ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Titre de la méta-analyse

Signatures urbaines globales des changements phénotypiques chez les population animales et végétales

Introduction à la méta-analyse

L’émergence de preuves de changements phénotypiques à l’échelle contemporaine remet en cause l’hypothèse que l’évolution ne se fait qu’à travers des centaines ou milliers d’années. Malgré que les activités humaines sont une cause majeure de micro évolution, son rôle dans cette dynamique reste incertain. Cette étude examine ici les mécanismes liant le développement urbain aux évolutions contemporaines des espèces. Ils émettent l'hypothèse que les changements dans la structure physique et socio-économique et la fonction des grands complexes urbains peuvent conduire l'évolution rapide de nombreuses espèces qui jouent un rôle important dans les communautés et les écosystèmes.

Expériences de la méta-analyse

Une version modifiée et géo référencée d'une base de données de taux de changement phénotypique a été analysée. Après une série de filtres de qualité, 89 études appropriées ciblant 155 espèces, 175 systèmes d'étude, et plus de 1 600 taux de changement phénotypique ont été sélectionnées. La perturbation urbaine est classée comme interaction sociale, interaction biotique, modification de l’habitat, hétérogénéité, ou nouvelle perturbation. La modification de l'habitat est représentée par les changements climatiques, la modification du paysage ou la pollution.

Résultats de la méta-analyse

Les organismes manifestent un taux de changement phénotypique plus important dans un contexte anthropique comparé à ceux dans le milieu naturel. Les changements phénotypiques estimés à partir des contrastes entre les habitats urbains et sauvages étaient plus élevés que ceux estimés dans les habitats urbains ou sauvages. Les changements phénotypiques sont les plus élevés dans les zones où la couverture terrestre est la plus urbanisée. La perturbation urbaine avait montré plusieurs effets. Par exemple, les interactions sociales et l'introduction de prédateurs, proies, hôtes ou concurrents, ont été associés à un changement phénotypique relativement élevé. Certains effets étaient contre-intuitifs, par exemple, la modification de l'habitat était associée à des changements phénotypes relativement faibles.

Rigueur de la méta-analyse

Les chercheurs ont travaillés sur un grand panel d'études et les ont filtrés efficacement rendant leur étude pertinente. De plus, ces études ont pris place dans le monde entier, donnant une vision globale de ce phénomène.

Ce que cette méta-analyse apporte au débat

Les résultats montrent une claire influence urbaine sur le changement phénotypique et révèlent des effets variables des mécanismes de perturbation urbaine. Les effets observés pourraient être dus aux multiples défis que l'urbanisation pose à l'adaptation. Cette étude nous permet de voir que les activités urbaines ont une forte influence sur le phénotype des individus, et peut être à plus long terme sur leur génétique. Ces changements phénotypiques montrent une certaine possibilité pour les espèces de s’adapter à l’environnement urbain.

Remarques sur la méta-analyse

Cette étude est une des premières à réunir d’autres études sur les changements phénotypiques pour les classées avec les influences humaines.

Publiée il y a plus de 8 ans par C. Blot.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Méta-analyse : Global urban signatures of phenotypic change in animal and plant populations
  • 1 1
  • Auteurs
    Marina Alberti, Cristian Correa, John M. Marzluff, Andrew P. Hendry, Eric P. Palkovacs, Kiyoko M. Gotanda, Victoria M. Hunt, Travis M. Apgar, Yuyu Zhou
  • Année de publication
    2017
  • Journal
    Proceedings of the National Academy of Sciences
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Humans challenge the phenotypic, genetic, and cultural makeup of species by affecting the fitness landscapes on which they evolve. Recent studies show that cities might play a major role in contemporary evolution by accelerating phenotypic changes in wildlife, including animals, plants, fungi, and other organisms. Many studies of ecoevolutionary change have focused on anthropogenic drivers, but none of these studies has specifically examined the role that urbanization plays in ecoevolution or explicitly examined its mechanisms. This paper presents evidence on the mechanisms linking urban development patterns to rapid evolutionary changes for species that play important functional roles in communities and ecosystems. Through a metaanalysis of experimental and observational studies reporting more than 1,600 phenotypic changes in species across multiple regions, we ask whether we can discriminate an urban signature of phenotypic change beyond the established natural baselines and other anthropogenic signals. We then assess the relative impact of five types of urban disturbances including habitat modifications, biotic interactions, habitat heterogeneity, novel disturbances, and social interactions. Our study shows a clear urban signal; rates of phenotypic change are greater in urbanizing systems compared with natural and nonurban anthropogenic systems. By explicitly linking urban development to traits that affect ecosystem function, we can map potential ecoevolutionary implications of emerging patterns of urban agglomerations and uncover insights for maintaining key ecosystem functions upon which the sustainability of human wellbeing depends.

  • Identifiant unique
    10.1073/pnas.1606034114
  • Accès libre
    Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Les zones urbaines sont-elles toujours synonyme de perte de biodiversité ?
  • Comment les contributeurs jugent la qualité scientifique de cette référence :

    0
    0
    0
    0
    1
  • Les zones urbaines sont-elles toujours synonyme de perte de biodiversité ? Oui ou Non
    0
    0
    0
    1
    0