The wolf (Canis lupus) population on Isle Royale, a remote island in Lake Superior, North America, is extremely inbred. Nevertheless, the consequences of genetic deterioration have not been detected for this intensively studied population, until now. We found that 58% (n = 36) of Isle Royale wolves exhibited some kind of congenital malformation in the lumbosacral region of the vertebral column and 33% exhibited a specific malformity, lumbosacral transitional vertebrae. By contrast, only 1% (1 of 99) of wolves sampled from two outbred, wolf populations exhibited this malformity. Moreover, in domestic dog (Canis lupus familiaris) lumbosacral transitional vertebrae are associated with cauda equina syndrome, which can cause paresis, paralysis, locomotor difficulties in the rear legs and tail, and back pain. Whereas
many studies illustrate how genetic deterioration affects population-level phenomena, such as survival and reproduction, these results are distinctive for demonstrating how genetic deterioration has compromised the morphology of individuals in a free-ranging population. The results are also significant because many policy makers and stakeholders and some conservation professionals use examples like Isle Royale wolves to downplay the consequences of genetic deterioration.
Titre de l'article
Congenital bone deformities and the inbred wolves (Canis lupus) of Isle Royale
Congenital bone deformities and the inbred wolves (Canis lupus) of Isle Royale
Introduction à l'article
Si les effets néfastes de la détérioration génétique liés à la consanguinité dans les populations sauvages et captives sont bien documentés, beaucoup de professionnels de la conservation les sous estiment, notamment dans les populations qui semblent viables en dépit de leur petite taille et de leur statut isolé. C’est le cas d’une population de loups (Canis lupus) sur Isle Royale, île lacustre d’Amérique du Nord, qui a été fondée par une seule femelle et quelques mâles et dont la taille efficace est très faible (environ 3.8 ). Jusqu’à maintenant, cette population était utilisée dans de nombreux débats comme exemple supportant l’idée que de petites populations peuvent être viables, puisqu’elle ne montrait aucune trace de détérioration génétique. Cet article apporte une première preuve des effets néfastes de la consanguinité, mettant en exergue la présence de malformations osseuses pouvant affecter les mouvements des loups et ce en fréquence plus importante que dans les populations saines.
Si les effets néfastes de la détérioration génétique liés à la consanguinité dans les populations sauvages et captives sont bien documentés, beaucoup de professionnels de la conservation les sous estiment, notamment dans les populations qui semblent viables en dépit de leur petite taille et de leur statut isolé. C’est le cas d’une population de loups (Canis lupus) sur Isle Royale, île lacustre d’Amérique du Nord, qui a été fondée par une seule femelle et quelques mâles et dont la taille efficace est très faible (environ 3.8 ). Jusqu’à maintenant, cette population était utilisée dans de nombreux débats comme exemple supportant l’idée que de petites populations peuvent être viables, puisqu’elle ne montrait aucune trace de détérioration génétique. Cet article apporte une première preuve des effets néfastes de la consanguinité, mettant en exergue la présence de malformations osseuses pouvant affecter les mouvements des loups et ce en fréquence plus importante que dans les populations saines.
Expériences de l'article
Les auteurs ont récupéré les squelettes de 36 loups morts entre 1964 et 2007, composés de la colonne vertébrale entière, de l’atlas au sacrum. Sur ces squelettes, ils ont cherché des malformations congénitales qui avaient déjà été observée dans des populations de Canis spp. Ils ont comparé leurs résultats avec ceux d'une petite population de loups de Scandinavie et de deux grandes populations de Finlande ne montrant pas de taux élevés de consanguinité.
Les auteurs ont récupéré les squelettes de 36 loups morts entre 1964 et 2007, composés de la colonne vertébrale entière, de l’atlas au sacrum. Sur ces squelettes, ils ont cherché des malformations congénitales qui avaient déjà été observée dans des populations de Canis spp. Ils ont comparé leurs résultats avec ceux d'une petite population de loups de Scandinavie et de deux grandes populations de Finlande ne montrant pas de taux élevés de consanguinité.
Résultats de l'article
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet de montrer que ce n'est pas parce qu'une population semble viable qu'elle ne souffre pas des effets néfastes de la consanguinité, conséquence de sa petite taille et de son statut isolé.
Cet article permet de montrer que ce n'est pas parce qu'une population semble viable qu'elle ne souffre pas des effets néfastes de la consanguinité, conséquence de sa petite taille et de son statut isolé.
Figure
Occurence des différents types de malformations vertébrales dans l'échantillon de 36 loups d'Isle Royale. LTSV fait référence à "Lunbosacral transitionnal vertebrae" ou vertèbre de transition lumbo-sacrée.
Source : Räikkönen et al, 2009.
Occurence des différents types de malformations vertébrales dans l'échantillon de 36 loups d'Isle Royale. LTSV fait référence à "Lunbosacral transitionnal vertebrae" ou vertèbre de transition lumbo-sacrée.
Source : Räikkönen et al, 2009.
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