Numerous reports have emphasized the need for major changes in the global food system: agriculture must meet the twin challenge of feeding a growing population, with rising demand for meat and high-calorie diets, while simultaneously minimizing its global environmental impacts1, 2. Organic farming—a system aimed at producing food with minimal harm to ecosystems, animals or humans—is often proposed as a solution3, 4. However, critics argue that organic agriculture may have lower yields and would therefore need more land to produce the same amount of food as conventional farms, resulting in more widespread deforestation and biodiversity loss, and thus undermining the environmental benefits of organic practices5. Here we use a comprehensive meta analysis to examine the relative yield performance of organic and conventional farming systems globally. Our analysis of available data shows that, overall, organic yields are typically lower than conventional yields. But these yield differences are highly contextual, depending on system and site characteristics, and range from 5% lower organic yields (rain-fed legumes and perennials on weak acidic to weak-alkaline soils), 13% lower yields (when best organic practices are used), to 34% lower yields (when the conventional and organic systems are most comparable). Under certain conditions—that is, with good management practices, particular crop types and growing conditions—organic systems can thus nearly match conventional yields, whereas under others it at present cannot. To establish organic agriculture as an important tool in sustainable food production, the factors limiting organic yields need to be more fully understood, alongside assessments of the many social, environmental and economic benefits of organic farming systems
Titre de la méta-analyse
Comparaison entre les rendements de l'agriculture biologique et les rendements de l'agriculture conventionnelle
Comparaison entre les rendements de l'agriculture biologique et les rendements de l'agriculture conventionnelle
Introduction à la méta-analyse
Cet article met avant le besoin incontestable de changements globaux pour l’alimentation mondiale. L’agriculture actuelle doit faire face à 2 enjeux : nourrir une population mondiale ne cessant de croitre tout en minimisant ses impacts sur l’environnement. Dans ce contexte, l’agriculture biologique est souvent proposée comme solution mais beaucoup d’études mettent en avant ses rendements plus faibles et le manque d’espace pour ce type d’agriculture face à l’agriculture conventionnelle. Il en résulte une large déforestation et une perte de biodiversité (agriculture conventionnelle) minimisant les bénéfices de l’agriculture biologique. L’article de Seufert et al., 2012, a effectué une méta-analyse de plusieurs publications afin d’évaluer la performance des rendements des 2 systèmes d’agricultures en prenant en compte que de forts rendements sont indispensables pour une agriculture durable.
Cet article met avant le besoin incontestable de changements globaux pour l’alimentation mondiale. L’agriculture actuelle doit faire face à 2 enjeux : nourrir une population mondiale ne cessant de croitre tout en minimisant ses impacts sur l’environnement. Dans ce contexte, l’agriculture biologique est souvent proposée comme solution mais beaucoup d’études mettent en avant ses rendements plus faibles et le manque d’espace pour ce type d’agriculture face à l’agriculture conventionnelle. Il en résulte une large déforestation et une perte de biodiversité (agriculture conventionnelle) minimisant les bénéfices de l’agriculture biologique. L’article de Seufert et al., 2012, a effectué une méta-analyse de plusieurs publications afin d’évaluer la performance des rendements des 2 systèmes d’agricultures en prenant en compte que de forts rendements sont indispensables pour une agriculture durable.
Expériences de la méta-analyse
Les auteurs ont réalisé une synthèse de plusieurs articles scientifiques (Google scholar, ISI web of knowledge) traitant de la comparaison entre l’agriculture biologique et conventionnelle au niveau des rendements grâce à des méthodes de méta-analyse. Ils se sont basés sur des critères de sélection : seules les études qui regardent l’agriculture « véritablement » biologique (selon les normes des organismes délivrant l’appellation « agriculture biologique ») mais aussi les études qui comparent à la même échelle spatiale et temporelle les 2 types d’agricultures sont retenues. Ainsi, 66 études ont été choisies, représentant 62 sites et 316 comparaisons de rendements de l’agriculture biologique VS conventionnelle avec 34 types de cultures différentes. La méta-analyse a été faite à l’aide de logarithmes népérien des « ratios de réponse », c’est-à-dire, des ratios entre les rendements biologiques et conventionnels.
Les auteurs ont réalisé une synthèse de plusieurs articles scientifiques (Google scholar, ISI web of knowledge) traitant de la comparaison entre l’agriculture biologique et conventionnelle au niveau des rendements grâce à des méthodes de méta-analyse. Ils se sont basés sur des critères de sélection : seules les études qui regardent l’agriculture « véritablement » biologique (selon les normes des organismes délivrant l’appellation « agriculture biologique ») mais aussi les études qui comparent à la même échelle spatiale et temporelle les 2 types d’agricultures sont retenues. Ainsi, 66 études ont été choisies, représentant 62 sites et 316 comparaisons de rendements de l’agriculture biologique VS conventionnelle avec 34 types de cultures différentes. La méta-analyse a été faite à l’aide de logarithmes népérien des « ratios de réponse », c’est-à-dire, des ratios entre les rendements biologiques et conventionnels.
Résultats de la méta-analyse
La moyenne du ratio biologique sur conventionnel de leur méta-analyse est de 0.75, correspondant à une baisse de 25% (minimum : 5%, maximum : 34%) pour les rendements de l’agriculture biologique par rapport à ceux de l’agriculture conventionnelle. Cependant, beaucoup de facteurs entrent en jeu et les différences de rendements sont plus ou moins grandes, voire non significatives, selon les situations. Par exemple, le type de cultures influence la différence de rendement, mais aussi la quantité de nutriments (azote, phospore) dans les sols et la capacité à les utiliser, la gestion des pratiques culturales, les conditions agro-écologiques (sécheresse, pluie, pH du sol…), pays développés VS non développés, etc. Parfois, l’agriculture biologique comporte des avantages comme après une conversion (changement d'une agriculture conventionnelle pour une agriculture biologique) les rendements sont en premier lieu faibles mais augmentent au cours du temps et améliorent la fertilité des sols.
La moyenne du ratio biologique sur conventionnel de leur méta-analyse est de 0.75, correspondant à une baisse de 25% (minimum : 5%, maximum : 34%) pour les rendements de l’agriculture biologique par rapport à ceux de l’agriculture conventionnelle. Cependant, beaucoup de facteurs entrent en jeu et les différences de rendements sont plus ou moins grandes, voire non significatives, selon les situations. Par exemple, le type de cultures influence la différence de rendement, mais aussi la quantité de nutriments (azote, phospore) dans les sols et la capacité à les utiliser, la gestion des pratiques culturales, les conditions agro-écologiques (sécheresse, pluie, pH du sol…), pays développés VS non développés, etc. Parfois, l’agriculture biologique comporte des avantages comme après une conversion (changement d'une agriculture conventionnelle pour une agriculture biologique) les rendements sont en premier lieu faibles mais augmentent au cours du temps et améliorent la fertilité des sols.
Rigueur de la méta-analyse
Cet article est plutôt rigoureux puisqu’il prend en compte beaucoup d’études précédentes et une analyse statistique a été faite. Néanmoins, les auteurs soulignent certains points pouvant être améliorés. Bien qu’ils aient pris en compte de nombreux facteurs, plusieurs n’ont pas été évalués comme le labourage, les résidus de culture, la gestion des ravageurs de cultures. Cette publication met aussi en avant le besoin systématique d’analyser la performance sur le long terme des systèmes biologiques sous différentes gestions de cultures, d’étudier l’agriculture biologique sous de plus larges conditions physico-chimiques et biologiques et de prendre plus en compte les approches holistiques pour évaluer la performance des différents types d’agriculture. Enfin, l’étude rappelle que l’aspect « rendement » n’est qu’un seul facteur parmi les nombreux autres facteurs économiques, sociales et environnementales.
Cet article est plutôt rigoureux puisqu’il prend en compte beaucoup d’études précédentes et une analyse statistique a été faite. Néanmoins, les auteurs soulignent certains points pouvant être améliorés. Bien qu’ils aient pris en compte de nombreux facteurs, plusieurs n’ont pas été évalués comme le labourage, les résidus de culture, la gestion des ravageurs de cultures. Cette publication met aussi en avant le besoin systématique d’analyser la performance sur le long terme des systèmes biologiques sous différentes gestions de cultures, d’étudier l’agriculture biologique sous de plus larges conditions physico-chimiques et biologiques et de prendre plus en compte les approches holistiques pour évaluer la performance des différents types d’agriculture. Enfin, l’étude rappelle que l’aspect « rendement » n’est qu’un seul facteur parmi les nombreux autres facteurs économiques, sociales et environnementales.
Ce que cette méta-analyse apporte au débat
Cette méta-analyse a montré que des différences de rendements entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle existent mais qu’elles sont très dépendantes du contexte. Il n’y a pas de façon simple pour déterminer un type d’agriculture réellement meilleure par rapport à une autre et il est nécessaire d’évaluer inévitablement les coûts et les bénéfices pour chaque genre de gestion de culture. De plus, l’estimation des rendements entre les 2 systèmes d’agriculture n’est qu’un seul paramètre pour déterminer si l’agriculture biologique est meilleure ou non que l’agriculture conventionnelle.
Cette méta-analyse a montré que des différences de rendements entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle existent mais qu’elles sont très dépendantes du contexte. Il n’y a pas de façon simple pour déterminer un type d’agriculture réellement meilleure par rapport à une autre et il est nécessaire d’évaluer inévitablement les coûts et les bénéfices pour chaque genre de gestion de culture. De plus, l’estimation des rendements entre les 2 systèmes d’agriculture n’est qu’un seul paramètre pour déterminer si l’agriculture biologique est meilleure ou non que l’agriculture conventionnelle.
Figure
Figure 3 - Influence sur le ratio biologique/conventionnel des entrées d'azote, du pH du sol, des meilleures gestions de pratiques culturales, du temps depuis la conversion vers l'agriculture biologique, de l'irrigation et du statut du pays.
Figure tiré de la publication Seufert et al., 2012.
Figure 3 - Influence sur le ratio biologique/conventionnel des entrées d'azote, du pH du sol, des meilleures gestions de pratiques culturales, du temps depuis la conversion vers l'agriculture biologique, de l'irrigation et du statut du pays.
Figure tiré de la publication Seufert et al., 2012.
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