With increasing urbanization the importance of cities for biodiversity conservation grows. This paper reviews the ways in which biodiversity is affected by urbanization and discusses the consequences of different conservation approaches. Cities can be richer in plant species, including in native species, than rural areas. Alien species can lead to both homogenization and differentiation among urban regions. Urban habitats can harbor self-sustaining populations of rare and endangered native species, but cannot replace the complete functionality of (semi-)natural remnants. While many conservation approaches tend to focus on such relict habitats and native species in urban settings, this paper argues for a paradigm shift towards considering the whole range of urban ecosystems. Although conservation attitudes may be challenged by the novelty of some urban ecosystems, which are often linked to high numbers of nonnative species, it is promising to consider their associated ecosystem services, social benefits, and possible contribution to biodiversity conservation.
Titre de la review
Les nouveaux écosystèmes urbains, biodiversité et conservation
Les nouveaux écosystèmes urbains, biodiversité et conservation
Résumé de la review
1. Villes et biodiversité
Les villes menacent la biodiversité mondiale en transformant les paysages. L'Homme serait aujourd'hui le premier moteur des changements environnementaux. Par conséquent, l'étude de la biodiversité urbaine nécessite la compréhension des interactions environnement/société, compréhension indispensable car l'urbanisation s'intensifie et se généralise. Cette étude examine les réponses de la biodiversité à l'urbanisation et les contrastes entre biodiversité urbaine et non-urbaine. Elle propose aussi des idées pour diversifier les approches de conservation de la biodiversité.
2. Réponses biotiques à l'urbanisation
Il faut faire attention en généralisant les résultats des études, car leur répartition géographique est hétérogène et qu'elles utilisent une multiplicité de méthodes et d'échelles spatiales. Généralement, elles montrent un impact direct et indirect des activités humaines sur la biodiversité, et la présence de filtres à la dispersion et à la sélection des espèces en ville. Ainsi, en milieu urbain, la richesse et la composition spécifique varient.
L'étude de la richesse spécifique montre des résultats variables selon les taxons étudiés et leurs caractéristiques écologiques. Pour de nombreuses études, les villes semblent être des hotspots de richesse spécifique de plantes vasculaires. Il semblerait que ceci serait dû à l'hétérogénéité des habitats, l'introduction d'espèces non-natives et les facteurs socioéconomiques variant d'une zone à l'autre de l'aire urbaine.
Concernant la flore, il semble y avoir une plus grande richesse spécifique en ville, qu'il s'agisse d'espèces natives ou non, et que les espèces natives en danger y sont davantage présentes. Cependant, certaines études révèlent une faible diversité phylogénétique, une raréfaction des espèces natives communes et un déclin des espèces natives rares avec l'augmentation de la densité de population. De plus, si les populations urbaines sont auto-suffisantes n'est pas certain.
Des proportions importantes de plantes non-natives ont été mesurées dans plusieurs villes. Ces espèces sont surtout présentes dans les friches, les jardins et les plaines d'innondation. Le microclimat des villes peut permettre l'installation d'espèces non-natives qui n'auraient pas survécu dans les aires rurales aux alentours.
3. Nouveaux écosytèmes urbains et approche des 4 natures
L'activité humaine dévie les dynamiques écosystémiques, pouvant former de nouveaux écosystèmes. La ville entière peut être vue comme un nouvel écosystème, mais une ville est généralement composée de mosaïques d'habitats, dont le niveau d'artificialisation varie. Cette multiplicité d'habitats doit être prise en compte dans les mesures de conservation et de gestion de la biodiversité.
4. Conservation de la nature dans les aires urbaines
L'accroissement de l'urbanisation augmente l'importance de la conservation de la biodiversité. Pour cela, il faut comprendre comment la biodiversité répond à l'urbanisation. Certaines études montrent que seules quelques espèces en danger peuvent établir des populations pérennes dans de nouveaux habitats artificiels, tandis que la majorité d'entre elles est restreinte aux reliques d'habitats naturels les plus préservées. Par conséquent, les zones urbaines ne pourraient pas remplacer les écosystèmes naturels, ne permettant pas la conservation de l'ensemble des espèces. Il est donc important de protéger les reliques d'habitats naturels, mais il est tout de même important de considérer l'intégralité des habitats urbains pour la conservation, car chacun présente une biodiversité caractéristique. Obtenir davantage de compréhension des impacts des espèces non-natives sur la biodiversité urbaine permettrait aussi une meilleure gestion de la biodiversité urbaine.
Enfin, le contact avec la nature et une grande richesse spécifique semble améliorer la santé humaine. Ce côté social de la biodiversité pourrait favoriser les mesures de conservation.
1. Villes et biodiversité
Les villes menacent la biodiversité mondiale en transformant les paysages. L'Homme serait aujourd'hui le premier moteur des changements environnementaux. Par conséquent, l'étude de la biodiversité urbaine nécessite la compréhension des interactions environnement/société, compréhension indispensable car l'urbanisation s'intensifie et se généralise. Cette étude examine les réponses de la biodiversité à l'urbanisation et les contrastes entre biodiversité urbaine et non-urbaine. Elle propose aussi des idées pour diversifier les approches de conservation de la biodiversité.
2. Réponses biotiques à l'urbanisation
Il faut faire attention en généralisant les résultats des études, car leur répartition géographique est hétérogène et qu'elles utilisent une multiplicité de méthodes et d'échelles spatiales. Généralement, elles montrent un impact direct et indirect des activités humaines sur la biodiversité, et la présence de filtres à la dispersion et à la sélection des espèces en ville. Ainsi, en milieu urbain, la richesse et la composition spécifique varient.
L'étude de la richesse spécifique montre des résultats variables selon les taxons étudiés et leurs caractéristiques écologiques. Pour de nombreuses études, les villes semblent être des hotspots de richesse spécifique de plantes vasculaires. Il semblerait que ceci serait dû à l'hétérogénéité des habitats, l'introduction d'espèces non-natives et les facteurs socioéconomiques variant d'une zone à l'autre de l'aire urbaine.
Concernant la flore, il semble y avoir une plus grande richesse spécifique en ville, qu'il s'agisse d'espèces natives ou non, et que les espèces natives en danger y sont davantage présentes. Cependant, certaines études révèlent une faible diversité phylogénétique, une raréfaction des espèces natives communes et un déclin des espèces natives rares avec l'augmentation de la densité de population. De plus, si les populations urbaines sont auto-suffisantes n'est pas certain.
Des proportions importantes de plantes non-natives ont été mesurées dans plusieurs villes. Ces espèces sont surtout présentes dans les friches, les jardins et les plaines d'innondation. Le microclimat des villes peut permettre l'installation d'espèces non-natives qui n'auraient pas survécu dans les aires rurales aux alentours.
3. Nouveaux écosytèmes urbains et approche des 4 natures
L'activité humaine dévie les dynamiques écosystémiques, pouvant former de nouveaux écosystèmes. La ville entière peut être vue comme un nouvel écosystème, mais une ville est généralement composée de mosaïques d'habitats, dont le niveau d'artificialisation varie. Cette multiplicité d'habitats doit être prise en compte dans les mesures de conservation et de gestion de la biodiversité.
4. Conservation de la nature dans les aires urbaines
L'accroissement de l'urbanisation augmente l'importance de la conservation de la biodiversité. Pour cela, il faut comprendre comment la biodiversité répond à l'urbanisation. Certaines études montrent que seules quelques espèces en danger peuvent établir des populations pérennes dans de nouveaux habitats artificiels, tandis que la majorité d'entre elles est restreinte aux reliques d'habitats naturels les plus préservées. Par conséquent, les zones urbaines ne pourraient pas remplacer les écosystèmes naturels, ne permettant pas la conservation de l'ensemble des espèces. Il est donc important de protéger les reliques d'habitats naturels, mais il est tout de même important de considérer l'intégralité des habitats urbains pour la conservation, car chacun présente une biodiversité caractéristique. Obtenir davantage de compréhension des impacts des espèces non-natives sur la biodiversité urbaine permettrait aussi une meilleure gestion de la biodiversité urbaine.
Enfin, le contact avec la nature et une grande richesse spécifique semble améliorer la santé humaine. Ce côté social de la biodiversité pourrait favoriser les mesures de conservation.
Rigueur de la review
Cette revue est rigoureuse, elle comporte des références fiables couvrant largement le sujet d'étude. Certaines références sont commentées ou critiquées et de nombreux exemples sont apportés, ce qui permet une bonne compréhension de la problématique.
Cette revue est rigoureuse, elle comporte des références fiables couvrant largement le sujet d'étude. Certaines références sont commentées ou critiquées et de nombreux exemples sont apportés, ce qui permet une bonne compréhension de la problématique.
Ce que cette review apporte au débat
D'après cette étude, les aires urbaines représentent d'une part une menace pour la biodiversité, puisque plusieurs espèces ne peuvent pas y constituer de populations pérennes et d'autres s'y raréfient au cours du temps. Cependant, il est indéniable que certains taxons sont davantage présents et diversifiés en villes qu'en zones rurales. De plus, les villes proposent de nouveaux écosystèmes avec une biodiversité mélant espèces natives et non-natives, adaptés aux perturbations anthropiques. Ainsi, cette review fournit à la fois des exemple pour et contre les villes comme bénéfiques à la biodiversité.
D'après cette étude, les aires urbaines représentent d'une part une menace pour la biodiversité, puisque plusieurs espèces ne peuvent pas y constituer de populations pérennes et d'autres s'y raréfient au cours du temps. Cependant, il est indéniable que certains taxons sont davantage présents et diversifiés en villes qu'en zones rurales. De plus, les villes proposent de nouveaux écosystèmes avec une biodiversité mélant espèces natives et non-natives, adaptés aux perturbations anthropiques. Ainsi, cette review fournit à la fois des exemple pour et contre les villes comme bénéfiques à la biodiversité.
Remarques sur la review
Les tableaux sont très utiles à l'intégration de la problématique en fournissant de nombreux exemples de la littérature.
Les tableaux sont très utiles à l'intégration de la problématique en fournissant de nombreux exemples de la littérature.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.