More than 19,000 multisign utterances of an infant chimpanzee (Nim) were analyzed for syntactic and semantic regularities. Lexical regularities were observed in the case of two-sign combinations: particular signs (for example, more) tended to occur in a particular position. These regularities could not be attributed to memorization or to position habits, suggesting that they were structurally constrained. That conclusion, however, was invalidated by videotape analyses, which showed that most of Nim's utterances were prompted by his teacher's prior utterance, and that Nim interrupted his teachers to a much larger extent than a child interrupts an adult's speech. Signed utterances of other apes (as shown on films) revealed similar non-human patterns of discourse.
Titre de l'article
Un singe peut-il faire une phrase?
Un singe peut-il faire une phrase?
Introduction à l'article
Plusieurs études ont montrées que des singes comme des chimpanzés et des gorilles pouvaient apprendre des mots en langue des signes. Ces études semblent prouver que les énonciations produites par les singes suivent des règles grammaticales et donc que le langage n'est pas propre à l'homme.
Cet article à pour but de tester l'hypothèse que les singes peuvent créer et comprendre des phrases en langue des signes et donc communiquer avec un humain. Et ainsi vérifier les résultats proposés antérieurement.
Le langage humain est composé de deux niveaux, le mot et la phrase. Une phrase implique l'existence d'une syntaxe et de relations sémantiques. Les règles de grammaire permettent de générer un grand nombre de phrases à partir d'un nombre fini de mots.
Plusieurs études ont montrées que des singes comme des chimpanzés et des gorilles pouvaient apprendre des mots en langue des signes. Ces études semblent prouver que les énonciations produites par les singes suivent des règles grammaticales et donc que le langage n'est pas propre à l'homme.
Cet article à pour but de tester l'hypothèse que les singes peuvent créer et comprendre des phrases en langue des signes et donc communiquer avec un humain. Et ainsi vérifier les résultats proposés antérieurement.
Le langage humain est composé de deux niveaux, le mot et la phrase. Une phrase implique l'existence d'une syntaxe et de relations sémantiques. Les règles de grammaire permettent de générer un grand nombre de phrases à partir d'un nombre fini de mots.
Expériences de l'article
Les expériences ont été réalisées sur un mâle chimpanzé élevé par des professeurs qui lui ont appris la langue des signes (ASL).
Un grand nombre de combinaisons de signes du chimpanzé a été collecté. Ces combinaisons ont été analysées pour observer s'il y a une régularité dans l'ordre d'utilisation des signes. Par exemple, pour une combinaison à deux signes,il faut savoir si le premier signe est toujours du même type (nom, verbe etc..) et de même pour le second. Cette analyse concerne donc la syntaxe des combinaisons. Une expérience a ensuite eu lieu pour tester les relations sémantiques des signes dans les énonciations du sujet et les comparer ensuite à celles d'autres singes et d'enfants. Enfin, une dernière expérience a eu lieu pour analyser le discours, à partir de d'enregistrements video, entre le sujet et un professeur. Cette analyse a été comparée avec celle obtenue dans la même situation, dans d'autres études et dans le cas d'un échange entre un enfant et un adulte.
Les expériences ont été réalisées sur un mâle chimpanzé élevé par des professeurs qui lui ont appris la langue des signes (ASL).
Un grand nombre de combinaisons de signes du chimpanzé a été collecté. Ces combinaisons ont été analysées pour observer s'il y a une régularité dans l'ordre d'utilisation des signes. Par exemple, pour une combinaison à deux signes,il faut savoir si le premier signe est toujours du même type (nom, verbe etc..) et de même pour le second. Cette analyse concerne donc la syntaxe des combinaisons. Une expérience a ensuite eu lieu pour tester les relations sémantiques des signes dans les énonciations du sujet et les comparer ensuite à celles d'autres singes et d'enfants. Enfin, une dernière expérience a eu lieu pour analyser le discours, à partir de d'enregistrements video, entre le sujet et un professeur. Cette analyse a été comparée avec celle obtenue dans la même situation, dans d'autres études et dans le cas d'un échange entre un enfant et un adulte.
Résultats de l'article
Il semble que le chimpanzé soit capable d'apprendre les mots et les combiner ,par deux,de façon structurée. Mais il n'est pas possible de dire si la structuration est due à des règles de grammaire ou une simple habitude. La longueur des énonciations augmente avec l'âge mais reste plus faible que celle des enfants. Lorsque les énonciations font plus de deux signes, elles ne sont pas des améliorations des séquences à deux mots mais de simple répétitions d'un ou plusieurs signes.
L'analyse des relations sémantiques montrent que la majorité des énonciations appartiennent à des catégories sémantiques établies mais que la méthode utilisée n'est peut être pas adéquate pour des singes et biaisée par le faible nombre de signes.
L'analyse du discours montre que les singes ont en général plus tendance à interrompre ou imiter l'enseignant que les enfants. Ils n'ont donc pas compris le fonctionnement du dialogue.
Il semble que le chimpanzé soit capable d'apprendre les mots et les combiner ,par deux,de façon structurée. Mais il n'est pas possible de dire si la structuration est due à des règles de grammaire ou une simple habitude. La longueur des énonciations augmente avec l'âge mais reste plus faible que celle des enfants. Lorsque les énonciations font plus de deux signes, elles ne sont pas des améliorations des séquences à deux mots mais de simple répétitions d'un ou plusieurs signes.
L'analyse des relations sémantiques montrent que la majorité des énonciations appartiennent à des catégories sémantiques établies mais que la méthode utilisée n'est peut être pas adéquate pour des singes et biaisée par le faible nombre de signes.
L'analyse du discours montre que les singes ont en général plus tendance à interrompre ou imiter l'enseignant que les enfants. Ils n'ont donc pas compris le fonctionnement du dialogue.
Rigueur de l'article
Les auteurs semblent toujours tirer des conclusions opposées à leurs observations. Si les observations semblent favoriser l'existence d'un langage chez les animaux, les auteurs vont émettre des retenues sur leurs méthodes et résultats puis conclure qu'il n'y a pas de langage. Cette remise en question est intéressante mais n'as pas lieu de manière réciproque en favorisant l'existence d'un langage.
Les auteurs semblent toujours tirer des conclusions opposées à leurs observations. Si les observations semblent favoriser l'existence d'un langage chez les animaux, les auteurs vont émettre des retenues sur leurs méthodes et résultats puis conclure qu'il n'y a pas de langage. Cette remise en question est intéressante mais n'as pas lieu de manière réciproque en favorisant l'existence d'un langage.
Ce que cet article apporte au débat
L'article permet de remettre en question les résultats d'anciennes études biaisées et montre que le langage chez les primates n'est pas facilement identifiable. Il diffère d'un point de vue syntaxique, sémantique et au regard du dialogue avec le langage humain. Ainsi, l'article fait avancer la controverse en montrant que les singes ne peuvent utiliser un langage similaire à celui des humains. Peut on donc parler de langage ? Ils donnent aussi de nouvelles pistes pour approfondir cette question.
L'article permet de remettre en question les résultats d'anciennes études biaisées et montre que le langage chez les primates n'est pas facilement identifiable. Il diffère d'un point de vue syntaxique, sémantique et au regard du dialogue avec le langage humain. Ainsi, l'article fait avancer la controverse en montrant que les singes ne peuvent utiliser un langage similaire à celui des humains. Peut on donc parler de langage ? Ils donnent aussi de nouvelles pistes pour approfondir cette question.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.