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Titre de l'article

Évaluer les risques de transmission de maladies infectieuses dans les programmes d'élevage et de réintroduction

Introduction à l'article

La transmission de maladie est l'un des risques majeurs lors de la réintroduction et la translocation d'espèce vers un nouveau milieu sauvage. Les conséquences sont importantes sur la santé des individus sauvages restant, mais aussi sur le succès, la durabilité et le coût de la réintroduction. Cette étude essaie d'apporter des mesures quantitatives du risque d'apparition et de transmission des maladies lors des campagnes de réintroduction.

Expériences de l'article

L’évaluation du risque passe par l'utilisation de modèle mathématiques utilisés en épidémiologie et en dynamique des populations. Cependant, ces modèles ne prennent généralement pas en compte l'aléa et ne rendent donc pas compte d'un risque. La méthode utilisée est donc celle de l'analyse de viabilité populationnelle (PVA). Cette méthode estime la probabilité que la transmission d'une maladie entraîne l'extinction ou la perte de diversité génétique au cours d'une réintroduction de l'espèce . Le modèle est basé sur des données moyennes et leurs variances de facteurs qui influent sur la durée de vie de l'espèce. L'étude applique ce modèle au cas de la réintroduction du tamarin-lion dans une réserve de la côte Atlantique du Brésil.

Résultats de l'article

Sans réintroduction, le risque d'extinction du lion varie de 3 à 17 % après 100 ans. Par contre, la probabilité d'extinction si une maladie a été transmise lors de la réintroduction passe à 17% ce qui n'est pas viable pour l'espèce. De plus, la perte de diversité génétique des populations élevées en captivité ainsi que la petite taille de cette population diminue la résistance au maladie. S'en suit un cercle vicieux lors de l'épidémie qui conduit rapidement à l'extinction.

Ce que cet article apporte au débat

Les animaux introduits augmentent la probabilité de transmettre des maladies aux sauvages. Le contact avec l'être humain lors de la campagne augmente aussi la probabilité de transmission. Les populations d'élevage sont très peu résistantes aux maladies. Cependant, les petites populations sont naturellement plus vulnérables (petite diversité génétique), de fait une espèce en voie d'extinction est très vulnérable, et le risque d'extinction augmente lui aussi. Il est donc primordial de savoir lequel des deux risques est le plus élevé. Enfin, on peut s'attendre à observer une vigueur hybride lors de la confrontation des deux populations qui favorise la résistance aux maladies.

Figure
Légende :

Ballou 1993

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : Assessing the risks of infectious diseases in captive breeding and reintroduction programs