Ecotourism is becoming very popular, especially in protected areas where
wildlife concentrate and is easier to observe, but the consequences of associated
disturbance have seldom be quantified other than in the short-term, making the
sustainability of this activity untested. We combined a historical, an empirical and an
experimental approach to assess the long-, medium- and short-term consequences of
disturbance to wintering wildfowl (Anatidae) in a wetland of international importance
in the Camargue, Southern France. In the short-term, disturbance made teal
(Anas crecca) move away temporarily from observation blinds without leaving the
waterbody. Wildfowl fed more after disturbance, disrupting their normal resting
activities. In the medium-term, waterbodies with more tourists did not host fewer
birds: conversely the most heavily disturbed one hosted the highest wildfowl density.
In the long term, wildfowl numbers were not related with the number of visitors.
When practiced with appropriate guiding of people, and where appropriate facilities
are provided to limit human disturbance as done here, ecotourism may not affect
wintering wildfowl other than reversibly in the very short term. The legitimate
demand of the public for access, even in fragile protected areas, may therefore be
sustainable under some conditions.
Titre de l'article
Perturbation de l'écotourisme sur la sauvagine dans des aires protégées : approches historiques, empiriques et expérimentales en Camargue, Sud de la France.
Perturbation de l'écotourisme sur la sauvagine dans des aires protégées : approches historiques, empiriques et expérimentales en Camargue, Sud de la France.
Introduction à l'article
Les aires protégées présentent une forte concentration de biodiversité du au fait qu’en dehors de l’écotourisme, aucune activité humaine n’est autorisée. L'écotourisme engendre tout de même des perturbations sur les écosystèmes mais il est généralement considéré comme légitime pour son rôle d’éducateur de l’environnement. Pour cela il requière une gestion particulière qui demande de connaître les conséquences de la présence humaine dans ces zones protégées.
Les conséquences de l’écotourisme ont toujours été estimées, plus rarement quantifiées, sur le court terme mais très peu d’études portent sur le moyen et long terme. Or l’écotourisme est une activité en pleine expansion au niveau mondial qui nécessite d’appréhender ses impacts sur le long terme. Le but de cette étude est de réaliser une vraie quantification des effets du à l’écotourisme à court et long terme sur une aire protégée de référence : le Marais du Vigueirat en Camargue dans le sud de la France.
Les aires protégées présentent une forte concentration de biodiversité du au fait qu’en dehors de l’écotourisme, aucune activité humaine n’est autorisée. L'écotourisme engendre tout de même des perturbations sur les écosystèmes mais il est généralement considéré comme légitime pour son rôle d’éducateur de l’environnement. Pour cela il requière une gestion particulière qui demande de connaître les conséquences de la présence humaine dans ces zones protégées.
Les conséquences de l’écotourisme ont toujours été estimées, plus rarement quantifiées, sur le court terme mais très peu d’études portent sur le moyen et long terme. Or l’écotourisme est une activité en pleine expansion au niveau mondial qui nécessite d’appréhender ses impacts sur le long terme. Le but de cette étude est de réaliser une vraie quantification des effets du à l’écotourisme à court et long terme sur une aire protégée de référence : le Marais du Vigueirat en Camargue dans le sud de la France.
Expériences de l'article
Les expériences ont été réalisés sur 3 plans d’eau du Marais du Vigueirat en Camargue et ils ont identifiés les oiseaux jusqu’à l’espèce.
Un comptage durant 15 ans (durant l'hiver de 1989-2005) des visiteurs, des sauvagines (oiseaux chassés) et des sarcelles seules (les plus sensibles aux perturbations humaines et les plus nombreuses sur le site) a été réalisé. Une ANOVA a permis de mettre en évidence s’il existe des corrélations entre le nombre d’oiseaux et de visiteurs.
Ensuite d’octobre 2004 à mars 2005, la distribution spatiale et le comportement des sauvagines et des sarcelles seules ont été compilé pour un jour par semaine (weekend exclu) pour mettre en évidence par une ANOVA les impacts des visites guidées, qui sont limitées à une par jour, sur les oiseaux.
Enfin sur le plan d’eau le plus perturbé, le temps de retour des oiseaux et leurs activités après perturbation et leur distribution initiale a été notés ainsi que le fait que la perturbation soit pendant une visite guidée ou non.
Les expériences ont été réalisés sur 3 plans d’eau du Marais du Vigueirat en Camargue et ils ont identifiés les oiseaux jusqu’à l’espèce.
Un comptage durant 15 ans (durant l'hiver de 1989-2005) des visiteurs, des sauvagines (oiseaux chassés) et des sarcelles seules (les plus sensibles aux perturbations humaines et les plus nombreuses sur le site) a été réalisé. Une ANOVA a permis de mettre en évidence s’il existe des corrélations entre le nombre d’oiseaux et de visiteurs.
Ensuite d’octobre 2004 à mars 2005, la distribution spatiale et le comportement des sauvagines et des sarcelles seules ont été compilé pour un jour par semaine (weekend exclu) pour mettre en évidence par une ANOVA les impacts des visites guidées, qui sont limitées à une par jour, sur les oiseaux.
Enfin sur le plan d’eau le plus perturbé, le temps de retour des oiseaux et leurs activités après perturbation et leur distribution initiale a été notés ainsi que le fait que la perturbation soit pendant une visite guidée ou non.
Résultats de l'article
À court terme, le dérangement occasionné sur l'espèce Anas crecca , l’a fait s’éloigner du site d’observation mais sans quitter le plan d’eau. En général, les sauvagines se nourrissent plus après une perturbation, modifiant donc leurs activités normales de repos.
À moyen terme, les plans d’eau les plus perturbés accueillent des densités de sauvagines plus élevées et les plans d’eau fortement fréquentés par les touristes n’ont pas de faibles densités d’oiseaux.
À long-terme, le nombre de visiteurs n’influent plus sur le nombre de sauvagines.
De manière générale, l’impact des perturbations provoquées par les touristes s’atténue à long terme. De plus les impacts sont moins importants lorsque les visites sont encadrées et donc le contact avec les oiseaux limités : la gestion du site est jugée approprié.
À court terme, le dérangement occasionné sur l'espèce Anas crecca , l’a fait s’éloigner du site d’observation mais sans quitter le plan d’eau. En général, les sauvagines se nourrissent plus après une perturbation, modifiant donc leurs activités normales de repos.
À moyen terme, les plans d’eau les plus perturbés accueillent des densités de sauvagines plus élevées et les plans d’eau fortement fréquentés par les touristes n’ont pas de faibles densités d’oiseaux.
À long-terme, le nombre de visiteurs n’influent plus sur le nombre de sauvagines.
De manière générale, l’impact des perturbations provoquées par les touristes s’atténue à long terme. De plus les impacts sont moins importants lorsque les visites sont encadrées et donc le contact avec les oiseaux limités : la gestion du site est jugée approprié.
Ce que cet article apporte au débat
L’un des éléments le plus important transmis est le fait que l’écotourisme peut ne pas avoir d’incidence sur la biodiversité s’il est pratiqué de manière raisonnée et encadrée. L’exemple de la Camargue l’illustre parfaitement avec un plan de gestion raisonné qui limite les interactions entre touristes et oiseaux et qui permet, de ce fait, de n’avoir que des perturbations sur le court-terme dans le comportement et la distribution des oiseaux qui sont toujours réversibles. C’est un exemple d’écotourisme durable.
L’article montre le côté positif de la gestion des touristes mais ne montre pas que cette dernière a un impact bénéfique sur la biodiversité. Le fait que l’impact est considéré comme neutre dans ce cas peut permettre de se poser la question sur l’évolution à très long-terme : si l’impact négatif de l’écotourisme à long-terme est supprimé, plus de touristes pourraient venir et donc l’impact négatif pourrait devenir dominant : des études à très long terme sont nécessaires.
L’un des éléments le plus important transmis est le fait que l’écotourisme peut ne pas avoir d’incidence sur la biodiversité s’il est pratiqué de manière raisonnée et encadrée. L’exemple de la Camargue l’illustre parfaitement avec un plan de gestion raisonné qui limite les interactions entre touristes et oiseaux et qui permet, de ce fait, de n’avoir que des perturbations sur le court-terme dans le comportement et la distribution des oiseaux qui sont toujours réversibles. C’est un exemple d’écotourisme durable.
L’article montre le côté positif de la gestion des touristes mais ne montre pas que cette dernière a un impact bénéfique sur la biodiversité. Le fait que l’impact est considéré comme neutre dans ce cas peut permettre de se poser la question sur l’évolution à très long-terme : si l’impact négatif de l’écotourisme à long-terme est supprimé, plus de touristes pourraient venir et donc l’impact négatif pourrait devenir dominant : des études à très long terme sont nécessaires.
Figure
Figure 1. Nombre moyen, distribution et comportement de tous les oiseaux aquatiques réunis à Rizières les jours avec perturbation (noire) et sans (blanche). Les barres verticales montrent les erreurs types, les nombres entre parenthèses sont les tailles d'échantillon. Les étoiles représentent des différences statistiquement significatives après les tests de Mann-Whitney (Guillemain et al., 2007)
Figure 1. Nombre moyen, distribution et comportement de tous les oiseaux aquatiques réunis à Rizières les jours avec perturbation (noire) et sans (blanche). Les barres verticales montrent les erreurs types, les nombres entre parenthèses sont les tailles d'échantillon. Les étoiles représentent des différences statistiquement significatives après les tests de Mann-Whitney (Guillemain et al., 2007)
Dernière modification il y a plus de 8 ans.