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Les zones urbaines sont-elles toujours synonyme de perte de biodiversité ?



Cadre, focus et mise au point :

​L'établissement de l'Homme dans un nouvel habitat amène souvent à la construction de colonies plus ou moins grandes. L’urbanisation est le phénomène qui amène les populations à aller vivre à l’intérieur ou proche des villes, pour des raisons économiques ou sociales, créant de grands espaces urbains. Ce phénomène est nettement accru depuis les années 1800 où seulement 3,4% de la population mondiale vivait dans les villes. Aujourd’hui plus des 3/4 de la population mondiale vit dans ce que l'on peut nommer l'écosystème urbain. Cette augmentation est notamment liée au phénomène de périurbanisation qui comble les espaces ruraux en grande périphérie, faisant passer les bourgs ruraux au statut de petite ville.

Quel est l’impact de la présence des zones urbaines sur la biodiversité ? Nous serions tenté de dire que l’impact est négatif et que les villes sont connues pour être une des causes majeures de la perte de biodiversité dans le monde. Mais alors, les villes sont elles toujours synonyme de perte de biodiversité ? Les villes peuvent pourtant être considérées comme un écosystème, abritant une biodiversité propre. En effet, certaines espèces vont s'adapter et même prospérer dans les villes, tandis que d'autres vont s'en éloigner le plus possible. Essayer de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et le fonctionnement de l’écosystème urbain pourrait, à terme, permettre de mener une gestion durable des villes.

Hypothèses :
(1) Les zones urbaines sont une menace pour la biodiversité (fragmentation et perte d'habitat, pollution, extermination...)
(2) Les villes, si considérées comme un habitat à part entière, peut être le fruit d'un essor de biodiversité
(3) La pression humaine entraîne la biodiversité à s'adapter et se diversifier davantage

Quelques définitions :

  • Diversité spécifique : nombre d'espèces présentes dans un milieu donné

  • Évolution : différence morphologique et génétique que l’on observe d’une génération à l’autre entre ascendants et descendants

  • Plasticité phénotypique : capacité d'un organisme à exprimer différents phénotypes à partir d’un génotype donné selon des conditions biotiques et/ou abiotiques environnementales

  • Adaptation : mécanisme par lequel un variant est sélectionné; c'est également le produit de cette sélection

  • Urbanisation : phénomène démographique se traduisant par une tendance à la concentration de la population dans les villes

Publiée il y a plus de 8 ans par C. Blot et C. Martin.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.

La synthèse :

L'urbanisation est un phénomène qui a des conséquences tant positives que négatives dans les domaines de l'environnement. La croissance des villes altère l’environnement dans le temps et l’espace, leurs impacts peuvent dépendre de leur âge, densité, surface, et politiques gouvernementales, entre autres. Les impacts les plus clairs sont ceux de l’augmentation des surfaces imperméables, telles que les routes et les immeubles, un accroissement des températures, ainsi que de la pollution de l’air, de l’eau, lumineuse et sonore. Tout ceci contribue à la perte et à la diminution de la biodiversité spécifique à travers le globe[1]. Cependant, quelques “bonnes” nouvelles peuvent être apportées à ce sombre tableau, notamment par le fait que les villes possèdent une biodiversité souvent cachée et sous-estimée[2][3][4]. Les villes pourraient en effet abriter de micro écosystèmes, voire, être considérées comme un écosystème à part entière ; contenant de manière simplifiée, des producteurs primaires (plantes), des consommateurs (proies-prédateurs), et des bio réducteurs (micro-organisme). Pouvons-nous alors considérer les villes comme toujours synonyme de perte de biodiversité ?

Les études sur les relations entre les espèces et leur habitat, ici les villes, n’ont cessé d’augmenter pendant ces 10 dernières années, notamment du fait de l’implication de plus en plus fort des gouvernements dans la restauration de la biodiversité. La biodiversité en ville représente un enjeu écologique, mais aussi parfois économique[5]. En effet, la création d’espaces verts bénéficie à la fois la biodiversité locale mais valorise également les villes (valeur récréative). Cette biodiversité peut alors rendre des services écosystémiques tels que la production de miel chez les abeilles[3].

I) Les villes : une menace pour la diversité spécifique et génétique

La construction des villes entraîne une diminution et/ou dégradation de l’habitat naturel, une perte de connectivité, et de fortes pressions anthropiques (pollution chimique, sonore, lumineuse, sélection), ainsi qu'une homogénéisation des espèces biologiques, avec une diversité bêta (indice de dissimilarité) souvent plus faible entre les villes [1]. Malgré une différence entre les divers taxons, tout ceci a pour conséquence une baisse globale de la biodiversité[6][7]. Mais cette perte dépend surtout de la gestion et l’intensité d’urbanisation. Les villes les plus urbanisées (forte couverture imperméable, peu d'espaces verts, peu de connectivité...) ont tendance à impacter davantage la biodiversité[8]. Parmi les caractéristiques propres aux villes, on peut citer une saturation en lumière, de sorte que les modèles de biodiversité nocturnes sont susceptibles d'être significativement perturbés ; l'approvisionnement alimentaire différent des zones naturelles, avec une abondance de ressources, même en hiver pour les granivores ou d' autres animaux, une abondance d'invertébrés plus faible ; de nombreux gîtes potentiels ; et une chaleur plus forte qu'en zone non-urbaine en toutes saisons[7][9]. La combinaison de ces caractéristiques particulières font de ces zones des "nouveaux habitats"[10][11]. Cependant, malgré la présence de ces habitats hétérogènes, leur fragmentation engendre la formation de petites populations isolées les unes des autres[12][9]. La théorie de la biogéographie insulaire a donc été appliquée à ces habitats urbains, pour tenter de comprendre les modifications de biodiversité en ville. Plus le degré de fragmentation des habitats est fort et les habitats de petite taille, plus ils hébergent une biodiversité pauvre dont les populations présentent une faible diversité génétique et sont plus susceptibles de disparaître[13][11]. Ainsi, ces nouveaux habitats ne sont pas synonymes de gain de biodiversité.

La plupart des études concernent les arthropodes et les oiseaux. Elles indiquent en général un déclin de diversité spécifique et d'abondance avec l'urbanisation, particulièrement en région tempérée[3][13]. Pour ces deux groupes taxonomiques, l'abondance de certaines espèces peut parfois augmenter en ville, en lien avec l'introduction d'espèces non-natives ou avec la présence d'espèces natives généralistes exploitant sans impact négatif les ressources proposées par l'habitat urbain. Ces fortes abondances ne sont donc pas le signe d'une plus forte biodiversité, au contraire, car face à ces espèces très compétitrices, la vulnérabilité d'autres espèces peu augmenter. De façon générale, même si quelques espèces natives en danger parviennent à s'installer de façon pérenne en ville[14], la plupart d'entre elles sont restreintes aux reliques d'habitats naturels les plus préservés[11]. L'urbanisation est donc associée à la disparition des ces espèces si aucune mesure de protection n'est mise en place. Les zones urbaines sont également porteuses d'une homogénéisation de la biodiversité spécifique [13] et des traits fonctionnels. Par exemple, au centre ville, on peut constater une généralisation vers la production de graines plus grosses pour les plantes [15] et un début d'activité plus tardif pour les abeilles sauvages [14]. En ce qui concerne les espèces, une homogénéisation est constatée notamment pour les oiseaux [1].

II) La biodiversité insoupçonnée des villes

Les nouveaux habitats urbains peuvent favoriser l'apparition d'une nouvelle biodiversité[11].
En effet, la ville permet la formation de nombreux microhabitats sur un petit espace ce qui permet l'application de la théorie de la biogéographie insulaire aux zones urbaines. La ville permet également d’accéder à des ressources limitantes plus facilement (eau, minéraux,...), d'avoir une dispersion des espèces importante par exemple via le commerce[8] et de profiter d'une température plus élevée[14].

1.Les communautés microbiennes [4]

L'effet de l'urbanisation sur les communautés microbiennes du sol a jusqu'à présent toujours reçu relativement peu d'attention. Pourtant, elles sont susceptibles de jouer un rôle important dans les cycles biogéochimiques et les cycles nutritifs. Il a été démontré que les processus d'urbanisation affectent les écosystèmes du sol. L'urbanisation est associée à une variété d'effets sur les propriétés physiques et chimiques du sol, y compris l'effet d'îlot de chaleur urbain, la pollution, la conversion à diverses formes d'utilisation des terres et les changements dans les communautés du sol. Ces changements dans les propriétés chimiques et physiques du sol peuvent affecter les micro-organismes du sol et ainsi leur diversité, dans les zones urbaines. Cependant les diverses études portant sur les micro organismes du sol en milieux urbains n'ont pas démontré une baisse de diversité de ces communautés en milieu urbain. Les communautés bactériennes du sol seraient capables de changer en réponse aux perturbations causées par la construction urbaine ; cependant, l'ordre de succession n'est pas clair. De plus, bien que le développement urbain a des effets complexes sur les communautés microbiennes du sol, une grande partie de la variation observée dans ces communautés est restée inexpliquée.

2.Les communautés végétales urbaines

a) Une grande diversité végétale en ville

Plusieurs études basées sur des comparaisons d'habitats urbains et non-urbains et sur des gradients d'urbanisation indiquent une plus grande diversité spécifique végétale en contexte urbain, à grande échelle. Cette forte biodiversité végétale serait liée à hétérogénéité des habitats urbains, à l'introduction d'espèces exotiques et au contrôle direct de cette biodiversité végétale par l'Homme[13][11]. Cette diversité végétale permet aux abeilles d'être présentent dans les villes avec même une étude effectuée en Pologne[14] indiquant que la diversité en espèces ne varie pas significativement le long du gradient d'urbanisation.

b) Toits végétalisés

Les toits végétalisés se sont montré être des refuges efficaces pour les insectes, et potentiellement plus tard pour les oiseaux et d’autres petits rongeurs[2]. Ils pourraient jouer un rôle important non seulement dans la création d’espaces supplémentaires dans les zones urbaines, mais aussi dans la conservation d'espèces rares ou en voie de disparition. En conséquence, le potentiel de ces habitats artificiels est vaste et pourrait participer à l’augmentation de la biodiversité dans les villes.

3.L'évolution des espèces en milieu urbain

L'urbanisation entraîne des modifications de l'environnement biotique et abiotique qui ont des impacts sur les dynamiques évolutives des espèces présentes[9]. Puisque l'urbanisation modifie l'environnement dans lequel vivent les populations, elles ne sont plus soumises aux mêmes pressions de sélection (naturelle ou sexuelle), ce qui peut engendrer des divergences évolutives . Des études ont permis de mettre en évidence des divergences génétiques entre des populations non-urbaines et urbaines animales[16][17] et végétales. Pour les oiseaux, le changement de fréquence dans le chant en ville fait consensus mais son origine n'est pas encore connue. L'étude de Zollinger et al. [18](2017) indique que ce changement ne serait pas du à l'apprentissage ou à une plasticité vocale de l'adulte. Cela conduit les auteurs à émettre l'hypothèse d'une sélection d'un chant plus aiguë en zone urbaine. Aussi, des études sur les populations de renards[17] ou sur les juncos ardoisés (Junco hyenalis)[16] montrent l'apparition d'une divergence génétique entre populations urbaines et rurales suite à l'urbanisation. L’initiation de divergences génétiques et comportementales entre deux populations soumises à des pressions de sélection différentes peut conduire à l’isolement reproducteur et donc, à la spéciation[10]. L’urbanisation peut donc potentiellement favoriser l’apparition d’une biodiversité particulière.

Conclusion

Il semblerait qu'il existe un consensus sur le fait que les villes très urbanisées diminuent considérablement la biodiversité. Celles-ci homogénéisent drastiquement la biodiversité présente. En revanche, l'urbanisation n'est pas toujours synonyme de perte de biodiversité. Elle présente de nouveaux habitats pour les espèces qui s'y développent, en interaction avec les activités anthropiques[11]. Les villes, si, bien gérées et construites, peuvent cohabiter avec la diversité présente plutôt que de réduire son habitat[14]. Cependant, le corpus d’études présenté ici a pu mettre en lumière le fait que la réponse n’est pas si simple. Les villes peuvent et ont, certes, diminuées la biodiversité à un temps donné, mais elles peuvent également créer de la diversité, parfois même des espèces différentes de l’espèce initiale, et la faire évoluer[19][12].
Les études futures devraient se focaliser sur les traits fonctionnels des espèces présentes dans les villes afin de déterminer s’il existe également une tendance à la diminution. En effet, la perte de diversité spécifique ne rime pas toujours avec perte de diversité fonctionnelle. De plus, davantage d’études doivent être faites sur les conséquences de l’urbanisation sur le génome. Cela permettrait de savoir jusqu’à quelle échelle les variables anthropiques joueraient le rôle de pression de sélection.
En conclusion, les villes sont bien une menace pour la diversité, qu’elle soit spécifique ou génétique, mais représente parfois un refuge voire même un habitat favorable pour une certaine diversité. Mais si les forces évolutives associées aux habitats urbains peuvent permettre l'émergence d'une biodiversité originale : quelles gestions adopter ? Est-ce un atout ? Quelle sera la place de cette "nouvelle biodiversité” ?

Publiée il y a plus de 8 ans par C. Blot et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.

Cette synthèse se base sur 19 références.

Les zones urbaines sont-elles toujours synonyme de perte de biodiversité ?
Oui  ou  Non ?



Les chants plus hauts (aigus) des oiseaux urbains pourraient ne pas être une réponse individuelle au bruit.

Article - 2017 - Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences
Higher songs of city birds may not be an individual response to noise
Sue Anne Zollinger, Peter J. B. Slater, Erwin Nemeth, Henrik Brumm

La socio-économie contrôle la diversité des plantes urbaines

Review - 2017 - Urban Ecology
Socioeconomics Drive Urban Plant Diversity
Diane Hope et al

Nécessité d'une planification multi-échelle pour la conservation des chauves-souris urbaines.

Article - 2017 - Conservation Biology
Need for multiscale planning for conservation of urban bats
Travis Gallo, Elizabeth W. Lehrer, Mason Fidino, R. Julia Kilgour, Patrick J. Wolff, Seth Magle

Signatures urbaines globales des changements phénotypiques chez les population animales et végétales

Méta-analyse - 2017 - Proceedings of the National Academy of Sciences
Global urban signatures of phenotypic change in animal and plant populations
Marina Alberti, Cristian Correa, John M. Marzluff, Andrew P. Hendry, Eric P. Palkovacs, Kiyoko M. Gotanda, Victoria M. Hunt, Travis M. Apgar, Yuyu Zhou

Évolution du vivant dans les zones urbaines

Review - 2017 - Science
Evolution of life in urban environments
Marc T. J. Johnson & Jason Munshi-South

Modèles de répartition des chauves-souris et activités de recherche de nourriture dans un environnement tempéré fortement urbanisé.

Article - 2016 - PLOS ONE
Patterns of Bat Distribution and Foraging Activity in a Highly Urbanized Temperate Environment
Jennifer J. Krauel, Gretchen LeBuhn

Changements phénotypiques en milieu urbain: observations empiriques et implications théoriques pour une rétroaction éco-évolutionniste

Review - 2016 - Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences
Urban driven phenotypic changes: empirical observations and theoretical implications for eco-evolutionary feedback
Marina Alberti, John Marzluff, Victoria M. Hunt

Changement de traits fonctionnels dans les flores de 11 villes réparties mondialement en réponse à l'urbanisation.

Article - 2016 - Ecography
Functional trait changes in the floras of 11 cities across the globe in response to urbanization
Estibaliz Palma, Jane A. Catford, Richard T. Corlett, Richard P. Duncan, Amy K. Hahs, Michael A. McCarthy, Mark J. McDonnell, Ken Thompson, Nicholas S. G. Williams, Peter A. Vesk

Changements induits par le développement urbain dans la diversité et la composition de la communauté bactérienne du sol à Pékin.

Article - 2016 - Scientific Reports
Urban-development-induced Changes in the Diversity and Composition of the Soil Bacterial Community in Beijing
Bing Yan, Junsheng Li, Nengwen Xiao, Yue Qi, Gang Fu, Gaohui Liu, Mengping Qiao

Evolution végétale dans la jungle urbaine

Review - 2015 - American Journal of Botany
Plant evolution in the urban jungle
Marc T. J. Johnson, Ken A. Thompson, Hargurdeep S. Saini

Où est la biodiversité des pollinisateurs du Royaume-Unis? L'importance des zones urbaines pour les insectes pollinisateurs.

Article - 2015 - Proceedings of the Royal Society B
Where is the UK’s pollinator biodiversity? The importance of urban areas for flower- visiting insects
Katherine C. R. Baldock, Mark A. Goddard, Damien M. Hicks, William E. Kunin, Nadine Mitschunas, Lynne M. Osgathorpe, Simon G. Potts, Kirsty M. Robertson, Anna V. Scott, Graham N. Stone, Ian P. Vaughan, Jane Memmott

Les villes sont-elles différentes ? Modèles de richesse spécifique et diversité bêta des communautés et assemblages régionaux d'oiseaux urbains en Europe

Article - 2013 - Global Ecology and Biogeography
Are cities different? Patterns of species richness and beta diversity of urban bird communities and regional species assemblages in Europe
Michal Ferenc, Ondřej Sedláček, Roman Fuchs, Marco Dinetti, Maurizio Fraissinet, David Storch

Biodiversité urbaine: schémas et mécanismes

Review - 2011 - Annals of the New York Academy of Sciences
Urban biodiversity: patterns and mechanisms
Stanley H. Faeth, Christofer Bang, Susanna Saari

Etude des abeilles sauvages le long d'un gradient d'urbanisation: les gagnantes et les perdantes.

Article - 2011 - Journal of Insect Conservation
Wild bees along an urban gradient: winners and losers
Weronika Banaszak-Cibicka, Michał Żmihorski

Les nouveaux écosystèmes urbains, biodiversité et conservation

Review - 2011 - Environmental Pollution
Novel urban ecosystems, biodiversity, and conservation
Ingo Kowarik

Les effets des zones urbaines sur la distribution et la richesse spécifique des carnivores.

Méta-analyse - 2010 - Journal of Mammology
Effects of urbanization on carnivore species distribution and richness
MIGUEL A. ORDEN ANA, KEVIN R. CROOKS,ERIN E. BOYDSTON,ROBERT N. FISHER,LISA M. LYREN,SHALENE SIUDYLA, CHRISTOPHER D. HAAS,SIERRA HARRIS,STACIE A. HATHAWAY,GRETA M. TURSCHAK,A.KEITH MILES, AND DIRK H. VAN VUREN

Effet de l'urbanisation sur la richesse spécifique: une review des plantes et animaux

Review - 2008 - Urban Ecosystems
Effects of urbanization on species richness: A review of plants and animals
Michael L. McKinney

Rares invertébrés colonisant les toits végétalisés de Londres

Article - 2006 - Urban Habitats
Rare Invertebrates Colonizing Green Roofs in London
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Evolution rapide d'un trait sous sélection sexuelle suite à l'établissement d'une population dans un nouvel habitat.

Article - 2004 - Evolution
RAPID EVOLUTION OF A SEXUALLY SELECTED TRAIT FOLLOWING POPULATION ESTABLISHMENT IN A NOVEL HABITAT
Pamela J. Yeh

Le phénomène du renard des villes: conséquences génétiques d'une colonisation récente des milieux urbains.

Article - 2003 - Molecular Ecology
The city-fox phenomenon: genetic consequences of a recent colonization of urban habitat
P. Wandeler, M. Funk, R. Largiadèr, S. Gloors, U. Breitenmoser