HIV-seronegative Cameroonians with exposure to nonhuman primates were tested for simian immunodeficiency virus (SIV) infection. Seroreactivity was correlated with exposure risk (p<0.001). One person had strong humoral and weak cellular immune reactivity to SIVcol peptides. Humans are exposed to and possibly infected with SIV, which has major public health implications.
Titre de l'article
Des chasseurs d'Afrique Centrale exposés au virus de l'immunodéficience simienne (SIV)
Des chasseurs d'Afrique Centrale exposés au virus de l'immunodéficience simienne (SIV)
Introduction à l'article
La phylogénie a montré que HIV-1 et HIV-2 sont apparus chez l'homme à partir de transmissions indépendantes cross-espèces de SIV à partir de primates non humains (NHP): chimpanzés ou sooty mangabeys. La chasse et la consommation de viande de NHP est très répandue en Afrique subsaharienne et expose l'homme à leur sang ou leurs fluides corporels.
Les auteurs ont testé plusieurs échantillons sériques de personnes ayant été exposées à ces fluides, en cherchant à détecter des SIV.
La phylogénie a montré que HIV-1 et HIV-2 sont apparus chez l'homme à partir de transmissions indépendantes cross-espèces de SIV à partir de primates non humains (NHP): chimpanzés ou sooty mangabeys. La chasse et la consommation de viande de NHP est très répandue en Afrique subsaharienne et expose l'homme à leur sang ou leurs fluides corporels.
Les auteurs ont testé plusieurs échantillons sériques de personnes ayant été exposées à ces fluides, en cherchant à détecter des SIV.
Expériences de l'article
Les auteurs ont mis au point un SMAP-EIA (SIV multiple antigenic peptide-based enzyme immunoassay) qui détecte soit une région immunodominante de gp41 (IDR), soit des anticorps anti-peptide viral V3 proventant de 16 souches différentes de SIV. Les échantillons de plasma proviennent du Cameroun et sont répartis en 3 groupes :
1) fortement exposés : personnes de villages isolés chassant, dépeçant ou ayant des NHP comme animaux de compagnie.
2) peu exposés : personnes des mêmes villages moins exposées aux NHP.
3) contrôle, groupe général : personnes de zones moins isolées, ayant accès à de la viande de NHP, mais peu exposées au sang ou aux fluides.
Les auteurs ont mis au point un SMAP-EIA (SIV multiple antigenic peptide-based enzyme immunoassay) qui détecte soit une région immunodominante de gp41 (IDR), soit des anticorps anti-peptide viral V3 proventant de 16 souches différentes de SIV. Les échantillons de plasma proviennent du Cameroun et sont répartis en 3 groupes :
1) fortement exposés : personnes de villages isolés chassant, dépeçant ou ayant des NHP comme animaux de compagnie.
2) peu exposés : personnes des mêmes villages moins exposées aux NHP.
3) contrôle, groupe général : personnes de zones moins isolées, ayant accès à de la viande de NHP, mais peu exposées au sang ou aux fluides.
Résultats de l'article
Les personnes les plus exposées sont les plus séroréactives pour l'IDR SIV testé (Groupe 1) 17.1% ; groupe 2) 7.8% ; groupe 3) 2.3%. (Figure 1) ).
Une personne a présenté une forte réponse humorale au peptide viral V3, mais une très faible réponse cellulaire (faibles résultats par ELISPOT où les cellules sont stimulées par gag). Cela signifie que cette personne a été exposée à un SIV non-viable ou présentant des défauts.
Les personnes les plus exposées sont les plus séroréactives pour l'IDR SIV testé (Groupe 1) 17.1% ; groupe 2) 7.8% ; groupe 3) 2.3%. (Figure 1) ).
Une personne a présenté une forte réponse humorale au peptide viral V3, mais une très faible réponse cellulaire (faibles résultats par ELISPOT où les cellules sont stimulées par gag). Cela signifie que cette personne a été exposée à un SIV non-viable ou présentant des défauts.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre que les personnes chassant et/ou consommant de la viande de brousse issue de primates s'exposent à une infection (parfois productive = pathogénique) par le SIV, car plus de 10 souches semblent déclencher une réponse immunitaire chez l'homme. Ces infections sont souvent restreintes à des zones reculées d'Afriques et ne provoquent donc pas d'épidémie. Cependant, l'article précise que le désenclavage en cours dans ces régions va augmenter la probabilité d'infections productives cross-espèces.
Cet article montre que les personnes chassant et/ou consommant de la viande de brousse issue de primates s'exposent à une infection (parfois productive = pathogénique) par le SIV, car plus de 10 souches semblent déclencher une réponse immunitaire chez l'homme. Ces infections sont souvent restreintes à des zones reculées d'Afriques et ne provoquent donc pas d'épidémie. Cependant, l'article précise que le désenclavage en cours dans ces régions va augmenter la probabilité d'infections productives cross-espèces.
Figure
Séroréactivité de groupes fortement exposés, peu exposés, ou généralement exposés, à l'IDR SIV testé par SMAP-EIA
(Kalish 2005)
Séroréactivité de groupes fortement exposés, peu exposés, ou généralement exposés, à l'IDR SIV testé par SMAP-EIA
(Kalish 2005)
Dernière modification il y a plus de 10 ans.