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La dichotomie entre espèces indigènes et étrangères dans la conservation est en déclin, et pourrait devenir contre-productive. Selon les partisans de la préservation de la biodiversité, les espèces introduites représentent une menace d'extinction et mettent en péril les services écologiques. Des analyses récentes suggèrent que les espèces non natives ne représentent pas la menace majeure d’extinction pour la plupart des espèces et pour la plupart des environnements. Les pathogènes et les prédateurs sur les îles et les lacs constituent la principale exception. Au contraire l’introduction d’espèces non-natives a presque toujours fait augmenter le nombre d’espèces dans une région.
La dichotomie entre espèces indigènes et étrangères dans la conservation est en déclin, et pourrait devenir contre-productive. Selon les partisans de la préservation de la biodiversité, les espèces introduites représentent une menace d'extinction et mettent en péril les services écologiques. Des analyses récentes suggèrent que les espèces non natives ne représentent pas la menace majeure d’extinction pour la plupart des espèces et pour la plupart des environnements. Les pathogènes et les prédateurs sur les îles et les lacs constituent la principale exception. Au contraire l’introduction d’espèces non-natives a presque toujours fait augmenter le nombre d’espèces dans une région.
Ce que cet article apporte au débat
Les méthodes de gestion d’aujourd’hui doivent reconnaître que les systèmes naturels du passé changent continuellement et irrémédiablement à cause de facteurs comme le réchauffement climatique, l’eutrophisation de l’azote, l'urbanisation accrue ou bien les changements d'utilisation du sol. Ainsi, nous devons accepter le fait qu’il y ait de nouveaux écosystèmes et nous devons incorporer les espèces non-natives aux plans de gestion plutôt que d’essayer à tout prix de les éliminer. Les décisions politiques et de gestion doivent prendre en compte des aspects positifs de ces espèces. Selon les auteurs de cet article, nous devons prioritairement savoir si les espèces produisent des avantages ou des dommages à la biodiversité, la santé humaine ou aux services écosystémiques. Enfin, les auteurs informent les écologistes qu'il faut se concentrer davantage sur la fonction de ces espèces non-natives dans les écosystèmes et beaucoup moins sur leur origine.
Les méthodes de gestion d’aujourd’hui doivent reconnaître que les systèmes naturels du passé changent continuellement et irrémédiablement à cause de facteurs comme le réchauffement climatique, l’eutrophisation de l’azote, l'urbanisation accrue ou bien les changements d'utilisation du sol. Ainsi, nous devons accepter le fait qu’il y ait de nouveaux écosystèmes et nous devons incorporer les espèces non-natives aux plans de gestion plutôt que d’essayer à tout prix de les éliminer. Les décisions politiques et de gestion doivent prendre en compte des aspects positifs de ces espèces. Selon les auteurs de cet article, nous devons prioritairement savoir si les espèces produisent des avantages ou des dommages à la biodiversité, la santé humaine ou aux services écosystémiques. Enfin, les auteurs informent les écologistes qu'il faut se concentrer davantage sur la fonction de ces espèces non-natives dans les écosystèmes et beaucoup moins sur leur origine.
Mark A. Davis, Matthew K. Chew, Richard J. Hobbs, Ariel E. Lugo, John J. Ewel, Geerat J. Vermeij, James H. Brown, Michael L. Rosenzweig, Mark R. Gardener, Scott P. Carroll, Ken Thompson, Steward T. A. Pickett, Juliet C. Stromberg, Peter Del Tredici, Katharine N. Suding, Joan G. Ehrenfeld, J. Philip Grime, Joseph Mascaro, John C. Briggs
Année de publication
2011
Journal
Nature
Abstract (dans sa langue originale)
Conservationists should assess organisms on environmental impact rather than on whether they are natives, argue Mark Davis and 18 other ecologists.
Titre de l'article
Ne jugez pas les espèces sur leur origine
Ne jugez pas les espèces sur leur origine
Introduction à l'article
La dichotomie entre espèces indigènes et étrangères dans la conservation est en déclin, et pourrait devenir contre-productive. Selon les partisans de la préservation de la biodiversité, les espèces introduites représentent une menace d'extinction et mettent en péril les services écologiques. Des analyses récentes suggèrent que les espèces non natives ne représentent pas la menace majeure d’extinction pour la plupart des espèces et pour la plupart des environnements. Les pathogènes et les prédateurs sur les îles et les lacs constituent la principale exception. Au contraire l’introduction d’espèces non-natives a presque toujours fait augmenter le nombre d’espèces dans une région.
La dichotomie entre espèces indigènes et étrangères dans la conservation est en déclin, et pourrait devenir contre-productive. Selon les partisans de la préservation de la biodiversité, les espèces introduites représentent une menace d'extinction et mettent en péril les services écologiques. Des analyses récentes suggèrent que les espèces non natives ne représentent pas la menace majeure d’extinction pour la plupart des espèces et pour la plupart des environnements. Les pathogènes et les prédateurs sur les îles et les lacs constituent la principale exception. Au contraire l’introduction d’espèces non-natives a presque toujours fait augmenter le nombre d’espèces dans une région.
Ce que cet article apporte au débat
Les méthodes de gestion d’aujourd’hui doivent reconnaître que les systèmes naturels du passé changent continuellement et irrémédiablement à cause de facteurs comme le réchauffement climatique, l’eutrophisation de l’azote, l'urbanisation accrue ou bien les changements d'utilisation du sol. Ainsi, nous devons accepter le fait qu’il y ait de nouveaux écosystèmes et nous devons incorporer les espèces non-natives aux plans de gestion plutôt que d’essayer à tout prix de les éliminer. Les décisions politiques et de gestion doivent prendre en compte des aspects positifs de ces espèces. Selon les auteurs de cet article, nous devons prioritairement savoir si les espèces produisent des avantages ou des dommages à la biodiversité, la santé humaine ou aux services écosystémiques. Enfin, les auteurs informent les écologistes qu'il faut se concentrer davantage sur la fonction de ces espèces non-natives dans les écosystèmes et beaucoup moins sur leur origine.
Les méthodes de gestion d’aujourd’hui doivent reconnaître que les systèmes naturels du passé changent continuellement et irrémédiablement à cause de facteurs comme le réchauffement climatique, l’eutrophisation de l’azote, l'urbanisation accrue ou bien les changements d'utilisation du sol. Ainsi, nous devons accepter le fait qu’il y ait de nouveaux écosystèmes et nous devons incorporer les espèces non-natives aux plans de gestion plutôt que d’essayer à tout prix de les éliminer. Les décisions politiques et de gestion doivent prendre en compte des aspects positifs de ces espèces. Selon les auteurs de cet article, nous devons prioritairement savoir si les espèces produisent des avantages ou des dommages à la biodiversité, la santé humaine ou aux services écosystémiques. Enfin, les auteurs informent les écologistes qu'il faut se concentrer davantage sur la fonction de ces espèces non-natives dans les écosystèmes et beaucoup moins sur leur origine.
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