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Titre de la review

Effets écologiques de l'éclairage artificiel nocturne sur des plantes sauvages.

Résumé de la review

Les plantes sont capables de détecter la lumière et ses changements. Un grand nombre de leurs fonctions vitales et les changements dans leur cycle de vie ( débourrage, reproduction, germination...) en dépendent.

Les zones urbaines ne sont pas les seules touchées par la pollution lumineuse. En effet, les écosystèmes proches de routes par exemple, se confrontent aux éclairages artificiels nocturnes (ALAN) tout comme les milieux plus urbains. Que ce soit par les autres éclairages fixes, mais également les phares des voitures passantes. Les phares des voitures ne représentent pas un éclairage constant mais des pics lumineux plus ou moins fréquent au cours de la nuit en fonction de la fréquentation de la route. Lorsque les pics d'intensités lumineuses au passage des voitures sont enregistrés (pour des éclairages à basse pression de sodium), les données sont similaires et mêmes parfois supérieures aux mesures obtenues sous un éclairage fixe public

De plus, l'intensité de la perturbation lumineuse dépend de la proximité entre la plante et la source. De ce fait, les plantes basses comme les graminées reçoivent moins de lumière que les feuilles d'un arbre, très proche de l'ALAN. Pourtant, un grand nombre d'espèces, arbre où herbacée, voient leurs cycles de vie perturbée comme un bourgeonnement / une reproduction tardive ou a l'inverse précoce en fonction de l'espèce. Chez les arbres caducs, la présence d'ALAN peut entrainer une perte de ses feuilles tardives. Cette perte tardive cause des dommages à l'arbre dû au froid. Cette pollution lumineuse a de fréquemment un impact négatif notamment sur les pollinisateurs mais aussi les herbivores et les dispersions zoonotiques des graines. La capacité de récupération suite à un stress est également limitée. En effet, celui-ci a lieu lorsque la plante est au "repos" et n'a donc pas d'activité énergivore telle que la photosynthèse. De ce fait, ce "repos" s'effectuerait durant la nuit, sans présence de lumières. Cependant les ALANs diminuent le temps d'obscurité et limitent alors la récupération. Les espèces sont alors moins tolérantes aux autres stress qui peuvent être présent dans l'environnement.

Rigueur de la review

Le journal qui publie l'article est fiable, les références utilisées semblent pertinentes et aucun conflits d'intérêt ne semble être présent.

Ce que cette review apporte au débat

La revue reprend les bases des liens entre les plantes et la lumière (perception, impacts directs et indirects) et donne une idée de la pression imposée par les différents éclairages artificiels. Elle permet de comparer l'impact en particulier l'impact négatif de la pollution lumineuse en milieu naturel, sur des plantes basses (type graminées) et hautes (type arbre). Un nouvel impact des ALANs abordé ici est l'impossibilité pour la plante, de récupérer à la suite d'un stress, normalement effectué lors du "repos": la nuit. De plus, la mesure de la gamme d'éclairement montre une différence forte entre celle-ci mesuré au niveau de feuilles d'arbre et celle mesurée au sol proche des graminées. Les feuilles d'arbres sont plus proches des sources lumineuses et pourraient en conséquence être plus affecté que les plantes basses. Les phares de voitures présentent des pics lumineux qui peuvent dépasser l'intensité des éclairages fixes, il serait donc intéressant d'étudier leur impact sur la flore.

Publiée il y a plus de 5 ans par C. Sanchez.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Review : Ecological effects of artificial light at night on wild plants
  • 1 1
  • Auteurs
    Jonathan Bennie, Thomas W. Davies, David Cruse, Kevin J. Gaston
  • Année de publication
    2016
  • Journal
    Journal of Ecology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    The effects of artificial light at night on wild plants and natural or semi-natural ecosystems are of potential ecological significance world-wide. However, since the review of potential physiological mechanisms by Briggs (2006), surprisingly little research has been published on the impacts of artificial light in the as an environmental pressure for plants. There is relatively little information available concerning how pervasive are the ecological impacts of artificial light at night, the relative contributions of diffuse, direct, constant or intermittent light sources and how any adverse effects may be mitigated.
    We suggest that plant ecologists should address this gap in knowledge by focusing on four key issues.
    First, the nighttime light environment of plants in urban, suburban and natural ecosystems needs to be better characterized. Plants are exposed to extremely high degrees of heterogeneity in terms of the intensity, spectral power, timing and duration of light to which they are exposed, which complicates our understanding of how widespread ecological effects may be.
    Secondly, our understanding of the physiological effects of light need to be expanded into an understanding of the ecological effects, and we should search for population and community-level impacts as well as impacts at the individual level.
    Thirdly, interactions between direct and indirect effects of artificial light, for example those mediated through herbivores, pollinators, pathogens or competitors, should be explored.
    Fourth, there is a need to put studies of the effects of artificial light into the context of other stressors such as eutrophication, climate change, invasive species, chemical pollution, habitat fragmentation and invasive species. Artificial light will rarely affect wild plants in isolation, and there is a need not only to understand the relative importance of light pollution among other anthropogenic drivers of change, but also to investigate the combined impact of multiple stressors; roadside vegetation, for example, may act as a corridor for the dispersal of non native species (Tyser & Worley 1992) and will be exposed to chemical pollution such as tropospheric ozone in addition to being exposed to artificial light. There is considerable potential for making progress in understanding the impacts of this increasing, but poorly understood environmental pressure.

  • Identifiant unique
    10.1111/1365-2745.12551
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    La pollution lumineuse néfaste pour les plantes ?
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