Many studies have described the effects of urbanization on species richness. These studies indicate that urbanization can increase or decrease species richness, depending on several variables. Some of these variables include: taxonomic group, spatial scale of analysis, and intensity of urbanization. Recent reviews of birds (the most-studied group) indicate that species richness decreases with increasing urbanization in most cases but produces no change or even increases richness in some studies. Here I expand beyond the bird studies by reviewing 105 studies on the effects of urbanization on the species richness of non-avian species: mammals, reptiles, amphibians, invertebrates and plants. For all groups, species richness tends to be reduced in areas with extreme urbanization (i.e., central urban core areas). However, the effects of moderate levels of urbanization (i.e., suburban areas) vary significantly among groups. Most of the plant studies (about 65%) indicate increasing species richness with moderate urbanization whereas only a minority of invertebrate studies (about 30%) and a very small minority of non-avian vertebrate studies (about 12%) show increasing species richness. Possible explanations for these results are discussed, including the importance of nonnative species importation, spatial heterogeneity, intermediate disturbance and scale as major factors influencing species richness.
Titre de la review
Effet de l'urbanisation sur la richesse spécifique: une review des plantes et animaux
Effet de l'urbanisation sur la richesse spécifique: une review des plantes et animaux
Résumé de la review
Introduction/question
L’urbanisation peut réduire ou augmenter la richesse en espèce en fonction d’un certain nombre de variables de l’écosystème urbain.
L’auteur résume les facteurs de l’urbanisation qui tendent à faire baisser la diversité spécifique :
Il indique ensuite des aspects de l’urbanisation qui favorisent la diversité :
Partant du constat que les espèces natives disparaissent des zones urbanisées au profit des espèces non natives, l’auteur indique que la réelle question est de savoir si l’arrivée de ces espèces dans les zones urbanisées est plus importante que la perte d’espèces natives.
Matériel et méthodes :
Il y a deux moyens de traiter la question. La première est d’analyser dans les zones urbanisées l’évolution dans le temps de la richesse en espèces natives et non natives mais il n’y a que peu d’articles adoptant cette démarche. La deuxième méthode, la plus courante et sur laquelle va s’attarder l’auteur, est d’étudier la richesse en espèces le long d’un gradient d’urbanisation. Il va ainsi comparer 105 articles étudiant la richesse spécifique le long d’un gradient d’urbanisation. Il y a 17 articles sur les plantes, 31 étudiants les mammifères, reptiles et amphibiens, et 57 sur les invertébrés.
Ensuite l’auteur définie les trois niveaux d’urbanisation qui constituent le gradient d’urbanisation. Un fort niveau d’urbanisation correspond au centre urbain ayant une couverture imperméable d’au moins 50% du sol. Un niveau moyen d’urbanisation correspond aux alentours du centre urbain possédant 20 à 50% de sol imperméable. Enfin un faible niveau d’urbanisation correspond aux milieux ruraux avec moins de 20% de surface imperméable.
Résultats :
En comparant les articles, l’auteur indique qu’en passant d’un faible niveau d’urbanisation à un niveau moyen, 64.7% des études sur les plantes indiquaient une augmentation de la richesse en espèces contre 11.8% pour les vertébrés et 29.8% pour les invertébrés. Les plantes ont une tendance qui se distingue significativement des animaux en semblant avantagées par le passage d’un faible à un niveau moyen d’urbanisation.
En passant d’un niveau moyen d’urbanisation à un niveau élevé, peu d’études montrent une augmentation de la diversité spécifique. Il n’y en a aucune qui le montre pour les plantes pour lesquelles les études sont partagées entre une stabilisation ou une baisse de diversité. Pour les vertébrés, l’ensemble des études indiquent une baisse de la diversité spécifique. Enfin pour les invertébrés une seule étude sur 38 montre une augmentation de la diversité.
Discussion :
L'auteur indique de manière critique que l'urbanisation est régie par d'autres facteurs que le gradient urbain-rural tels que des facteurs démographiques, historiques et économiques propres à chaque ville.
Introduction/question
L’urbanisation peut réduire ou augmenter la richesse en espèce en fonction d’un certain nombre de variables de l’écosystème urbain.
L’auteur résume les facteurs de l’urbanisation qui tendent à faire baisser la diversité spécifique :
Il indique ensuite des aspects de l’urbanisation qui favorisent la diversité :
Partant du constat que les espèces natives disparaissent des zones urbanisées au profit des espèces non natives, l’auteur indique que la réelle question est de savoir si l’arrivée de ces espèces dans les zones urbanisées est plus importante que la perte d’espèces natives.
Matériel et méthodes :
Il y a deux moyens de traiter la question. La première est d’analyser dans les zones urbanisées l’évolution dans le temps de la richesse en espèces natives et non natives mais il n’y a que peu d’articles adoptant cette démarche. La deuxième méthode, la plus courante et sur laquelle va s’attarder l’auteur, est d’étudier la richesse en espèces le long d’un gradient d’urbanisation. Il va ainsi comparer 105 articles étudiant la richesse spécifique le long d’un gradient d’urbanisation. Il y a 17 articles sur les plantes, 31 étudiants les mammifères, reptiles et amphibiens, et 57 sur les invertébrés.
Ensuite l’auteur définie les trois niveaux d’urbanisation qui constituent le gradient d’urbanisation. Un fort niveau d’urbanisation correspond au centre urbain ayant une couverture imperméable d’au moins 50% du sol. Un niveau moyen d’urbanisation correspond aux alentours du centre urbain possédant 20 à 50% de sol imperméable. Enfin un faible niveau d’urbanisation correspond aux milieux ruraux avec moins de 20% de surface imperméable.
Résultats :
En comparant les articles, l’auteur indique qu’en passant d’un faible niveau d’urbanisation à un niveau moyen, 64.7% des études sur les plantes indiquaient une augmentation de la richesse en espèces contre 11.8% pour les vertébrés et 29.8% pour les invertébrés. Les plantes ont une tendance qui se distingue significativement des animaux en semblant avantagées par le passage d’un faible à un niveau moyen d’urbanisation.
En passant d’un niveau moyen d’urbanisation à un niveau élevé, peu d’études montrent une augmentation de la diversité spécifique. Il n’y en a aucune qui le montre pour les plantes pour lesquelles les études sont partagées entre une stabilisation ou une baisse de diversité. Pour les vertébrés, l’ensemble des études indiquent une baisse de la diversité spécifique. Enfin pour les invertébrés une seule étude sur 38 montre une augmentation de la diversité.
Discussion :
L'auteur indique de manière critique que l'urbanisation est régie par d'autres facteurs que le gradient urbain-rural tels que des facteurs démographiques, historiques et économiques propres à chaque ville.
Rigueur de la review
Cette review date d’il y a presque 10ans, il est nécessaire de la croiser avec des articles plus récents sur le sujet.
Cette review date d’il y a presque 10ans, il est nécessaire de la croiser avec des articles plus récents sur le sujet.
Ce que cette review apporte au débat
Elle apporte une vision synthétique qui résume 105 recherches dans le domaine de notre controverse jusqu’en 2008.
Cette étude apporte une réponse contrastée sur notre sujet, notamment sur le fait qu'il ne faut pas s'accorder à dire que tout type de biodiversité en ville est forcément diminué. Ici par exemple, les végétaux semblent être privilégiés, contrairement à d'autres taxons.
Elle apporte une vision synthétique qui résume 105 recherches dans le domaine de notre controverse jusqu’en 2008.
Cette étude apporte une réponse contrastée sur notre sujet, notamment sur le fait qu'il ne faut pas s'accorder à dire que tout type de biodiversité en ville est forcément diminué. Ici par exemple, les végétaux semblent être privilégiés, contrairement à d'autres taxons.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.