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Les dinosaures à plumes existent-ils? Examen de l'hypothèse à partir de preuves paléontologiques et néontologiques
Les dinosaures à plumes existent-ils? Examen de l'hypothèse à partir de preuves paléontologiques et néontologiques
Introduction à l'article
La découverte de structures tégumentaires assimilées à des proto-plumes sur des fossiles de droméosaures issus de Chine (Xu et al. 2001, Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) a ré-ouvert un débat très controversé dans le monde de la paléobiologie : l'origine des oiseaux et celle de la plume. Les auteurs vont donner un avis très tranché sur la question. Dans un premier temps, par un argumentaire scientifique documenté et au travers d'une étude histologique menée sur des reptiles contemporains, les auteurs soutiennent la théorie de Lingham-Soliar (2003) selon lequel les proto-plumes ne sont que des artefact de structures collagéniques fossilisées. Puis dans une seconde partie, les auteurs remettent en cause le lien phylogénétique établi entre les théropodes et les oiseaux (i.e les oiseaux sont les descendants des dinosaures théropodes) par l'étude comparative du critère morphologique ayant déterminé ce lien : les structures digitales.
La découverte de structures tégumentaires assimilées à des proto-plumes sur des fossiles de droméosaures issus de Chine (Xu et al. 2001, Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) a ré-ouvert un débat très controversé dans le monde de la paléobiologie : l'origine des oiseaux et celle de la plume. Les auteurs vont donner un avis très tranché sur la question. Dans un premier temps, par un argumentaire scientifique documenté et au travers d'une étude histologique menée sur des reptiles contemporains, les auteurs soutiennent la théorie de Lingham-Soliar (2003) selon lequel les proto-plumes ne sont que des artefact de structures collagéniques fossilisées. Puis dans une seconde partie, les auteurs remettent en cause le lien phylogénétique établi entre les théropodes et les oiseaux (i.e les oiseaux sont les descendants des dinosaures théropodes) par l'étude comparative du critère morphologique ayant déterminé ce lien : les structures digitales.
Expériences de l'article
Première partie: étude néontologique
Descritpitions des structures collagéniques tégumentaires cutanée de 5 reptiles contemporains, majoritairement terrestre: Macrelaps microlepidotus, Python molurus bivittatus, Agama atricollis, Caretta caretta, Crocodilus niloticus et Basiliscus plumifrons. L'étude est réalisée par l'analyse de coupes histologiques réalisées en plusieurs angles.
Les auteurs proposent ensuite une nouvelle interprétation des clichés des "proto-plumes" retrouvés sur les droméosaures fossilisés du Lioning.
Deuxième partie: revue bibliographique.
Première partie: étude néontologique
Descritpitions des structures collagéniques tégumentaires cutanée de 5 reptiles contemporains, majoritairement terrestre: Macrelaps microlepidotus, Python molurus bivittatus, Agama atricollis, Caretta caretta, Crocodilus niloticus et Basiliscus plumifrons. L'étude est réalisée par l'analyse de coupes histologiques réalisées en plusieurs angles.
Les auteurs proposent ensuite une nouvelle interprétation des clichés des "proto-plumes" retrouvés sur les droméosaures fossilisés du Lioning.
Deuxième partie: revue bibliographique.
Résultats de l'article
L'architecture des structures de collagène décrites chez les reptiles sont similaires à celles des dauphins. Malgré le caractère ubiquitaire du collagène dans le règne animal, sa conservation post mortem dépend de nombreux facteurs: il peut donc prendre des formes variées, parfois aberrantes une fois fossilisé. Les auteurs soutiennent donc l'hypothèse émise par Lingham-Soliar (2003) : les structures tégumentaires décrites sur les spécimens de droméosaure sont des artefact de collagène, pas des proto-plumes.
Les auteurs remettent en cause les analyses cladistiques actuelles (selon eux trop restrictives) où les oiseaux sont inclus dans le clade des théropodes. L'homologie des structures digitales sur laquelle elle repose est erronée et rend le positionnement actuel des oiseaux par rapport aux droméosaures douteux. Donc retrouver des proto-plumes sur des droméosaures ne permet pas d'affirmer que la plume est apparue indépendamment des oiseaux.
L'architecture des structures de collagène décrites chez les reptiles sont similaires à celles des dauphins. Malgré le caractère ubiquitaire du collagène dans le règne animal, sa conservation post mortem dépend de nombreux facteurs: il peut donc prendre des formes variées, parfois aberrantes une fois fossilisé. Les auteurs soutiennent donc l'hypothèse émise par Lingham-Soliar (2003) : les structures tégumentaires décrites sur les spécimens de droméosaure sont des artefact de collagène, pas des proto-plumes.
Les auteurs remettent en cause les analyses cladistiques actuelles (selon eux trop restrictives) où les oiseaux sont inclus dans le clade des théropodes. L'homologie des structures digitales sur laquelle elle repose est erronée et rend le positionnement actuel des oiseaux par rapport aux droméosaures douteux. Donc retrouver des proto-plumes sur des droméosaures ne permet pas d'affirmer que la plume est apparue indépendamment des oiseaux.
Ce que cet article apporte au débat
Article se positionne de manière très tranchée : les dinosaures à plumes n'existent pas, la plume est caractéristique des oiseaux.
Article se positionne de manière très tranchée : les dinosaures à plumes n'existent pas, la plume est caractéristique des oiseaux.
Remarques sur l'article
Il est dommage que les auteurs n'aient pas tenté de fossiliser des plumes contemporaines (duvet et pennées) afin de les comparer aux structures tégumentaires des droméosaures et au collagène fossilisé décrit par Lingham-Soliar.
Il est dommage que les auteurs n'aient pas tenté de fossiliser des plumes contemporaines (duvet et pennées) afin de les comparer aux structures tégumentaires des droméosaures et au collagène fossilisé décrit par Lingham-Soliar.
Titre de l'article
Les dinosaures à plumes existent-ils? Examen de l'hypothèse à partir de preuves paléontologiques et néontologiques
Les dinosaures à plumes existent-ils? Examen de l'hypothèse à partir de preuves paléontologiques et néontologiques
Introduction à l'article
La découverte de structures tégumentaires assimilées à des proto-plumes sur des fossiles de droméosaures issus de Chine (Xu et al. 2001, Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) a ré-ouvert un débat très controversé dans le monde de la paléobiologie : l'origine des oiseaux et celle de la plume. Les auteurs vont donner un avis très tranché sur la question. Dans un premier temps, par un argumentaire scientifique documenté et au travers d'une étude histologique menée sur des reptiles contemporains, les auteurs soutiennent la théorie de Lingham-Soliar (2003) selon lequel les proto-plumes ne sont que des artefact de structures collagéniques fossilisées. Puis dans une seconde partie, les auteurs remettent en cause le lien phylogénétique établi entre les théropodes et les oiseaux (i.e les oiseaux sont les descendants des dinosaures théropodes) par l'étude comparative du critère morphologique ayant déterminé ce lien : les structures digitales.
La découverte de structures tégumentaires assimilées à des proto-plumes sur des fossiles de droméosaures issus de Chine (Xu et al. 2001, Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) a ré-ouvert un débat très controversé dans le monde de la paléobiologie : l'origine des oiseaux et celle de la plume. Les auteurs vont donner un avis très tranché sur la question. Dans un premier temps, par un argumentaire scientifique documenté et au travers d'une étude histologique menée sur des reptiles contemporains, les auteurs soutiennent la théorie de Lingham-Soliar (2003) selon lequel les proto-plumes ne sont que des artefact de structures collagéniques fossilisées. Puis dans une seconde partie, les auteurs remettent en cause le lien phylogénétique établi entre les théropodes et les oiseaux (i.e les oiseaux sont les descendants des dinosaures théropodes) par l'étude comparative du critère morphologique ayant déterminé ce lien : les structures digitales.
Expériences de l'article
Première partie: étude néontologique
Descritpitions des structures collagéniques tégumentaires cutanée de 5 reptiles contemporains, majoritairement terrestre: Macrelaps microlepidotus, Python molurus bivittatus, Agama atricollis, Caretta caretta, Crocodilus niloticus et Basiliscus plumifrons. L'étude est réalisée par l'analyse de coupes histologiques réalisées en plusieurs angles.
Les auteurs proposent ensuite une nouvelle interprétation des clichés des "proto-plumes" retrouvés sur les droméosaures fossilisés du Lioning.
Deuxième partie: revue bibliographique.
Première partie: étude néontologique
Descritpitions des structures collagéniques tégumentaires cutanée de 5 reptiles contemporains, majoritairement terrestre: Macrelaps microlepidotus, Python molurus bivittatus, Agama atricollis, Caretta caretta, Crocodilus niloticus et Basiliscus plumifrons. L'étude est réalisée par l'analyse de coupes histologiques réalisées en plusieurs angles.
Les auteurs proposent ensuite une nouvelle interprétation des clichés des "proto-plumes" retrouvés sur les droméosaures fossilisés du Lioning.
Deuxième partie: revue bibliographique.
Résultats de l'article
L'architecture des structures de collagène décrites chez les reptiles sont similaires à celles des dauphins. Malgré le caractère ubiquitaire du collagène dans le règne animal, sa conservation post mortem dépend de nombreux facteurs: il peut donc prendre des formes variées, parfois aberrantes une fois fossilisé. Les auteurs soutiennent donc l'hypothèse émise par Lingham-Soliar (2003) : les structures tégumentaires décrites sur les spécimens de droméosaure sont des artefact de collagène, pas des proto-plumes.
Les auteurs remettent en cause les analyses cladistiques actuelles (selon eux trop restrictives) où les oiseaux sont inclus dans le clade des théropodes. L'homologie des structures digitales sur laquelle elle repose est erronée et rend le positionnement actuel des oiseaux par rapport aux droméosaures douteux. Donc retrouver des proto-plumes sur des droméosaures ne permet pas d'affirmer que la plume est apparue indépendamment des oiseaux.
L'architecture des structures de collagène décrites chez les reptiles sont similaires à celles des dauphins. Malgré le caractère ubiquitaire du collagène dans le règne animal, sa conservation post mortem dépend de nombreux facteurs: il peut donc prendre des formes variées, parfois aberrantes une fois fossilisé. Les auteurs soutiennent donc l'hypothèse émise par Lingham-Soliar (2003) : les structures tégumentaires décrites sur les spécimens de droméosaure sont des artefact de collagène, pas des proto-plumes.
Les auteurs remettent en cause les analyses cladistiques actuelles (selon eux trop restrictives) où les oiseaux sont inclus dans le clade des théropodes. L'homologie des structures digitales sur laquelle elle repose est erronée et rend le positionnement actuel des oiseaux par rapport aux droméosaures douteux. Donc retrouver des proto-plumes sur des droméosaures ne permet pas d'affirmer que la plume est apparue indépendamment des oiseaux.
Ce que cet article apporte au débat
Article se positionne de manière très tranchée : les dinosaures à plumes n'existent pas, la plume est caractéristique des oiseaux.
Article se positionne de manière très tranchée : les dinosaures à plumes n'existent pas, la plume est caractéristique des oiseaux.
Remarques sur l'article
Il est dommage que les auteurs n'aient pas tenté de fossiliser des plumes contemporaines (duvet et pennées) afin de les comparer aux structures tégumentaires des droméosaures et au collagène fossilisé décrit par Lingham-Soliar.
Il est dommage que les auteurs n'aient pas tenté de fossiliser des plumes contemporaines (duvet et pennées) afin de les comparer aux structures tégumentaires des droméosaures et au collagène fossilisé décrit par Lingham-Soliar.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.