The article by Harpur et al. (2012) ‘Management increases genetic diversity of honey bees via admixture’ concludes that ‘…honey bees do not suffer from reduced genetic diversity caused by management and, consequently, that reduced genetic diversity is probably not contributing to declines of managed Apis mellifera populations’. In the light of current honeybee and beekeeping declines and their consequences for honeybee conservation and the pollination services they provide, we would like to express our concern about the conclusions drawn from the results of Harpur et al. (2012). While many honeybee management practices do not imply admixture, we are convinced that the large- scale genetic homogenization of admixed populations could drive the loss of valuable local adaptations. We also point out that the authors did not account for the extensive gene flow that occurs between managed and wild/feral honey- bee populations and raise concerns about the data set used. Finally, we caution against underestimating the impor- tance of genetic diversity for honeybee colonies and high- light the importance of promoting the use of endemic honeybee subspecies in apiculture.
Keywords:
Titre de la review
Commentaires sur Harpur et al. (2012)
Commentaires sur Harpur et al. (2012)
Résumé de la review
De la Rua et al. expriment leurs inquiétudes par rapport aux méthodes et aux conclusions de l'article de Harpur et al. (2012) et de l'interprétation qui peut être tirée de l'article. Le papier se termine par "...honey bees do not suffer from reduced genetic diversity caused by management and, consequently, that reduced genetic diversity is probably not contributing to declines of managed Apis mellifera populations". Les auteurs du commentaire sont convaincus que les pratiques de gestion actuelle des populations provoquent une homogénéisation génétique à large échelle et risquent de provoquer la perte d'adaptations locales essentielles. Ils pensent que les conclusions de l'article peuvent être interprétées comme une mise en avant des pratiques de gestion des populations d'abeilles actuelles.
Ils exposent dans leur commentaire un certain nombre de critiques sur les méthodes et interprétations des résultats de l'article :
La gestion/sélection des abeilles n'implique pas toujours le brassage génétique.
Même si le brassage génétique peut augmenter localement la diversité génétique sur le court terme il peut aussi mener à une homogénéisation génétique à grande échelle et une perte des adaptations locales. En d'autres termes il provoque une augmentation de variation au sein des populations en même temps qu'un déclin de diversité entre les population.
Les pratiques apiculturales croisant différentes populations et utilisant des populations non-locales créent des populations qui vont ensuite s'hybrider avec les populations locales ce qui va provoquer une perte des traits d'adaptation locales.
Les auteurs ne prennent pas en compte les flux de gènes entre les populations gérées et les populations sauvages d'abeilles. Cela rends la distinction entre les populations "ancestrales" et les populations "gérées" très difficile.
Le jeu de données utilisé par Harpur et al. (2012) leur semble un peu faible. La distinction entre la population ancestrale d'Europe de l'Est et de l'Ouest semble être mal délimitée au vu des populations échantillonnées. Pour les populations africaines les auteurs ont seulement pris 1 population d'Afrique du Sud. Ils pensent que la généralisation aux continents entiers n'est pas très justifiée. Il faudrait échantillonner plus de populations.
Enfin ils critiquent la conclusion des auteurs comme quoi "la réduction de diversité génétique n'est donc probablement pas une des causes du déclin des populations d'Apis mellifera". Ils dénoncent une mise de côté des évidences comme quoi la diversité génétique est très importante pour les insectes sociaux. Ils rappellent que la plupart des pertes de colonies ont lieu dans les populations gérées par l'homme et soulignent l'importance des populations adaptées localement.
De la Rua et al. expriment leurs inquiétudes par rapport aux méthodes et aux conclusions de l'article de Harpur et al. (2012) et de l'interprétation qui peut être tirée de l'article. Le papier se termine par "...honey bees do not suffer from reduced genetic diversity caused by management and, consequently, that reduced genetic diversity is probably not contributing to declines of managed Apis mellifera populations". Les auteurs du commentaire sont convaincus que les pratiques de gestion actuelle des populations provoquent une homogénéisation génétique à large échelle et risquent de provoquer la perte d'adaptations locales essentielles. Ils pensent que les conclusions de l'article peuvent être interprétées comme une mise en avant des pratiques de gestion des populations d'abeilles actuelles.
Ils exposent dans leur commentaire un certain nombre de critiques sur les méthodes et interprétations des résultats de l'article :
La gestion/sélection des abeilles n'implique pas toujours le brassage génétique.
Même si le brassage génétique peut augmenter localement la diversité génétique sur le court terme il peut aussi mener à une homogénéisation génétique à grande échelle et une perte des adaptations locales. En d'autres termes il provoque une augmentation de variation au sein des populations en même temps qu'un déclin de diversité entre les population.
Les pratiques apiculturales croisant différentes populations et utilisant des populations non-locales créent des populations qui vont ensuite s'hybrider avec les populations locales ce qui va provoquer une perte des traits d'adaptation locales.
Les auteurs ne prennent pas en compte les flux de gènes entre les populations gérées et les populations sauvages d'abeilles. Cela rends la distinction entre les populations "ancestrales" et les populations "gérées" très difficile.
Le jeu de données utilisé par Harpur et al. (2012) leur semble un peu faible. La distinction entre la population ancestrale d'Europe de l'Est et de l'Ouest semble être mal délimitée au vu des populations échantillonnées. Pour les populations africaines les auteurs ont seulement pris 1 population d'Afrique du Sud. Ils pensent que la généralisation aux continents entiers n'est pas très justifiée. Il faudrait échantillonner plus de populations.
Enfin ils critiquent la conclusion des auteurs comme quoi "la réduction de diversité génétique n'est donc probablement pas une des causes du déclin des populations d'Apis mellifera". Ils dénoncent une mise de côté des évidences comme quoi la diversité génétique est très importante pour les insectes sociaux. Ils rappellent que la plupart des pertes de colonies ont lieu dans les populations gérées par l'homme et soulignent l'importance des populations adaptées localement.
Rigueur de la review
Il semble y avoir un décalage entre ce que l'article original voulait démontrer et ce que les auteurs du commentaire ont compris. Par exemple l'article original démontre qu'il n'y a pas de réduction de diversité entre les populations ancestrales et les populations fortement gérées et donc que ce n'est pas une des causes du déclin des abeilles. Les auteurs du commentaire critiquent cette conclusion comme si Harpur et al. montraient que la diversité génétique n'était pas importante alors que ce n'est pas ce que dit leur conclusion.
Il semble y avoir un décalage entre ce que l'article original voulait démontrer et ce que les auteurs du commentaire ont compris. Par exemple l'article original démontre qu'il n'y a pas de réduction de diversité entre les populations ancestrales et les populations fortement gérées et donc que ce n'est pas une des causes du déclin des abeilles. Les auteurs du commentaire critiquent cette conclusion comme si Harpur et al. montraient que la diversité génétique n'était pas importante alors que ce n'est pas ce que dit leur conclusion.
Ce que cette review apporte au débat
Ce commentaire apporte un point de vue intéressant sur l'interprétation des résultats de Harpur et al. (2012) et rappelle l'importance des populations adaptées localement. Il montre qu'il faut bien penser les choix de populations si on fait de la sélection pour des caractères de résistance aux pathogènes.
Ce commentaire apporte un point de vue intéressant sur l'interprétation des résultats de Harpur et al. (2012) et rappelle l'importance des populations adaptées localement. Il montre qu'il faut bien penser les choix de populations si on fait de la sélection pour des caractères de résistance aux pathogènes.
Remarques sur la review
Harpur et al. répondent à ces commentaires dans la référence Harpur et al. (2013).
Il me semble que les auteurs se servent un peu du commentaire pour défendre leurs idées, les sujets qui leurs tiennent à cœur, en interprétant parfois un peu mal ce que l'article original a voulu dire.
Harpur et al. répondent à ces commentaires dans la référence Harpur et al. (2013).
Il me semble que les auteurs se servent un peu du commentaire pour défendre leurs idées, les sujets qui leurs tiennent à cœur, en interprétant parfois un peu mal ce que l'article original a voulu dire.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.