forte variabilité en surface (de 0.32 à 158.64 ha) et en proportion d'aires naturelles (de 4 % à 86 % de la surface totale).
Pour estimer la diversité et l'abondance des espèces, les bourdons ont été recensés dans 10 parcelles de 10 mètres de diamètre réparties au hasard dans chaque parc. Chaque parcelle a été visité pendant 5 minutes, dans des conditions climatiques similaires à chaque fois. Deux séries de recensement ont eu lieu à l'été 2003, et quatre séries entre le printemps et l'été 2004.
Pour chaque parc, l'abondance des plantes à fleurs a été recensée par un ordre de grandeur évalué visuellement. Les sites de nidification potentiels ont été recensés sur 15 transects de 20 mètres. L’ouverture des milieux (espace non occupé par des constructions) a également été estimée via une analyse photographique.
Résultats de l'article
Globalement, l’abondance des bourdons est positivement corrélé avec la disponibilité des ressources (sites de nidification et ouverture du milieu environnant). En revanche, la richesse spécifique semble dépendre principalement de l'abondance de l'espèce B. vosnesenskii. Ce dernier est capable de monopoliser rapidement les sites de nidification et pourrait donc être un compétiteur important dans les communautés de bourdons.
Par ailleurs, les bourdons ont été mesurés en plus forte abondance et diversité dans les parcs urbains que dans les parcs ruraux. Cette différence pourrait être due à la concentration des ressources : la matrice environnante urbaine offrirait davantage de ressources aux bourdons. De même, durant l'été méditerranéen sec de San Francisco, les jardins pourraient fournir davantage de ressources que celles plus clairsemées des zones rurales.
Globalement, l’abondance des bourdons est positivement corrélé avec la disponibilité des ressources (sites de nidification et ouverture du milieu environnant). En revanche, la richesse spécifique semble dépendre principalement de l'abondance de l'espèce B. vosnesenskii. Ce dernier est capable de monopoliser rapidement les sites de nidification et pourrait donc être un compétiteur important dans les communautés de bourdons.
Par ailleurs, les bourdons ont été mesurés en plus forte abondance et diversité dans les parcs urbains que dans les parcs ruraux. Cette différence pourrait être due à la concentration des ressources : la matrice environnante urbaine offrirait davantage de ressources aux bourdons. De même, durant l'été méditerranéen sec de San Francisco, les jardins pourraient fournir davantage de ressources que celles plus clairsemées des zones rurales.
Rigueur de l'article
Très peu de parcs ruraux ont été échantillonnés, par rapport aux parcs urbains. Les comparaisons entre ces deux types d'environnements sont donc très difficiles à interpréter. Les auteurs eux-mêmes n'ont pas réalisé de comparaison statistique des caractéristiques des deux milieux.
Très peu de parcs ruraux ont été échantillonnés, par rapport aux parcs urbains. Les comparaisons entre ces deux types d'environnements sont donc très difficiles à interpréter. Les auteurs eux-mêmes n'ont pas réalisé de comparaison statistique des caractéristiques des deux milieux.
Ce que cet article apporte au débat
Cette étude apporte l’idée que les environnement urbains peuvent avoir une communauté plus diverse et plus abondante que des environnement ruraux. Il expose également les grands principes de l’écologie de la réconciliation qui prône que les environnement urbains peuvent permettre de concilier développement humain et conservation des communautés en concevant l’espace comme des zones-refuges.
Cette étude apporte l’idée que les environnement urbains peuvent avoir une communauté plus diverse et plus abondante que des environnement ruraux. Il expose également les grands principes de l’écologie de la réconciliation qui prône que les environnement urbains peuvent permettre de concilier développement humain et conservation des communautés en concevant l’espace comme des zones-refuges.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.