A potential conservation strategy increasingly discussed by conservation biologists is the translocation of species to favorable habitat beyond their native range to protect them from human-induced threats, such as climate change. Even if preceded by careful risk assessment, such action is likely to produce myriad unintended and unpredictable consequences. Accurate risk assessment is impeded by contingency: the impacts of introduced species vary over time and space under the influence of local environmental variables, interspecific interactions and evolutionary change. Some impacts, such as native species extinctions, are large and irrevocable. Here we argue that conservation biologists have not yet developed a sufficient understanding of the impacts of introduced species to make informed decisions regarding species translocations.
Titre de l'article
La colonisation assistée n'est pas une stratégie de conservation viable
La colonisation assistée n'est pas une stratégie de conservation viable
Introduction à l'article
La translocation des espèces vers des habitats favorables hors de leur aire de répartition naturelle est envisagée actuellement pour protéger les espèces contre les menaces anthropiques (déforestation, réchauffement climatique...). Cependant, les conséquences résultantes sont difficiles à prévoir, et pourraient au contraire de l'effet attendu, mener à la destruction d'autres espèces.
La translocation des espèces peut perturber les écosystèmes. En effet, de plus en plus d'études exposent les risques écologiques générés par la translocation tels que : (1) des changements dans les communautés biotiques, (2) des altérations dans les cycles des nutriments (production primaire et secondaire), (3) des perturbations des interactions écologiques clés (mutualisme, compétition...), ou encore (4) des transports de micro-organismes responsables de maladies (parasites, virus...).
La translocation des espèces vers des habitats favorables hors de leur aire de répartition naturelle est envisagée actuellement pour protéger les espèces contre les menaces anthropiques (déforestation, réchauffement climatique...). Cependant, les conséquences résultantes sont difficiles à prévoir, et pourraient au contraire de l'effet attendu, mener à la destruction d'autres espèces.
La translocation des espèces peut perturber les écosystèmes. En effet, de plus en plus d'études exposent les risques écologiques générés par la translocation tels que : (1) des changements dans les communautés biotiques, (2) des altérations dans les cycles des nutriments (production primaire et secondaire), (3) des perturbations des interactions écologiques clés (mutualisme, compétition...), ou encore (4) des transports de micro-organismes responsables de maladies (parasites, virus...).
Expériences de l'article
La première expérience vise à évaluer la gravité des impacts des translocations réussies de mammifères de manière intra-continentale, inter-continentale, d'un continent vers une île côtière et d'une île à un continent.
204 translocations de 152 espèces ont été analysées
La deuxième expérience vise à évaluer l'impact des invasions inter-intercontinentales et intra-continentales par des poissons d'eau douce. Introduction de poissons au niveau de la Californie (48 espèces non indigènes) et les Grands Lacs (22 espèces non indigènes). L'analyse statistique suggère que les invasions de poissons, plutôt que l'altération de l'habitat, sont le principal facteur d'extinction des populations de poissons californiens indigènes. Ici, la translocation intra-continentale présente de forts impacts négatifs de manière similaire à la translocation intercontinentale.
La troisième observation atteste de l'augmentation des taux d'hybridations entre espèces différentes suite à la translocation.
La première expérience vise à évaluer la gravité des impacts des translocations réussies de mammifères de manière intra-continentale, inter-continentale, d'un continent vers une île côtière et d'une île à un continent.
204 translocations de 152 espèces ont été analysées
La deuxième expérience vise à évaluer l'impact des invasions inter-intercontinentales et intra-continentales par des poissons d'eau douce. Introduction de poissons au niveau de la Californie (48 espèces non indigènes) et les Grands Lacs (22 espèces non indigènes). L'analyse statistique suggère que les invasions de poissons, plutôt que l'altération de l'habitat, sont le principal facteur d'extinction des populations de poissons californiens indigènes. Ici, la translocation intra-continentale présente de forts impacts négatifs de manière similaire à la translocation intercontinentale.
La troisième observation atteste de l'augmentation des taux d'hybridations entre espèces différentes suite à la translocation.
Résultats de l'article
Les invasions intra-continentales par les mammifères présentent un risque négatif moindre en terme d'impact sur la biodiversité (15%) que les invasions inter-continentales (45%) et continentales à celles des îles éloignées (65%)
L'hybridation entre un envahisseur et un natif peut créer un nouveau taxon envahissant ou tout simplement éteindre une espèce par sa perte de descendance
Actuellement, il n'est pas possible de quantifier l'extinction d'une espèce face aux changements climatiques, ou encore l'effet de nuisance dans une communauté suite à la translocation d'une espèce. La contingence est le paramètre principal qui limite la prédiction. Les résultantes d'une translocation varient dans le temps et l'espace ; en effet, un envahisseur peut provoquer la perte d'espèces indigènes dans une zone particulière, tout en coexistant avec la même espèce dans une autre zone, de part l'influence des variables environnementales locales
Les invasions intra-continentales par les mammifères présentent un risque négatif moindre en terme d'impact sur la biodiversité (15%) que les invasions inter-continentales (45%) et continentales à celles des îles éloignées (65%)
L'hybridation entre un envahisseur et un natif peut créer un nouveau taxon envahissant ou tout simplement éteindre une espèce par sa perte de descendance
Actuellement, il n'est pas possible de quantifier l'extinction d'une espèce face aux changements climatiques, ou encore l'effet de nuisance dans une communauté suite à la translocation d'une espèce. La contingence est le paramètre principal qui limite la prédiction. Les résultantes d'une translocation varient dans le temps et l'espace ; en effet, un envahisseur peut provoquer la perte d'espèces indigènes dans une zone particulière, tout en coexistant avec la même espèce dans une autre zone, de part l'influence des variables environnementales locales
Rigueur de l'article
L'article semble fort rigoureux et argumenté par de nombreux exemples attestant et alarmant quant aux dangers susceptibles de la translocation.
L'article semble fort rigoureux et argumenté par de nombreux exemples attestant et alarmant quant aux dangers susceptibles de la translocation.
Ce que cet article apporte au débat
Même en utilisation de "dernier recours" la translocation d'espèces s'est révélée être nuisible aux écosystèmes naturellement présents dans l'environnement. De nombreux exemples attestent de ce fait.
À l'heure actuelle, les risques de translocation d'espèces ne peuvent être estimés de manière fiable. Il est urgent de développer une compréhension prédictive des invasions et de leurs impacts. Face à ce manque de connaissances fondamentales, la translocation pourrait engendrer plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait
Les impacts d'une translocation peuvent être visibles très tardivement (après un temps d'adaptation), en général lorsqu'il ne devient plus possible de les maitriser.
Même en utilisation de "dernier recours" la translocation d'espèces s'est révélée être nuisible aux écosystèmes naturellement présents dans l'environnement. De nombreux exemples attestent de ce fait.
À l'heure actuelle, les risques de translocation d'espèces ne peuvent être estimés de manière fiable. Il est urgent de développer une compréhension prédictive des invasions et de leurs impacts. Face à ce manque de connaissances fondamentales, la translocation pourrait engendrer plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait
Les impacts d'une translocation peuvent être visibles très tardivement (après un temps d'adaptation), en général lorsqu'il ne devient plus possible de les maitriser.
Remarques sur l'article
Articles contre la translocation avec de nombreux exemples
Articles contre la translocation avec de nombreux exemples
Dernière modification il y a plus de 8 ans.