In Australia, desertification tends to be associated with land degradation in the range- lands. It results from unsustainable land use and the impact of European settlement, rather than chang- ing climate. Desertification can, however, be exacerbated or triggered by climate variability. Some of the degradation occurred in the early stages of pastoral development but the problem has continued. The extent of degradation has proved difficult to assess but survey results show it varies in severity across the country. Grazed rangelands have been most severely affected but the problem extends out- side the pastoral zone due to the impact of feral animals and changed fire regimes. Biodiversity has also been affected with extinctions occurring among small and medium-sized mammals. Climate change scenarios suggest shifts in rainfall patterns but the major impact will come through increased variabil- ity. Substantial shifts in rainfall have occurred over the last 100 yr with wetter periods generating unre- alistic expectations about land use and drier periods triggering land degradation. However, pastoral management is focused on short term climatic variability since this is what dominates both production and income. Policy responses require that the whole issue of sustainable land use be addressed rather than climate issues alone.
Titre de la review
Desertification et changement climatique: la perspective australienne
Desertification et changement climatique: la perspective australienne
Résumé de la review
Avant l'arrivée des Européens, les parcours étaient utilisés par les chasseurs-cueilleurs et pâturés par les herbivores indigènes. À partir de 1850 environ, les pasteurs européens ont chassé les autochtones et introduit des moutons et du bétail qui pâturaient autour d'un nombre limité de points d'eaux naturelles, souvent en très grand nombre. Cependant, une grande partie du pays est restée inaccessible en raison de l'absence d'eau de surface, excepté lors les périodes humides. Au début du XXe siècle, il y avait une grave dégradation des terres autour de nombreuses points d'eaux et des pertes massives se produisaient pendant les sécheresses.
La dégradation des parcours s'exprimant par : l'érosion du sol ou la dégradation du sol, changements défavorables dans la composition des espèces herbagères (plus consommatrices) et/ou par l'augmentation de la population d'arbres et d'arbustes indigènes non comestibles. Certains types de paysages sont plus sujets à la dégradation que d'autres parce qu'ils ont des sols érodables ou des types de végétation attirant plus d'activité de pâturage. Dans les zones de pâturage du centre de l'Australie, ces modèles s'étendent généralement entre 4 et 6 km de l'eau, mais là où la dégradation est importante, ils peuvent être détectés jusqu'à 12 km. Les moutons ne se déplacent pas si loin de l'eau, surtout lorsque la teneur en sel ou en minéraux du fourrage ou de l'eau est élevée (Landsberg et al., 1997) et la plupart des modèles de dégradation sont limités à 3 à 5 km. La dégradation induite par le pâturage intensifie souvent les schémas naturels d'érosion et de dépôt dans les parcours plats et ces schémas peuvent en grande partie subir des effets radiaux simples.
Les climats arides et semi-arides australiens connaissent une variabilité des précipitations supérieure à celle des climats comparables ailleurs dans le monde. Ils ne sont pas non plus sous l'aigit de la variation des températures de surface des océans. Ils faut donc des données sur plusieurs décennie, l'établissement d'une relation entre le changement climatique, la variabilité climatique et la désertification est donc difficile. Mais la variabilité, l'imprévisibilité et l'intensité vont augmenter dans les prochaines années. Il y aura un déplacement vers les pluies estivales, ce qui aura son effet principal sur les régions du sud de l'Australie actuellement dominées par les précipitations hivernales, et une légère augmentation des précipitations totales dans la plupart des régions, qui sera compensée par l'augmentation de l'évaporation. De plus les zones plus arides auront un albédo plus élevé, due au sol nue, tandis que les zones plus arrosées on un albédo plus faible due au couvert végétal.
Il y a trois longues périodes de croissance, des herbacé, inférieure à la moyenne résultant des périodes sèches commençant à la fin des années 1890, à la fin des années 1920 et au début des années 1960 et 2 périodes exceptionnelles de croissance, l'une en 1920-1921 et l'autre en 1973-75. Bien qu'il soit difficile d'identifier les tendances à partir du registre des précipitations, il existe d'autres preuves que les événements extrêmes ont augmentés. La reconstitution d'anciennes séquences d'inondations à partir des sédiments déposés dans les gorges de la rivière Finke, en Australie centrale, montre que sur les 8 plus grandes inondations des 800 dernières années, 4 sont survenues depuis 1967. La relation entre la variabilité climatique et la désertification est complexe et mal comprise, en partie parce qu'elle est aggravée par l'impact de l'utilisation des terres. Ainsi, la désertification peut se produire comme une série de changements progressifs dans lesquels la dégradation latente est précipitée par des sécheresses avec une condition de terrain maintenue à un niveau particulier.
Avant l'arrivée des Européens, les parcours étaient utilisés par les chasseurs-cueilleurs et pâturés par les herbivores indigènes. À partir de 1850 environ, les pasteurs européens ont chassé les autochtones et introduit des moutons et du bétail qui pâturaient autour d'un nombre limité de points d'eaux naturelles, souvent en très grand nombre. Cependant, une grande partie du pays est restée inaccessible en raison de l'absence d'eau de surface, excepté lors les périodes humides. Au début du XXe siècle, il y avait une grave dégradation des terres autour de nombreuses points d'eaux et des pertes massives se produisaient pendant les sécheresses.
La dégradation des parcours s'exprimant par : l'érosion du sol ou la dégradation du sol, changements défavorables dans la composition des espèces herbagères (plus consommatrices) et/ou par l'augmentation de la population d'arbres et d'arbustes indigènes non comestibles. Certains types de paysages sont plus sujets à la dégradation que d'autres parce qu'ils ont des sols érodables ou des types de végétation attirant plus d'activité de pâturage. Dans les zones de pâturage du centre de l'Australie, ces modèles s'étendent généralement entre 4 et 6 km de l'eau, mais là où la dégradation est importante, ils peuvent être détectés jusqu'à 12 km. Les moutons ne se déplacent pas si loin de l'eau, surtout lorsque la teneur en sel ou en minéraux du fourrage ou de l'eau est élevée (Landsberg et al., 1997) et la plupart des modèles de dégradation sont limités à 3 à 5 km. La dégradation induite par le pâturage intensifie souvent les schémas naturels d'érosion et de dépôt dans les parcours plats et ces schémas peuvent en grande partie subir des effets radiaux simples.
Les climats arides et semi-arides australiens connaissent une variabilité des précipitations supérieure à celle des climats comparables ailleurs dans le monde. Ils ne sont pas non plus sous l'aigit de la variation des températures de surface des océans. Ils faut donc des données sur plusieurs décennie, l'établissement d'une relation entre le changement climatique, la variabilité climatique et la désertification est donc difficile. Mais la variabilité, l'imprévisibilité et l'intensité vont augmenter dans les prochaines années. Il y aura un déplacement vers les pluies estivales, ce qui aura son effet principal sur les régions du sud de l'Australie actuellement dominées par les précipitations hivernales, et une légère augmentation des précipitations totales dans la plupart des régions, qui sera compensée par l'augmentation de l'évaporation. De plus les zones plus arides auront un albédo plus élevé, due au sol nue, tandis que les zones plus arrosées on un albédo plus faible due au couvert végétal.
Il y a trois longues périodes de croissance, des herbacé, inférieure à la moyenne résultant des périodes sèches commençant à la fin des années 1890, à la fin des années 1920 et au début des années 1960 et 2 périodes exceptionnelles de croissance, l'une en 1920-1921 et l'autre en 1973-75. Bien qu'il soit difficile d'identifier les tendances à partir du registre des précipitations, il existe d'autres preuves que les événements extrêmes ont augmentés. La reconstitution d'anciennes séquences d'inondations à partir des sédiments déposés dans les gorges de la rivière Finke, en Australie centrale, montre que sur les 8 plus grandes inondations des 800 dernières années, 4 sont survenues depuis 1967. La relation entre la variabilité climatique et la désertification est complexe et mal comprise, en partie parce qu'elle est aggravée par l'impact de l'utilisation des terres. Ainsi, la désertification peut se produire comme une série de changements progressifs dans lesquels la dégradation latente est précipitée par des sécheresses avec une condition de terrain maintenue à un niveau particulier.
Ce que cette review apporte au débat
Cette article illustre bien l'impact anthropique sur des régions sensible, ici le pâturage mis en place à l'arrivé des européens, à amplifier le phénomènes de désertification. Il existe des preuves suggérant que la désertification a été épisodique avec l'impact maximal qui se produit lorsque le pâturage est introduit pour la première fois, pendant les périodes de sécheresse, ou les deux. Les pressions qui ont produit la dégradation des terres dans le passé sont toujours présentes dans une certaine mesure, de sorte qu'un retour à des conditions plus sèches pourrait bien compenser de nombreux gains réalisés.
Cette article illustre bien l'impact anthropique sur des régions sensible, ici le pâturage mis en place à l'arrivé des européens, à amplifier le phénomènes de désertification. Il existe des preuves suggérant que la désertification a été épisodique avec l'impact maximal qui se produit lorsque le pâturage est introduit pour la première fois, pendant les périodes de sécheresse, ou les deux. Les pressions qui ont produit la dégradation des terres dans le passé sont toujours présentes dans une certaine mesure, de sorte qu'un retour à des conditions plus sèches pourrait bien compenser de nombreux gains réalisés.
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