Despite several decades of research, the field of invasion ecology has not been very successful in developing reliable generalizations regarding the mechanisms and predictability of invasions. In this essay, we argue that one impediment in the field’s development has been that the field of invasion ecology has largely dissociated itself from other subdisciplines of ecology, particularly succession ecology. Taking an historical approach, we suggest that this dissociation began with Charles S. Elton, the generally acknowledged father of invasion biology. We argue further that, despite periodic calls to end what some have regarded as a spurious distinction between native colonizers and introduced invaders, invasion ecology has continued to pursue its own generalizations with limited success. We suggest this dissociation may be exacerbated further by incentives produced by the realities of publishing and securing funding for research and also by the use of electronic search engines to identify related articles. We offer several examples of how invasion ecology has benefited from research on succession and regeneration conducted on native species and conclude that the field of invasion ecology would do well to do more of this type of communication and collaboration among subdisciplines.
Titre de la review
Charles S. Elton et la dissociation de l'écologie d'invasion du reste de l'écologie
Charles S. Elton et la dissociation de l'écologie d'invasion du reste de l'écologie
Résumé de la review
Cet article par le biais d’une approche historique montre les évènements clés qui ont incités le domaine de l’écologie de l’invasion à se dissocier d’autres disciplines de l’écologie, notamment de l’écologie de la succession
L’influence de Charles Elton
Cette dissociation semble prendre racine en l’ouvrage du célèbre père de la biologie de l’invasion, The Ecology of Invasions by Animals and Plants livre de Charles Elton publié en 1958. Dans cet ouvrage, Elton explique clairement qu’il existe un groupe d'espèces distinct qui pourrait perturber l'équilibre écologique si les obstacles à leurs mouvements étaient supprimés. Dans son livre _ Voles, Mice and Lemmings : Problems in Population Dynamics_ publié en 1942, dans lequel Elton s’intéresse principalement aux fluctuations de la population et aux mouvement de masse périodiques des rongeurs dans de nouvelles régions, il utilise périodiquement le mot « invasion » sans qu’il ne lui ait donné de signification unique et il n’est pas retrouvé dans l’index. Ainsi bien que dans son livre Animal Ecology publié en 1927 il fût imprégné des notions de modification des habitats et de dispersion des organismes (par l’étude de la biologie de succession), il choisit de ne pas intégrer ses vues sur les invasions au paradigme de succession qu'il a contribué à développer.
Le changement de point de vue d’Elton sur la biologie d’invasion entre 1927 et 1958 est très certainement dû à l’influence de la guerre. En plus de l’impact de la crainte de l’invasion Allemande sur la psyché des populations. Elton continue dans cette nouvelle perspective, et c’est sans surprise que dans son livre Pattern of Animal Communities publié en 1966, on retrouve le mot « invasion » dans l’index.
La perpétuation de la dissociation
Les auteurs pensent que la plupart des écologistes au cours des décennies, comme Elton, se sont concentré sur l’étude d’envahisseurs remarquables responsable de problèmes écologiques ou sociaux important et que cela a biaisé la compréhension de la biologie de l’invasion. Par exemple, ils citent le catalogue officiel des plantes exotiques de Grande-Bretagne qui répertorie 3586 espèces (à l'exclusion des graminées), dont 885 sont classées officiellement telles qu'établies mais dont seul quelques pourcent d'entre elles créent des problèmes écologiques ou sociaux importants.
Conclusion
Ces évènements ont fortement contribué à la dissociation de la biologie de l’invasion des autres disciplines, même s’ils ne peuvent expliquer à eux seul le manque flagrant de chevauchement des deux domaines dans la littérature. Or, les connaissances issues de l’écologie de la succession et d’autres sous-disciplines peuvent être utilisées pour faire avancer l’étude des invasions.
Cet article par le biais d’une approche historique montre les évènements clés qui ont incités le domaine de l’écologie de l’invasion à se dissocier d’autres disciplines de l’écologie, notamment de l’écologie de la succession
L’influence de Charles Elton
Cette dissociation semble prendre racine en l’ouvrage du célèbre père de la biologie de l’invasion, The Ecology of Invasions by Animals and Plants livre de Charles Elton publié en 1958. Dans cet ouvrage, Elton explique clairement qu’il existe un groupe d'espèces distinct qui pourrait perturber l'équilibre écologique si les obstacles à leurs mouvements étaient supprimés. Dans son livre _ Voles, Mice and Lemmings : Problems in Population Dynamics_ publié en 1942, dans lequel Elton s’intéresse principalement aux fluctuations de la population et aux mouvement de masse périodiques des rongeurs dans de nouvelles régions, il utilise périodiquement le mot « invasion » sans qu’il ne lui ait donné de signification unique et il n’est pas retrouvé dans l’index. Ainsi bien que dans son livre Animal Ecology publié en 1927 il fût imprégné des notions de modification des habitats et de dispersion des organismes (par l’étude de la biologie de succession), il choisit de ne pas intégrer ses vues sur les invasions au paradigme de succession qu'il a contribué à développer.
Le changement de point de vue d’Elton sur la biologie d’invasion entre 1927 et 1958 est très certainement dû à l’influence de la guerre. En plus de l’impact de la crainte de l’invasion Allemande sur la psyché des populations. Elton continue dans cette nouvelle perspective, et c’est sans surprise que dans son livre Pattern of Animal Communities publié en 1966, on retrouve le mot « invasion » dans l’index.
La perpétuation de la dissociation
Les auteurs pensent que la plupart des écologistes au cours des décennies, comme Elton, se sont concentré sur l’étude d’envahisseurs remarquables responsable de problèmes écologiques ou sociaux important et que cela a biaisé la compréhension de la biologie de l’invasion. Par exemple, ils citent le catalogue officiel des plantes exotiques de Grande-Bretagne qui répertorie 3586 espèces (à l'exclusion des graminées), dont 885 sont classées officiellement telles qu'établies mais dont seul quelques pourcent d'entre elles créent des problèmes écologiques ou sociaux importants.
Conclusion
Ces évènements ont fortement contribué à la dissociation de la biologie de l’invasion des autres disciplines, même s’ils ne peuvent expliquer à eux seul le manque flagrant de chevauchement des deux domaines dans la littérature. Or, les connaissances issues de l’écologie de la succession et d’autres sous-disciplines peuvent être utilisées pour faire avancer l’étude des invasions.
Ce que cette review apporte au débat
Malgré plusieurs décennies de recherche, le domaine de l'écologie des invasions n’a pas très bien réussi à développer des généralisations fiables concernant les mécanismes et la prévisibilité des invasions. Le développement de la biologie de l’invasion semble être principalement bloqué par le manque de chevauchement de cette discipline avec d’autres. Il est donc impératif de contextualiser la biologie de l’invasion afin de comprendre comment est survenue cette dissociation.
Malgré plusieurs décennies de recherche, le domaine de l'écologie des invasions n’a pas très bien réussi à développer des généralisations fiables concernant les mécanismes et la prévisibilité des invasions. Le développement de la biologie de l’invasion semble être principalement bloqué par le manque de chevauchement de cette discipline avec d’autres. Il est donc impératif de contextualiser la biologie de l’invasion afin de comprendre comment est survenue cette dissociation.
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