The variability of bee communities along an urban gradient has a potentially strong impact on pollinator-plant interactions. We investigated changes in bee species richness and community composition in the city centre and suburbs of Poznań, Poland. During 2006–2008 we recorded 2,495 individuals from 104 species. The most abundant species was Andrena haemmorhoa. Other abundant species were Bombus pascuorum, Andrena vaga, Andrena nitida, Bombus terrestris. Several species appeared to be more abundant in the city centre whereas others showed an opposite tendency. We have found that the urbanized landscape can act as a filter for the bee community since some specific ecological traits facilitate colonization of the city centre. Small-bodied species that start their activity later in the season and are not solitary preferred the city centre. However, bee species diversity and richness remained stable across the urban gradient indicating some advantages of being a city dwelling bee. We suggest that a city can be a very important habitat for a diverse bee fauna and that conservation of a wide range of habitats of different urbanization levels seems to be the most suitable strategy for conservation of bee diversity in cities.
Titre de l'article
Etude des abeilles sauvages le long d'un gradient d'urbanisation: les gagnantes et les perdantes.
Etude des abeilles sauvages le long d'un gradient d'urbanisation: les gagnantes et les perdantes.
Introduction à l'article
L'urbanisation se traduit par une perte et une fragmentation de l'habitat qui impacte la biodiversité. Les auteurs indiquent qu'il est donc primordial de connaitre la biodiversité des villes afin de mieux la préserver.
Dans cet article, ils vont étudier plus spécifiquement les abeilles sauvages dans la ville polonaise de Poznan. Leur objectif est de faire un inventaire des abeilles sauvages du centre ville puis de décrire la réponse des différentes espèces au gradient d'urbanisation afin de trouver des traits qui faciliteraient les espèces en zone urbaine.
Les auteurs font l'hypothèse que la diversité spécifique des abeilles diminue avec l'augmentation de l'urbanisation et qu'il existe des traits spécifiques à des espèces qui permettraient de discriminer les espèces gagnantes et perdantes face à l'urbanisation.
L'urbanisation se traduit par une perte et une fragmentation de l'habitat qui impacte la biodiversité. Les auteurs indiquent qu'il est donc primordial de connaitre la biodiversité des villes afin de mieux la préserver.
Dans cet article, ils vont étudier plus spécifiquement les abeilles sauvages dans la ville polonaise de Poznan. Leur objectif est de faire un inventaire des abeilles sauvages du centre ville puis de décrire la réponse des différentes espèces au gradient d'urbanisation afin de trouver des traits qui faciliteraient les espèces en zone urbaine.
Les auteurs font l'hypothèse que la diversité spécifique des abeilles diminue avec l'augmentation de l'urbanisation et qu'il existe des traits spécifiques à des espèces qui permettraient de discriminer les espèces gagnantes et perdantes face à l'urbanisation.
Expériences de l'article
Le lieu d'étude est une ville polonaise (Poznan) de 560000 habitants. L'étude a duré 3 ans pendant lesquels des abeilles ont été échantillonnées sur 8 sites le long d'un gradient d'urbanisation avec 4 sites en zone urbaine et 4 sites en zone périurbaine (Figure 1).
Pour échantillonner les abeilles, les spécimens ont été capturés à l'aide d'un piège jaune puis collectés pendant trois ans une fois par semaine d'avril à septembre. Au total, il a été effectué 187 échantillons sur l'ensemble des sites. Une fois les abeilles collectées, elles ont été identifiées et les traits choisis ont été définis en consultant la littérature. Ces traits sont la taille moyenne, le lieu de nidification (sol, cavité), le comportement social (solitaire, social, parasitaire), les préférences florales, la phénologie.
Les auteurs ont utilisé des courbes de raréfaction pour analyser la diversité et la richesse spécifique et de nombreux outils statistiques.
Le lieu d'étude est une ville polonaise (Poznan) de 560000 habitants. L'étude a duré 3 ans pendant lesquels des abeilles ont été échantillonnées sur 8 sites le long d'un gradient d'urbanisation avec 4 sites en zone urbaine et 4 sites en zone périurbaine (Figure 1).
Pour échantillonner les abeilles, les spécimens ont été capturés à l'aide d'un piège jaune puis collectés pendant trois ans une fois par semaine d'avril à septembre. Au total, il a été effectué 187 échantillons sur l'ensemble des sites. Une fois les abeilles collectées, elles ont été identifiées et les traits choisis ont été définis en consultant la littérature. Ces traits sont la taille moyenne, le lieu de nidification (sol, cavité), le comportement social (solitaire, social, parasitaire), les préférences florales, la phénologie.
Les auteurs ont utilisé des courbes de raréfaction pour analyser la diversité et la richesse spécifique et de nombreux outils statistiques.
Résultats de l'article
Au total 104 espèces ont été échantillonnées. Il s'agit exclusivement d'espèces natives qui comprennent 40% des espèces répertoriées dans la région. 11% des individus sont de l'espèce Andrena haemmorhoa. On a beaucoup d'espèces qui ne sont parfois représentées que par un seul individu et la présence de 4 espèce rares en Pologne. La chaleur de la ville favoriserait l'installation de ces dernières.
La diversité en espèces ne varie pas clairement le long du gradient d'urbanisation contrairement à l'hypothèse qui était faite.
Concernant les traits, les auteurs obtiennent des résultats significatifs. La probabilité qu'une espèce soit plus abondante dans le centre ville que dans la périphérie dépend de sa phénologie. Les espèces de centre ville sont associées avec un début d'activité tardif autour de juin-juillet tandis que les espèces de périphéries sont associées avec un comportement solitaire.
Au total 104 espèces ont été échantillonnées. Il s'agit exclusivement d'espèces natives qui comprennent 40% des espèces répertoriées dans la région. 11% des individus sont de l'espèce Andrena haemmorhoa. On a beaucoup d'espèces qui ne sont parfois représentées que par un seul individu et la présence de 4 espèce rares en Pologne. La chaleur de la ville favoriserait l'installation de ces dernières.
La diversité en espèces ne varie pas clairement le long du gradient d'urbanisation contrairement à l'hypothèse qui était faite.
Concernant les traits, les auteurs obtiennent des résultats significatifs. La probabilité qu'une espèce soit plus abondante dans le centre ville que dans la périphérie dépend de sa phénologie. Les espèces de centre ville sont associées avec un début d'activité tardif autour de juin-juillet tandis que les espèces de périphéries sont associées avec un comportement solitaire.
Ce que cet article apporte au débat
Des espèces rares en Pologne sont favorisées dans un environnement urbain ce qui peut être un argument indiquant que les villes peuvent parfois avoir un impact positif sur certaines espèces natives.
Les auteurs indiquent que leurs résultats différent de ceux menés à New-York (espèces nichant surtout dans le sol à Poznan et nichant surtout dans des cavités à New-York) ce qui montre que chaque ville à ces spécificités qui permettent de créer un écosystème différent ce qui peut contredire l'idée d'une homogénéisation.
Malgrè une baisse de l'abondance en espèces, les auteurs n'ont pas trouvé une baisse de diversité significative.
Pour les auteurs on peut maintenir une diversité d'abeille si on réfléchie les politiques d'aménagement des villes (espaces fleuris, ect).
Des espèces rares en Pologne sont favorisées dans un environnement urbain ce qui peut être un argument indiquant que les villes peuvent parfois avoir un impact positif sur certaines espèces natives.
Les auteurs indiquent que leurs résultats différent de ceux menés à New-York (espèces nichant surtout dans le sol à Poznan et nichant surtout dans des cavités à New-York) ce qui montre que chaque ville à ces spécificités qui permettent de créer un écosystème différent ce qui peut contredire l'idée d'une homogénéisation.
Malgrè une baisse de l'abondance en espèces, les auteurs n'ont pas trouvé une baisse de diversité significative.
Pour les auteurs on peut maintenir une diversité d'abeille si on réfléchie les politiques d'aménagement des villes (espaces fleuris, ect).
Figure
Figure 1:
Location of study plots in Poznan (City centre: CS1, CS2, CS3 concentrated settlements of tenement houses, RV river meadow close to concentrated settlements ; Suburbs: HG Home garden located in a district of detached houses, HE sparse housing estate, DG Dendrological Garden, BG Botanical Garden)
(D'après Banaszak-Cibicka, 2011)
Figure 1:
Location of study plots in Poznan (City centre: CS1, CS2, CS3 concentrated settlements of tenement houses, RV river meadow close to concentrated settlements ; Suburbs: HG Home garden located in a district of detached houses, HE sparse housing estate, DG Dendrological Garden, BG Botanical Garden)
(D'après Banaszak-Cibicka, 2011)
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