ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Titre de l'article

Les dendroctones du fumier augmentent les flux de gaz à effet de serre provenant du fumier dans une prairie tempérée du Nord

Introduction à l'article

La faune du sol a un rôle essentiel dans plusieurs services écosystémiques tel que l'accélération de la décomposition des matières organiques et du cycle des nutriments. Cette décomposition produit des gaz à effet de serre (CO2) mais également en condition aérobie du NH4 +, NO3 -, et SO4 2- qui sont transformés en N2O par les microorganismes, et en anaérobie, des acides organiques pareillement transformés en CO2 et CH4. Le rôle des coléoptères dans la production ou la consommation de certains GES est très controversé.

Expériences de l'article
  • Construction sur un terrain (localisation aléatoire) de 24 mésocosmes (3/passerelles) avec comme conditions : fumier libre, fumier couvert (empêche colonisation des dendroctones), sans fumier. Mesure des émissions de GES en début de saison (juin- Aout) et fin de saison (juillet-septembre) : Prélèvement de gaz à 0, 10, 20 et 30 min, et à J0, 1, 2, 3, 7, 10, 14, 14, 21, 28 et 56 jours après le placement de la patte d'excrément. Les concentrations de CO2, de CH4 et de N2O sont déterminées simultanément par chromatographie en phase gazeuse (CG) sur un chromatographe en phase gazeuse automatisé Varian 450 GC.
  • Suivi de la dynamique de la colonisation par les dendroctones, du pourcentage d'humidité
  • Prélèvement de carottes de sol sous chaque échantillon de fumier : mesure C organique, N (Analyseur de liquide Shimadzu 5200), NO3 et NH4+ (injection de débit) du sol. Analyse statistique : ANOVA
Résultats de l'article
  • Le pourcentage d'humidité du fumier est en corrélation avec la température et les précipitations
  • Le pourcentage d'humidité du fumier libre est inférieur au pourcentage d'humidité du fumier couvert
  • Le nombre de coléoptères dans le fumier est supérieur dans les premiers jours et diminue au fur et à mesure jusqu'à ce que les coléoptères ne deviennent absents
  • Flux de CO2 plus important (au file du temps) dans le fumier libre que dans le témoin et le fumier couvert (similaires)
  • Flux de N2O est augmenté par les coléoptère dans les jours 3 et 7
  • L'activité du dendroctone a augmenté le flux de CH4 de 0,2 mg C d-1m-2
Rigueur de l'article

Points positifs renforçant la rigueur de l'article :

  • Emplacement des mésocosmes sur des passerelles aléatoires
  • Bouvillons nourris de la même façon entre les 2 réplicats (2014 et 2015)
Ce que cet article apporte au débat

Cette expérience montre que les dendroctones augmentent le flux de C02 de 0,2 g C d−1 m−2 (moins que ce qu'ils avaient déjà montré mais il y avait moins de colonisation qu'avant)
L'augmentation du flux de N2O coïncide avec l'abondance des dendroctones ainsi que le pourcentage d'humidité.
Augmentation du flux de CH4 quand les coléoptères arrivent dans le fumier, corrélation avec remonté de CH4 du sol libéré par les galeries.

Remarques sur l'article

Article plutôt complexe pour quelqu'un qui ne s'y connait pas dans ce domaine comme moi

Publiée il y a plus de 6 ans par G. Lextrait et A. Duhamet.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Dung Beetles Increase Greenhouse Gas Fluxes from Dung Pats in a North Temperate Grassland
  • 1
  • Auteurs
    Kenneth S. Evans, Martha Mamo,* Ana Wingeyer, Walter H. Schacht, Kent M. Eskridge, Jeff Bradshaw, and Daniel Ginting
  • Année de publication
    2019
  • Journal
    Journal of Environmental Quality
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Soil fauna plays a critical role in various ecosystem processes, but empirical data measuring its impact on greenhouse gas (GHG) emissions from rangelands are limited. We quantified the effects of dung beetles on in situ CO, CH, and NO emissions from simulated cattle dung deposits. Soil in meadows of the semiarid Nebraska Sandhills was treated with three treatments (dung pats with exposure and without exposure to dung beetles, and a no dung control). A closed-chamber method was used to measure GHG fluxes at 0, 1, 2, 3, 7, 10, 14, 21, 28, and 56 d after dung placement in the early season (June-August) and late season (July-September) in 2014 and 2015. The greatest dung beetle abundance was 6 ± 2 beetles per quarter pat on Day 7; the abundance decreased to <2 ± 0.6 on Day 14 and 28 and zero on Day 56. Dung beetles increased fluxes of CO by 0.2 g C d m, NO by 0.4 mg N d m (only in late season 2015), and CH by 0.2 mg C d m. These increases were due to beetle-made macropores that facilitated gas transport in wet dung (initial moisture = 4.6 g g on a dry-weight basis) within 7 d after dung placement. Seasonal environmental differences resulted in greater CO, NO, and CH fluxes in the early season than in the late season. This study concluded that dung beetles increased GHG fluxes from early- and late-season dung deposits on meadows of the semiarid Nebraska Sandhills.

  • Identifiant unique
    doi:10.2134/jeq2018.03.0111
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Les organismes du sol contribuent ils aux émissions de gaz à effet de serre ?
  • Comment les contributeurs jugent la qualité scientifique de cette référence :

    0
    0
    0
    0
    0
  • Les organismes du sol contribuent ils aux émissions de gaz à effet de serre ? Emissions ges ou Séquestration ges
    1
    0
    0
    0
    0