The literature on effects of habitat fragmentation on biodiversity is huge. It is also very diverse, with different authors measuring fragmentation in different ways and, as a consequence, drawing different conclusions regarding both the magnitude and direction of its effects. Habitat fragmentation is usually defined as a landscape-scale process involving both habitat loss and the breaking apart of habitat. Results of empirical studies of habitat fragmentation are often difficult to interpret because (a) many researchers measure fragmentation at the patch scale, not the landscape scale and (b) most researchers measure fragmentation in ways that do not distinguish between habitat loss and habitat fragmentation per se, i.e., the breaking apart of habitat after controlling for habitat loss. Empirical studies to date suggest that habitat loss has large, consistently negative effects on biodiversity. Habitat fragmentation per se has much weaker effects on biodiversity that are at least as likely to be positive as negative. Therefore, to correctly interpret the influence of habitat fragmentation on biodiversity, the effects of these two components of fragmentation must be measured independently. More studies of the independent effects of habitat loss and fragmentation per se are needed to determine the factors that lead to positive versus negative effects of fragmentation per se. I suggest that the term “fragmentation” should be reserved for the breaking apart of habitat, independent of habitat loss.
Titre de la review
Effet de la fragmentation des habitats sur la biodiversité
Effet de la fragmentation des habitats sur la biodiversité
Résumé de la review
Revue de la littérature existante sur la fragmentation et ses effets sur la biodiversité dans le but d’analyser les différentes conceptualisations de la fragmentation des habitats et d’examiner les différentes méthodes utilisées pour mesurer ses effets.
Méthodologie :
1) Utilisation de la Cambridge Scientific Abstracts database pour chercher les papiers contenant « habitat fragmentation », « forest fragmentation » ou « landscape fragmentation » dans leurs titres
2) Revue des 100 papiers les plus récents ressortant de la recherche
3) Etude de la littérature plus large sur l’écologie afin d’estimer l’ampleur des effets de la fragmentation et leur direction
Conclusions principales :
Identification de 12 méthodes qualitatives et quantitatives principales utilisées dans la littérature pour mesurer la fragmentation de l’habitat et mise en évidence leurs biais :
Mesures qualitatives de comparaison entre un paysage continu (avant fragmentation) et un paysage fragmenté (28 % des études analysées) : les problèmes des conclusions faites par ces études sont principalement dus à l’échelle de l’étude. Les effets apparents de la fragmentation pourraient être dus à d’autres différences entre les paysages comparés, et ne reflètent donc pas le seul effet de la fragmentation.
Mesures quantitatives : impliquent quatre effets liés habituellement à la fragmentation : réduction de la quantité d’habitats, augmentation du nombre de parcelles, baisse en taille des habitats sur les parcelles, et augmentation de l’isolation entre les parcelles. La majorité des études analysées ici se basent sur un ou plusieurs de ces effets pour mesurer la fragmentation et son impact. Le problème principal étant que ces différents processus n’ont pas le même impact sur la biodiversité, ce qui mène à des conclusions contradictoires d’une étude à l’autre.
De plus, ces processus, seraient plutôt liés à la perte de l’habitat. La réponse de la biodiversité (baisse de la densité d'espèce par exemple) serait donc le résultat de la quantité d’habitat disponibles, et ne serait pas lié à la fragmentation.
Cette revue met en évidence la nécessité de différencier la fragmentation et la perte d’habitat. 17 études séparant ces deux processus sont analysées. Deux effets majeurs sont trouvés : un effet négatif fort de la perte d’habitat sur la biodiversité et un effet moindre voire inexistant de la fragmentation per se (indépendant de la perte d’habitat). Les effets de la fragmentation per se sont également aussi susceptibles d’être positifs que négatifs.
Les conclusions de cette revue suggèrent que les politiques de conservations doivent se concentrer sur la préservation des habitats et la quantité d’habitat nécessaire à la conservation d’une espèce. Les faibles effets de la fragmentation per se suggèrent que les efforts pour minimiser cette dernière seraient dans la plupart des cas inefficaces
Revue de la littérature existante sur la fragmentation et ses effets sur la biodiversité dans le but d’analyser les différentes conceptualisations de la fragmentation des habitats et d’examiner les différentes méthodes utilisées pour mesurer ses effets.
Méthodologie :
1) Utilisation de la Cambridge Scientific Abstracts database pour chercher les papiers contenant « habitat fragmentation », « forest fragmentation » ou « landscape fragmentation » dans leurs titres
2) Revue des 100 papiers les plus récents ressortant de la recherche
3) Etude de la littérature plus large sur l’écologie afin d’estimer l’ampleur des effets de la fragmentation et leur direction
Conclusions principales :
Identification de 12 méthodes qualitatives et quantitatives principales utilisées dans la littérature pour mesurer la fragmentation de l’habitat et mise en évidence leurs biais :
Mesures qualitatives de comparaison entre un paysage continu (avant fragmentation) et un paysage fragmenté (28 % des études analysées) : les problèmes des conclusions faites par ces études sont principalement dus à l’échelle de l’étude. Les effets apparents de la fragmentation pourraient être dus à d’autres différences entre les paysages comparés, et ne reflètent donc pas le seul effet de la fragmentation.
Mesures quantitatives : impliquent quatre effets liés habituellement à la fragmentation : réduction de la quantité d’habitats, augmentation du nombre de parcelles, baisse en taille des habitats sur les parcelles, et augmentation de l’isolation entre les parcelles. La majorité des études analysées ici se basent sur un ou plusieurs de ces effets pour mesurer la fragmentation et son impact. Le problème principal étant que ces différents processus n’ont pas le même impact sur la biodiversité, ce qui mène à des conclusions contradictoires d’une étude à l’autre.
De plus, ces processus, seraient plutôt liés à la perte de l’habitat. La réponse de la biodiversité (baisse de la densité d'espèce par exemple) serait donc le résultat de la quantité d’habitat disponibles, et ne serait pas lié à la fragmentation.
Cette revue met en évidence la nécessité de différencier la fragmentation et la perte d’habitat. 17 études séparant ces deux processus sont analysées. Deux effets majeurs sont trouvés : un effet négatif fort de la perte d’habitat sur la biodiversité et un effet moindre voire inexistant de la fragmentation per se (indépendant de la perte d’habitat). Les effets de la fragmentation per se sont également aussi susceptibles d’être positifs que négatifs.
Les conclusions de cette revue suggèrent que les politiques de conservations doivent se concentrer sur la préservation des habitats et la quantité d’habitat nécessaire à la conservation d’une espèce. Les faibles effets de la fragmentation per se suggèrent que les efforts pour minimiser cette dernière seraient dans la plupart des cas inefficaces
Rigueur de la review
• Les analyses présentées dans le papier sont limitées à la littérature contenant le mot « fragmentation » dans le titre d’une seule base de données.
• Les effets de la fragmentation per se basées sur l’analyse de seulement 17 études qui ont des méthodes et des échelles différentes, avec une limitation des conclusions de ces études à certains cas précis (ex : une espèce en particulier, ou un milieu précis)
• Les conclusions se basent uniquement sur des observations et sont préliminaires
• Les analyses présentées dans le papier sont limitées à la littérature contenant le mot « fragmentation » dans le titre d’une seule base de données.
• Les effets de la fragmentation per se basées sur l’analyse de seulement 17 études qui ont des méthodes et des échelles différentes, avec une limitation des conclusions de ces études à certains cas précis (ex : une espèce en particulier, ou un milieu précis)
• Les conclusions se basent uniquement sur des observations et sont préliminaires
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue est la première à revoir le concept de fragmentation et sa définition ainsi qu’à souligner les potentiels effets positifs de la fragmentation. Fahrig montre une nouvelle manière d’étudier la fragmentation des habitats, en séparant cette dernière de la perte d’habitat et met en avant de nouvelles perspectives de recherches qui permettraient de mieux mesurer les effets de la fragmentation sur la biodiversité.
Cette revue est la première à revoir le concept de fragmentation et sa définition ainsi qu’à souligner les potentiels effets positifs de la fragmentation. Fahrig montre une nouvelle manière d’étudier la fragmentation des habitats, en séparant cette dernière de la perte d’habitat et met en avant de nouvelles perspectives de recherches qui permettraient de mieux mesurer les effets de la fragmentation sur la biodiversité.
Remarques sur la review
Fahrig propose une nouvelle définition de la fragmentation (fragmentation per se dans la review) : séparation d'habitat, indépendante de la perte d'habitat.
Fahrig propose une nouvelle définition de la fragmentation (fragmentation per se dans la review) : séparation d'habitat, indépendante de la perte d'habitat.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.