The interpretation of genetic evidence regarding modern human origins depends, among other things, on assessments of the structure and the variation of ancient populations. Because we lack genetic data from the time when the first anatomically modern humans appeared, between 200,000 and 60,000 years ago, instead we exploit the phenotype of neurocranial geometry to compare the variation in early modern human fossils with that in other groups of fossil Homo and recent modern humans. Variation is assessed as the mean-squared Procrustes distance from the group average shape in a representation based on several hundred neurocranial landmarks and semilandmarks. We find that the early modern group has more shape variation than any other group in our sample, which covers 1.8 million years, and that they are morphologically similar to recent modern humans of diverse geographically dispersed populations but not to archaic groups. Of the currently competing models of modern human origins, some are inconsistent with these findings. Rather than a single out-of-Africa dispersal scenario, we suggest that early modern humans were already divided into different populations in Pleistocene Africa, after which there followed a complex migration pattern. Our conclusions bear implications for the inference of ancient human demography from genetic models and emphasize the importance of focusing research on those early modern humans, in particular, in Africa.
Titre de l'article
La diversité des Hommes modernes suggère une structure de populations subdivisée et un scénario complexe de sortie d'Afrique.
La diversité des Hommes modernes suggère une structure de populations subdivisée et un scénario complexe de sortie d'Afrique.
Introduction à l'article
Le débat actuel de l'origine de l'Homme moderne s'articule autours de deux modèles extrêmes :
Aussi, d'autres explications combinent ceux-ci, comme le modèle d'assimilation par exemple. Ce dernier modèle tente de concilier les discordances entre les registres fossiles, archéologiques et génétiques.
D'après les auteurs, les inférences permettant de reconstruire la récente expansion des Hommes modernes sont peu fiables. En effet, elles reposent sur des suppositions de taille de populations pour lesquelles aucun consensus n'est pour le moment établi.
Cet article propose d'étudier la diversité morphologique de l'Homme moderne en relation avec celle des formes archaïques de Homo.
Leur approche se base sur les données tirées du registre fossile. Elle consiste à comparer des repères anatomiques géométriquement homologues de neurocrânes modernes et fossiles.
Le débat actuel de l'origine de l'Homme moderne s'articule autours de deux modèles extrêmes :
Aussi, d'autres explications combinent ceux-ci, comme le modèle d'assimilation par exemple. Ce dernier modèle tente de concilier les discordances entre les registres fossiles, archéologiques et génétiques.
D'après les auteurs, les inférences permettant de reconstruire la récente expansion des Hommes modernes sont peu fiables. En effet, elles reposent sur des suppositions de taille de populations pour lesquelles aucun consensus n'est pour le moment établi.
Cet article propose d'étudier la diversité morphologique de l'Homme moderne en relation avec celle des formes archaïques de Homo.
Leur approche se base sur les données tirées du registre fossile. Elle consiste à comparer des repères anatomiques géométriquement homologues de neurocrânes modernes et fossiles.
Expériences de l'article
Données :
-Près de 500 repères géométriquement homologues.
-200 neurocrânes
Les patrons de variabilité ont été mis en évidence par analyse de composantes principales (ACP). Les scores des différents spécimens sur les composantes principales permettent d'estimer les plus proches voisins en terme de forme du neurocrâne. Chaque spécimen est ainsi connecté à son plus proche voisin (voir figure).
Données :
-Près de 500 repères géométriquement homologues.
-200 neurocrânes
Les patrons de variabilité ont été mis en évidence par analyse de composantes principales (ACP). Les scores des différents spécimens sur les composantes principales permettent d'estimer les plus proches voisins en terme de forme du neurocrâne. Chaque spécimen est ainsi connecté à son plus proche voisin (voir figure).
Résultats de l'article
Les résultats principaux sont résumés dans la figure. Le regroupement le plus étroit est celui des Néandertaliens et celui du groupe des Hommes archaïques. La plus grande variabilité correspond aux premiers Homme modernes et aux Hommes modernes récents. Ce résultat est contre-intuitif : en effet, les Hommes archaïques couvraient une large distribution géographique et temporelle, et on aurait pu s'attendre à ce que leur anatomie soit plus variable que ce que l'on constate.
Plus important : la variabilité des formes des premiers Hommes modernes est la plus élevée parmi tous les groupes testés parmi un échantillon de spécimens du genre Homo compris dans un intervalle de 1.8 millions d'années. Cette grande hétérogénéité des premiers Hommes modernes est interprétée comme le résultat de populations temporellement isolées (i.e plusieurs sous-populations isolées en Afrique)
Les résultats principaux sont résumés dans la figure. Le regroupement le plus étroit est celui des Néandertaliens et celui du groupe des Hommes archaïques. La plus grande variabilité correspond aux premiers Homme modernes et aux Hommes modernes récents. Ce résultat est contre-intuitif : en effet, les Hommes archaïques couvraient une large distribution géographique et temporelle, et on aurait pu s'attendre à ce que leur anatomie soit plus variable que ce que l'on constate.
Plus important : la variabilité des formes des premiers Hommes modernes est la plus élevée parmi tous les groupes testés parmi un échantillon de spécimens du genre Homo compris dans un intervalle de 1.8 millions d'années. Cette grande hétérogénéité des premiers Hommes modernes est interprétée comme le résultat de populations temporellement isolées (i.e plusieurs sous-populations isolées en Afrique)
Ce que cet article apporte au débat
Cet article renforce les doutes relatifs à l'hypothèse d'une unique dispersion du type sortie d'Afrique proposée par d'autres auteurs. En effet, la grande hétérogénéité des premiers Hommes modernes est interprétée comme le résultat de populations africaines isolées. En fait, cette étude ne permet pas de plaider pour un et un seul modèle de dispersion. Même s'il semble nous donner un scénario peu clair, il permet cependant de privilégier des modèles considérant des structures de populations plus complexes ce qui réfute la simple sortie d'Afrique classique.
Cet article renforce les doutes relatifs à l'hypothèse d'une unique dispersion du type sortie d'Afrique proposée par d'autres auteurs. En effet, la grande hétérogénéité des premiers Hommes modernes est interprétée comme le résultat de populations africaines isolées. En fait, cette étude ne permet pas de plaider pour un et un seul modèle de dispersion. Même s'il semble nous donner un scénario peu clair, il permet cependant de privilégier des modèles considérant des structures de populations plus complexes ce qui réfute la simple sortie d'Afrique classique.
Figure
Hommes modernes et formes archaïques dans l'espace des formes (en haut).
Les hommes récents sont en brun clair, les fossiles datant de la fin du Pléistocène en bleu, les premiers Hommes modernes en rouge, et les Homo archaïques en orange. Deux informations importantes sont apportées par le graphique :
Hommes modernes et formes archaïques dans l'espace des formes (en haut).
Les hommes récents sont en brun clair, les fossiles datant de la fin du Pléistocène en bleu, les premiers Hommes modernes en rouge, et les Homo archaïques en orange. Deux informations importantes sont apportées par le graphique :
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