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Efficacité des aires protégées dans la conservation d’habitats favorables prioritaires de ligneux de valeur au Bénin
Efficacité des aires protégées dans la conservation d’habitats favorables prioritaires de ligneux de valeur au Bénin
Introduction à l'article
Les aires protégées représentent souvent l’option la plus efficace pour la conservation d'espèces menacées.
Cet article montre l'évaluation de l’efficacité du réseau des aires protégées (AP) dans la conservation des habitats favorables et prioritaires de certaines espèces ligneuses d’importance socio-économique au Bénin.
Les aires protégées représentent souvent l’option la plus efficace pour la conservation d'espèces menacées.
Cet article montre l'évaluation de l’efficacité du réseau des aires protégées (AP) dans la conservation des habitats favorables et prioritaires de certaines espèces ligneuses d’importance socio-économique au Bénin.
Expériences de l'article
L'étude à pour but d’identifier les habitats naturels prioritaires favorables à la conservation de 7 espèces ligneuses cibles (Afzelia africana, Anogeissus leiocarpa, Burkea africana, Daniellia oliveri, Detarium microcarpum, Prosopis africana et Khaya senegalensis) et d'étudier l’efficacité du réseau national des AP dans la conservation de ces habitats prioritaires.
Tout d'abord, les points de présence des espèces cibles ont été recueillis par GBIF dans toute l'Afrique de l'Ouest et associés à différentes variables (pluviométriques, édaphiques, biophysiques, température mensuelle, évapotranspiration potentielle) en fonction de la zone climatique où elles se trouvent dans 3 zones uniquement (Guinéenne, Soudano-guinéenne et Soudanienne).
Ensuite, la modélisation de la distribution des habitats favorables pour les 7 espèces est réalisée à partir des variables les plus pertinentes et dans les 3 zones climatiques identifiées du Bénin.
L'étude à pour but d’identifier les habitats naturels prioritaires favorables à la conservation de 7 espèces ligneuses cibles (Afzelia africana, Anogeissus leiocarpa, Burkea africana, Daniellia oliveri, Detarium microcarpum, Prosopis africana et Khaya senegalensis) et d'étudier l’efficacité du réseau national des AP dans la conservation de ces habitats prioritaires.
Tout d'abord, les points de présence des espèces cibles ont été recueillis par GBIF dans toute l'Afrique de l'Ouest et associés à différentes variables (pluviométriques, édaphiques, biophysiques, température mensuelle, évapotranspiration potentielle) en fonction de la zone climatique où elles se trouvent dans 3 zones uniquement (Guinéenne, Soudano-guinéenne et Soudanienne).
Ensuite, la modélisation de la distribution des habitats favorables pour les 7 espèces est réalisée à partir des variables les plus pertinentes et dans les 3 zones climatiques identifiées du Bénin.
Résultats de l'article
L’analyse de cette modélisation montre l’efficacité du réseau des AP dans la conservation des aires prioritaires aux espèces, principalement dans la zone climatique soudanienne du Bénin, mais aussi dans la moitié supérieure de la forêt de la zone climatique guinéenne. Alors que pour la zone soudano-guinéenne, les habitats prioritaires sont des écosystèmes non protégés pour les ligneux étudiés. Il serait donc bien d'instaurer des stratégies politiques de conservation in situ des espèces de ligneux privilégiant ces zones prioritaires non protégées car elles offrent des conditions climatiques adéquates aux espèces .
En conclusion, l'étude révèle que dans la zones soudanienne, guinéenne et soudano-guinnéenne, les AP sont respectivement efficaces, peu efficaces et non efficaces.
L’analyse de cette modélisation montre l’efficacité du réseau des AP dans la conservation des aires prioritaires aux espèces, principalement dans la zone climatique soudanienne du Bénin, mais aussi dans la moitié supérieure de la forêt de la zone climatique guinéenne. Alors que pour la zone soudano-guinéenne, les habitats prioritaires sont des écosystèmes non protégés pour les ligneux étudiés. Il serait donc bien d'instaurer des stratégies politiques de conservation in situ des espèces de ligneux privilégiant ces zones prioritaires non protégées car elles offrent des conditions climatiques adéquates aux espèces .
En conclusion, l'étude révèle que dans la zones soudanienne, guinéenne et soudano-guinnéenne, les AP sont respectivement efficaces, peu efficaces et non efficaces.
Rigueur de l'article
Les variables prises en compte sont toutes environnementales ou climatiques, il se peut que les espèces étudiées aient pu s'adapter aux variabilités du climat et ainsi fausser leur distribution spatiale (car leurs adaptations génétiques ne sont pas connues).
Des biais peuvent aussi exister au niveau de l'estimation de l’environnement climatique lors de la détermination de la distribution des espèces. Il se peut aussi qu'il y ait des erreurs de données spatiales et des biais géographiques pouvant réduire l’exhaustivité des distributions.
Les variables prises en compte sont toutes environnementales ou climatiques, il se peut que les espèces étudiées aient pu s'adapter aux variabilités du climat et ainsi fausser leur distribution spatiale (car leurs adaptations génétiques ne sont pas connues).
Des biais peuvent aussi exister au niveau de l'estimation de l’environnement climatique lors de la détermination de la distribution des espèces. Il se peut aussi qu'il y ait des erreurs de données spatiales et des biais géographiques pouvant réduire l’exhaustivité des distributions.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet donc de mettre en évidence que certaines AP maintiennent ou peuvent maintenir la conservation efficace d'espèces alors que d'autres non, pour les mêmes espèces étudiées. Dans la présente étude, les aires déterminées comme prioritaires sont celles permettant la bonne culture et le bon développement de certaines espèces végétales nécessaires socio-économiquement. Mais toutes les AP ne sont pas constituées de ces zones prioritaires, on peut donc dire que certaines AP n'assurent pas la protection nécessaires à certaines espèces spécifiques. A contrario ces aires peuvent aussi contenir une grande diversité d'espèces.
Il faut donc prendre en compte les conditions environnementales et climatiques nécessaires au développement d'une espèce pour juger qu'une AP est efficace ou non pour sa conservation.
Cet article permet donc de mettre en évidence que certaines AP maintiennent ou peuvent maintenir la conservation efficace d'espèces alors que d'autres non, pour les mêmes espèces étudiées. Dans la présente étude, les aires déterminées comme prioritaires sont celles permettant la bonne culture et le bon développement de certaines espèces végétales nécessaires socio-économiquement. Mais toutes les AP ne sont pas constituées de ces zones prioritaires, on peut donc dire que certaines AP n'assurent pas la protection nécessaires à certaines espèces spécifiques. A contrario ces aires peuvent aussi contenir une grande diversité d'espèces.
Il faut donc prendre en compte les conditions environnementales et climatiques nécessaires au développement d'une espèce pour juger qu'une AP est efficace ou non pour sa conservation.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
M. Champagne et C. Rosa.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Article : Efficacité des aires protégées dans la conservation d’habitats favorables prioritaires de ligneux de valeur au Bénin
Titre de l'article
Efficacité des aires protégées dans la conservation d’habitats favorables prioritaires de ligneux de valeur au Bénin
Efficacité des aires protégées dans la conservation d’habitats favorables prioritaires de ligneux de valeur au Bénin
Introduction à l'article
Les aires protégées représentent souvent l’option la plus efficace pour la conservation d'espèces menacées.
Cet article montre l'évaluation de l’efficacité du réseau des aires protégées (AP) dans la conservation des habitats favorables et prioritaires de certaines espèces ligneuses d’importance socio-économique au Bénin.
Les aires protégées représentent souvent l’option la plus efficace pour la conservation d'espèces menacées.
Cet article montre l'évaluation de l’efficacité du réseau des aires protégées (AP) dans la conservation des habitats favorables et prioritaires de certaines espèces ligneuses d’importance socio-économique au Bénin.
Expériences de l'article
L'étude à pour but d’identifier les habitats naturels prioritaires favorables à la conservation de 7 espèces ligneuses cibles (Afzelia africana, Anogeissus leiocarpa, Burkea africana, Daniellia oliveri, Detarium microcarpum, Prosopis africana et Khaya senegalensis) et d'étudier l’efficacité du réseau national des AP dans la conservation de ces habitats prioritaires.
Tout d'abord, les points de présence des espèces cibles ont été recueillis par GBIF dans toute l'Afrique de l'Ouest et associés à différentes variables (pluviométriques, édaphiques, biophysiques, température mensuelle, évapotranspiration potentielle) en fonction de la zone climatique où elles se trouvent dans 3 zones uniquement (Guinéenne, Soudano-guinéenne et Soudanienne).
Ensuite, la modélisation de la distribution des habitats favorables pour les 7 espèces est réalisée à partir des variables les plus pertinentes et dans les 3 zones climatiques identifiées du Bénin.
L'étude à pour but d’identifier les habitats naturels prioritaires favorables à la conservation de 7 espèces ligneuses cibles (Afzelia africana, Anogeissus leiocarpa, Burkea africana, Daniellia oliveri, Detarium microcarpum, Prosopis africana et Khaya senegalensis) et d'étudier l’efficacité du réseau national des AP dans la conservation de ces habitats prioritaires.
Tout d'abord, les points de présence des espèces cibles ont été recueillis par GBIF dans toute l'Afrique de l'Ouest et associés à différentes variables (pluviométriques, édaphiques, biophysiques, température mensuelle, évapotranspiration potentielle) en fonction de la zone climatique où elles se trouvent dans 3 zones uniquement (Guinéenne, Soudano-guinéenne et Soudanienne).
Ensuite, la modélisation de la distribution des habitats favorables pour les 7 espèces est réalisée à partir des variables les plus pertinentes et dans les 3 zones climatiques identifiées du Bénin.
Résultats de l'article
L’analyse de cette modélisation montre l’efficacité du réseau des AP dans la conservation des aires prioritaires aux espèces, principalement dans la zone climatique soudanienne du Bénin, mais aussi dans la moitié supérieure de la forêt de la zone climatique guinéenne. Alors que pour la zone soudano-guinéenne, les habitats prioritaires sont des écosystèmes non protégés pour les ligneux étudiés. Il serait donc bien d'instaurer des stratégies politiques de conservation in situ des espèces de ligneux privilégiant ces zones prioritaires non protégées car elles offrent des conditions climatiques adéquates aux espèces .
En conclusion, l'étude révèle que dans la zones soudanienne, guinéenne et soudano-guinnéenne, les AP sont respectivement efficaces, peu efficaces et non efficaces.
L’analyse de cette modélisation montre l’efficacité du réseau des AP dans la conservation des aires prioritaires aux espèces, principalement dans la zone climatique soudanienne du Bénin, mais aussi dans la moitié supérieure de la forêt de la zone climatique guinéenne. Alors que pour la zone soudano-guinéenne, les habitats prioritaires sont des écosystèmes non protégés pour les ligneux étudiés. Il serait donc bien d'instaurer des stratégies politiques de conservation in situ des espèces de ligneux privilégiant ces zones prioritaires non protégées car elles offrent des conditions climatiques adéquates aux espèces .
En conclusion, l'étude révèle que dans la zones soudanienne, guinéenne et soudano-guinnéenne, les AP sont respectivement efficaces, peu efficaces et non efficaces.
Rigueur de l'article
Les variables prises en compte sont toutes environnementales ou climatiques, il se peut que les espèces étudiées aient pu s'adapter aux variabilités du climat et ainsi fausser leur distribution spatiale (car leurs adaptations génétiques ne sont pas connues).
Des biais peuvent aussi exister au niveau de l'estimation de l’environnement climatique lors de la détermination de la distribution des espèces. Il se peut aussi qu'il y ait des erreurs de données spatiales et des biais géographiques pouvant réduire l’exhaustivité des distributions.
Les variables prises en compte sont toutes environnementales ou climatiques, il se peut que les espèces étudiées aient pu s'adapter aux variabilités du climat et ainsi fausser leur distribution spatiale (car leurs adaptations génétiques ne sont pas connues).
Des biais peuvent aussi exister au niveau de l'estimation de l’environnement climatique lors de la détermination de la distribution des espèces. Il se peut aussi qu'il y ait des erreurs de données spatiales et des biais géographiques pouvant réduire l’exhaustivité des distributions.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet donc de mettre en évidence que certaines AP maintiennent ou peuvent maintenir la conservation efficace d'espèces alors que d'autres non, pour les mêmes espèces étudiées. Dans la présente étude, les aires déterminées comme prioritaires sont celles permettant la bonne culture et le bon développement de certaines espèces végétales nécessaires socio-économiquement. Mais toutes les AP ne sont pas constituées de ces zones prioritaires, on peut donc dire que certaines AP n'assurent pas la protection nécessaires à certaines espèces spécifiques. A contrario ces aires peuvent aussi contenir une grande diversité d'espèces.
Il faut donc prendre en compte les conditions environnementales et climatiques nécessaires au développement d'une espèce pour juger qu'une AP est efficace ou non pour sa conservation.
Cet article permet donc de mettre en évidence que certaines AP maintiennent ou peuvent maintenir la conservation efficace d'espèces alors que d'autres non, pour les mêmes espèces étudiées. Dans la présente étude, les aires déterminées comme prioritaires sont celles permettant la bonne culture et le bon développement de certaines espèces végétales nécessaires socio-économiquement. Mais toutes les AP ne sont pas constituées de ces zones prioritaires, on peut donc dire que certaines AP n'assurent pas la protection nécessaires à certaines espèces spécifiques. A contrario ces aires peuvent aussi contenir une grande diversité d'espèces.
Il faut donc prendre en compte les conditions environnementales et climatiques nécessaires au développement d'une espèce pour juger qu'une AP est efficace ou non pour sa conservation.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.