Translocation, introduction, reintroduction, and assisted migrations are species conservation
strategies that are attracting increasing attention, especially in the face of climate change. However, preventing
the extinction of the suite of dependent species whose host species are threatened is seldom considered, and the
effects on dependent species of moving threatened hosts are unclear. There is no published guidance on how to
decide whether to move species, given this uncertainty. We examined the dependent–host system of 4 disparate
taxonomic groups: insects on the feather-leaf banksia ( Banksia brownii), montane banksia ( B. montana), and
Stirling Range beard heath (Leucopogon gnaphalioides); parasites of wild cats; mites and ticks on Duvaucel’s
gecko ( Hoplodactylus duvaucelii) and tuatara (Sphenodon punctatus); and internal coccidian parasites of Cirl
Bunting (_ Emberiza cirlus_) and Hihi (Notiomystis cincta). We used these case studies to demonstrate a simple
process for use in species- and community-level assessments of efforts to conserve dependents with their hosts.
The insects dependent on Stirling Range beard heath and parasites on tigers ( Panthera tigris) appeared to
represent assemblages that would not be conserved by ex situ host conservation. In contrast, for the cases
of dependent species we examined involving a single dependent species (internal parasites of birds and the
mite Geckobia naultina on Duvaucel’s gecko), ex situ conservation of the host species would also conserve
the dependent species. However, moving dependent species with their hosts may be insufficient to maintain
viable populations of the dependent species, and additional conservation strategies such as supplementing
populations may be needed.
Titre de la méta-analyse
Considérer l'extinction des espèces dépendantes durant la translocation, la conservation ex situ et la migration assistée des hôtes en danger
Considérer l'extinction des espèces dépendantes durant la translocation, la conservation ex situ et la migration assistée des hôtes en danger
Introduction à la méta-analyse
La perte de biodiversité à travers la coextinction est forte. En effet, certains parasites peuvent s'éteindre à cause de l'extinction de leur hôte. Malheureusement, l'extinction de certaines espèces peut aussi arriver comme résultat d'une tentative de conservation de l'hôte. Ces espèces dépendantes peuvent s'éteindre sous l'action directe (débarasser les hôtes des parasites) ou indirecte (nouvel environnement non favorable) de l'Homme.
Le but ici est d'identifier des stratégies de conservation qui prennent en compte les relations entre hôtes et espèces dépendantes.
Pour cela, il peut y avoir 2 méthodes d'évaluation de conservation (Figure). On se demander si un assemblage d'espèces ou seulement une espèce particulière est caractéristique d'un hôte en particulier. Si le premier choix est le cas, cet assemblage peut être appelé TEC (Threatened Ecological Community). Ensuite, il faut comparer les TECs in situ et ex situ afin de voir si l'assemblage s'est bien adapté dans le nouvel environnement.
La perte de biodiversité à travers la coextinction est forte. En effet, certains parasites peuvent s'éteindre à cause de l'extinction de leur hôte. Malheureusement, l'extinction de certaines espèces peut aussi arriver comme résultat d'une tentative de conservation de l'hôte. Ces espèces dépendantes peuvent s'éteindre sous l'action directe (débarasser les hôtes des parasites) ou indirecte (nouvel environnement non favorable) de l'Homme.
Le but ici est d'identifier des stratégies de conservation qui prennent en compte les relations entre hôtes et espèces dépendantes.
Pour cela, il peut y avoir 2 méthodes d'évaluation de conservation (Figure). On se demander si un assemblage d'espèces ou seulement une espèce particulière est caractéristique d'un hôte en particulier. Si le premier choix est le cas, cet assemblage peut être appelé TEC (Threatened Ecological Community). Ensuite, il faut comparer les TECs in situ et ex situ afin de voir si l'assemblage s'est bien adapté dans le nouvel environnement.
Expériences de la méta-analyse
Pour utiliser ces méthodes d'évaluation, les auteurs ont utilisé les données de 4 études de cas dans lesquels le groupe taxonomique, les espèces dépendantes et l'endroit de la translocation diffèrent.
Ils ont ainsi comparer les TECs in situ et ex situ lors de la translocation de plantes endémiques dans le Sud-Ouest australien.
Ils ont ensuite comparé les parasites des félins afin de savoir si un félin possédait des espèces dépendantes uniques (hôte-spécifiques).
La troisième étude concernait des ectoparasites de geckos et de tuataras qui ont été déplacés d'îles en îles en Nouvelle-Zélande.
Enfin, des endoparasites d'oiseaux de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont aussi été étudiés.
Pour utiliser ces méthodes d'évaluation, les auteurs ont utilisé les données de 4 études de cas dans lesquels le groupe taxonomique, les espèces dépendantes et l'endroit de la translocation diffèrent.
Ils ont ainsi comparer les TECs in situ et ex situ lors de la translocation de plantes endémiques dans le Sud-Ouest australien.
Ils ont ensuite comparé les parasites des félins afin de savoir si un félin possédait des espèces dépendantes uniques (hôte-spécifiques).
La troisième étude concernait des ectoparasites de geckos et de tuataras qui ont été déplacés d'îles en îles en Nouvelle-Zélande.
Enfin, des endoparasites d'oiseaux de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont aussi été étudiés.
Résultats de la méta-analyse
Les études réalisées sont mitigées. Dans certains cas, les espèces dépendantes ont survécu (et profité) de la translocation tandis que, dans d'autres, elle a eu un effet néfaste. Elles suggèrent néanmoins que le mouvement des espèces hôtes réduisent la diversité des assemblages d'espèces dépendantes. Lorsque les programmes de conservation sont basés exclusivement sur l'espèce hôte, les fonctions écosystémiques basées sur les espèces dépendantes pourraient être perdues ou réduites.
En fonction du type de parasitisme, les espèces dépendantes sont plus ou moins capables de se déplacer avec l'espèce hôte. Les endoparasites sont les plus à même de survivre à la translocation alors que les parasites externes sont les moins capables. Les ectoparasites, eux, se retrouvent entre les deux.
La conservation in situ pourrait ainsi être l'option la plus efficace et la moins chère pour conserver ces assemblages.
Les études réalisées sont mitigées. Dans certains cas, les espèces dépendantes ont survécu (et profité) de la translocation tandis que, dans d'autres, elle a eu un effet néfaste. Elles suggèrent néanmoins que le mouvement des espèces hôtes réduisent la diversité des assemblages d'espèces dépendantes. Lorsque les programmes de conservation sont basés exclusivement sur l'espèce hôte, les fonctions écosystémiques basées sur les espèces dépendantes pourraient être perdues ou réduites.
En fonction du type de parasitisme, les espèces dépendantes sont plus ou moins capables de se déplacer avec l'espèce hôte. Les endoparasites sont les plus à même de survivre à la translocation alors que les parasites externes sont les moins capables. Les ectoparasites, eux, se retrouvent entre les deux.
La conservation in situ pourrait ainsi être l'option la plus efficace et la moins chère pour conserver ces assemblages.
Ce que cette méta-analyse apporte au débat
Cette analyse permet de se focaliser sur des espèces moins souvent pris en compte car moins sexy : les parasites. En effet, lorsqu'une espèce est déplacé pour sa conservation, on ne pense pas souvent à l'impact que ça aura sur les espèces qui dépendent d'elle. Ainsi, on a pu voir, dans différents groupes taxonomiques, que le déplacement d'une espèce n'est pas toujours bénéfique pour d'autres espèces.
Les auteurs pensent ainsi que la meilleure option pour la conservation des espèces dépendantes consiste à ne pas déplacer les espèces hôtes.
Cette analyse permet de se focaliser sur des espèces moins souvent pris en compte car moins sexy : les parasites. En effet, lorsqu'une espèce est déplacé pour sa conservation, on ne pense pas souvent à l'impact que ça aura sur les espèces qui dépendent d'elle. Ainsi, on a pu voir, dans différents groupes taxonomiques, que le déplacement d'une espèce n'est pas toujours bénéfique pour d'autres espèces.
Les auteurs pensent ainsi que la meilleure option pour la conservation des espèces dépendantes consiste à ne pas déplacer les espèces hôtes.
Figure
Méthode d'évaluation des actions nécessaires pour maintenir les assemblages d'espèces dépendantes (gauche) et les espèces dépendantes individuelles (droite) potentiellement menacés.
Cette figure est une traduction d'une figure de l'article (Moir et al., 2012).
Méthode d'évaluation des actions nécessaires pour maintenir les assemblages d'espèces dépendantes (gauche) et les espèces dépendantes individuelles (droite) potentiellement menacés.
Cette figure est une traduction d'une figure de l'article (Moir et al., 2012).
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