There may be conditions under which trophy hunting can contribute to the conservation of wildlife, but there are cases where its sustainability has been questioned. Several studies have shown that humans place value on rarity, and this may fuel the exploitation of rare species and increase their risk of extinction – a process termed the anthropogenic Allee effect. Previous studies have shown that some rarer species may command higher trophy prices than do broadly similar but less rare ones. Increase in rarity (as measured by International Union for the Conservation of Nature (IUCN) status)) has also been linked to increases in demand as reflected in the volume ofrecorded trophy hunts. We hypothesized that change in rarity, as measured by change in IUCN status between 2004 and 2010, would have an effect on price ifincreased demand resulted from the change. Change in rarity was an important predictor of changes in price between 2004 and 2010. Bovids that became more threatened had larger increases in trophy prices than those that did not. Whether this has positive or negative implications for conser- vation may depend on how well managed the trophy quota setting systems are.
Titre de l'article
Changer le statut IUCN des bovidés africains affecte t-il la demande ?
Changer le statut IUCN des bovidés africains affecte t-il la demande ?
Introduction à l'article
La chasse excessive est devenu un conducteur majeur d'extinction. La chasse aux trophées est actuellement pratiquée dans 23 pays africains, par environ 18 500 touristes par an qui, ensemble, génèrent plus de 200 millions de dollars de revenus à l'Afrique. Il y a eu des cas où une chasse au trophée bien gérée a contribué à la conservation d'une espèce menacée. Mais il y a parfois eu des inquiétudes quant à la durabilité de certaines chasses aux trophées. Comme l'Homme aime la rareté, l'augmentation de la valeur avec la baisse de la disponibilité l'emporte sur l'augmentation du coût d'exploitation, il peut être économique d'exploiter une espèce jusqu'à l'extinction, un processus appelé effet anthropique Allee. Une analyse des changements dans le nombre de chasses aux trophées enregistrées par la CITES chez les félidés a révélé que le nombre de chasses augmentait après la détérioration du statut, preuve de la désirabilité accrue des trophées plus rares.
La chasse excessive est devenu un conducteur majeur d'extinction. La chasse aux trophées est actuellement pratiquée dans 23 pays africains, par environ 18 500 touristes par an qui, ensemble, génèrent plus de 200 millions de dollars de revenus à l'Afrique. Il y a eu des cas où une chasse au trophée bien gérée a contribué à la conservation d'une espèce menacée. Mais il y a parfois eu des inquiétudes quant à la durabilité de certaines chasses aux trophées. Comme l'Homme aime la rareté, l'augmentation de la valeur avec la baisse de la disponibilité l'emporte sur l'augmentation du coût d'exploitation, il peut être économique d'exploiter une espèce jusqu'à l'extinction, un processus appelé effet anthropique Allee. Une analyse des changements dans le nombre de chasses aux trophées enregistrées par la CITES chez les félidés a révélé que le nombre de chasses augmentait après la détérioration du statut, preuve de la désirabilité accrue des trophées plus rares.
Expériences de l'article
Les auteurs ont cherché à savoir si des changements de statut comparables chez les bovidés africains entraînaient des augmentations du prix de leurs trophées, suggérant que les opérateurs réagissaient à une demande accrue.
Ils ont rassemblé les prix des trophées depuis 2004 dans différents pays à partir d'opérateurs différents. Tous les prix ont été comparé à ceux de 2004. Pour évaluer la rareté, ils se sont servi des classement de l'IUCN. Ils n'ont pas ajusté les prix en fonction de l'inflation, car ils s'intéressaient aux variations relatives des prix. Pour comparer, ils ont utilisé le logiciel R
Les auteurs ont cherché à savoir si des changements de statut comparables chez les bovidés africains entraînaient des augmentations du prix de leurs trophées, suggérant que les opérateurs réagissaient à une demande accrue.
Ils ont rassemblé les prix des trophées depuis 2004 dans différents pays à partir d'opérateurs différents. Tous les prix ont été comparé à ceux de 2004. Pour évaluer la rareté, ils se sont servi des classement de l'IUCN. Ils n'ont pas ajusté les prix en fonction de l'inflation, car ils s'intéressaient aux variations relatives des prix. Pour comparer, ils ont utilisé le logiciel R
Résultats de l'article
Les prix des trophées des espèces de bovidés dont le statut UICN s'est détérioré ont augmenté davantage que ceux des espèces dont le statut s'est amélioré ou n'a pas changé. Des travaux antérieurs ont montré que plusieurs facteurs, dont le pays d'origine, la taille, la rareté et le "charme", déterminent le prix du trophée pour chaque espèce. Bien que nous ayons montré que la détérioration du statut de l'UICN est corrélée à des augmentations relatives des prix des trophées de bovidés, nous n'avons pas montré qu'elle a provoqué le changement de prix. La demande pour l'espèce en question peut avoir augmentée pour une raison indépendante (comme un changement de mode) à celle qui a conduit à la détérioration du statut (conversion de l'habitat ou braconnage illégal). La Liste rouge de l'UICN n'énumère pas la chasse aux trophées comme une menace majeure pour les espèces étudiées, donc les auteurs avancent que la chasse aux trophées est peu susceptible d'avoir causé une détérioration de l'état.
Les prix des trophées des espèces de bovidés dont le statut UICN s'est détérioré ont augmenté davantage que ceux des espèces dont le statut s'est amélioré ou n'a pas changé. Des travaux antérieurs ont montré que plusieurs facteurs, dont le pays d'origine, la taille, la rareté et le "charme", déterminent le prix du trophée pour chaque espèce. Bien que nous ayons montré que la détérioration du statut de l'UICN est corrélée à des augmentations relatives des prix des trophées de bovidés, nous n'avons pas montré qu'elle a provoqué le changement de prix. La demande pour l'espèce en question peut avoir augmentée pour une raison indépendante (comme un changement de mode) à celle qui a conduit à la détérioration du statut (conversion de l'habitat ou braconnage illégal). La Liste rouge de l'UICN n'énumère pas la chasse aux trophées comme une menace majeure pour les espèces étudiées, donc les auteurs avancent que la chasse aux trophées est peu susceptible d'avoir causé une détérioration de l'état.
Ce que cet article apporte au débat
Très bien pour montrer l'effet négatif d'un statut de conservation et peut être mit en lien avec l'article "On the use of the IUCN Red List index to evaluate the impact of conservation organization" dont la synthèse a déjà été faite dans cette controverse.
Très bien pour montrer l'effet négatif d'un statut de conservation et peut être mit en lien avec l'article "On the use of the IUCN Red List index to evaluate the impact of conservation organization" dont la synthèse a déjà été faite dans cette controverse.
Remarques sur l'article
La petite remarque que je me suis faite c'est qu'il y a bel et bien une augmentation des prix lorsqu'il y a une dégradation du statut mais en réalité je ne pense pas que c'est le changement de statut IUCN qui provoque une augmentation des prix mais plutôt le fait que les chasseurs voient une diminution de la population et donc la rareté fait flamber les prix. Du coup je ne sais pas si on peut réellement dire que c'est le changement de statut qui provoque une augmentation des prix et donc une augmentation de la chasse d'une espèce en particulier.
La petite remarque que je me suis faite c'est qu'il y a bel et bien une augmentation des prix lorsqu'il y a une dégradation du statut mais en réalité je ne pense pas que c'est le changement de statut IUCN qui provoque une augmentation des prix mais plutôt le fait que les chasseurs voient une diminution de la population et donc la rareté fait flamber les prix. Du coup je ne sais pas si on peut réellement dire que c'est le changement de statut qui provoque une augmentation des prix et donc une augmentation de la chasse d'une espèce en particulier.
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