Loss of key plant–animal interactions (e.g., disturbance, seed dispersal, and herbivory) due to extinctions of large herbivores has diminished ecosystem functioning nearly worldwide. Mitigating for the ecological consequences of large herbivore losses through the use of ecological replacements to fill extinct species’ niches and thereby replicate missing ecological functions has been proposed. It is unknown how different morphologically and ecologically a replacement can be from the extinct species and still provide similar functions. We studied niche equivalency between 2 phenotypes of Galapagos giant tortoises (domed and saddlebacked) that were translocated to Pinta Island in the Galapagos Archipelago as ecological replacements for the extinct saddlebacked giant tortoise (Chelonoidis abingdonii). Thirty-nine adult, nonreproductive tortoises were introduced to Pinta Island in May 2010, and we observed tortoise resource use in relation to phenotype during the first year following release. Domed tortoises settled in higher, moister elevations than saddlebacked tortoises, which favored lower elevation arid zones. The areas where the tortoises settled are consistent with the ecological conditions each phenotype occupies in its native range. Saddlebacked tortoises selected areas with high densities of the arboreal prickly pear cactus (Opuntia galapageia) and mostly foraged on the cactus, which likely relied on the extinct saddlebacked Pinta tortoise for seed dispersal. In contrast, domed tortoises did not select areas with cactus and therefore would not provide the same seed-dispersal functions for the cactus as the introduced or the original, now extinct, saddlebacked tortoises. Interchangeability of extant megaherbivores as replacements for extinct forms therefore should be scrutinized given the lack of equivalency we observed in closely related forms of giant tortoises. Our results also demonstrate the value of trial introductions of sterilized individuals to test niche equivalency among candidate analog species.
Titre de l'article
Équivalence des tortues des Galápagos utilisées comme espèces écologiques pour restaurer les fonctions écosystémiques
Équivalence des tortues des Galápagos utilisées comme espèces écologiques pour restaurer les fonctions écosystémiques
Introduction à l'article
Le perte de grands herbivores réduite la richesse spécifique des plantes, affaiblit les interactions plantes-insectes, affecte la capacité de dispersion et la distribution des plantes et réduite le taux de nutriments dans l'écosystème. La restauration des grands herbivores et de leurs fonctions associées doit donc être une priorité de conservation.
Pour délivrer les fonctions écosystémiques manquantes d'une espèce éteinte, l'introduction d'herbivores actuels a été proposée. Pour cela, les auteurs se demandent à quel point un candidat peut-il être différent de l'espèce éteinte pour délivrer les mêmes fonctions écosystémiques et est-ce que les espèces introduites survivent dans le nouvel environnement ?
L'île Pinta Island dans l'archipel des Galápagos a vu s'éteindre sa population de tortues. Ces tortues interagissaient avec un cactus (Opuntia sp.) qui est une espèce clé de voûte pour les communautés arides de l'archipel.
Le perte de grands herbivores réduite la richesse spécifique des plantes, affaiblit les interactions plantes-insectes, affecte la capacité de dispersion et la distribution des plantes et réduite le taux de nutriments dans l'écosystème. La restauration des grands herbivores et de leurs fonctions associées doit donc être une priorité de conservation.
Pour délivrer les fonctions écosystémiques manquantes d'une espèce éteinte, l'introduction d'herbivores actuels a été proposée. Pour cela, les auteurs se demandent à quel point un candidat peut-il être différent de l'espèce éteinte pour délivrer les mêmes fonctions écosystémiques et est-ce que les espèces introduites survivent dans le nouvel environnement ?
L'île Pinta Island dans l'archipel des Galápagos a vu s'éteindre sa population de tortues. Ces tortues interagissaient avec un cactus (Opuntia sp.) qui est une espèce clé de voûte pour les communautés arides de l'archipel.
Expériences de l'article
Les auteurs ont relâchées 39 tortues ayant vécu en captivité sur Pinta Island. Ces tortues possédaient deux types de morphologie différente : la morphologie "dôme" et la morphologie "saddleback" qui est la morphologie des tortues éteintes de l'île.
L'introduction a été réalisée après un épisode pluvieux d'El Niño pour avoir plus de végétaux sur l'île. Les tortues ont été relâchées une par une depuis un même point à 245m d'altitude.
Ces tortues ont ensuite été suivies durant deux périodes de 2 mois : immédiatement après l'introduction de Mai à Juillet 2010 puis un an après de Mai à Juillet 2011.
Un recensement des cactus et un index de densité de végétation ont aussi été réalisés dans l'aire d'activité des tortues.
Les auteurs ont relâchées 39 tortues ayant vécu en captivité sur Pinta Island. Ces tortues possédaient deux types de morphologie différente : la morphologie "dôme" et la morphologie "saddleback" qui est la morphologie des tortues éteintes de l'île.
L'introduction a été réalisée après un épisode pluvieux d'El Niño pour avoir plus de végétaux sur l'île. Les tortues ont été relâchées une par une depuis un même point à 245m d'altitude.
Ces tortues ont ensuite été suivies durant deux périodes de 2 mois : immédiatement après l'introduction de Mai à Juillet 2010 puis un an après de Mai à Juillet 2011.
Un recensement des cactus et un index de densité de végétation ont aussi été réalisés dans l'aire d'activité des tortues.
Résultats de l'article
Immédiatement après l'introduction, les tortues "dômes" ont commencé à se déplacer plus haut en altitude. Par la suite, les deux phénotypes occupaient des altitudes différentes. La niche des tortues "dômes" était réduite aux hautes zones où il n'y avait aucun cactus Opuntia. De plus, la niche réalisée des tortues "saddlebacks" est plus grande que celle des tortues "dômes".
Entre les deux années, le nombre de graines dans les fèces de tortues a augmenté et la masse des individus aussi.
Ces résultats indiquent que toutes les espèces de tortues ne sont pas interchangeables, surtout lorsqu'une variété d'écosystèmes existe sur l'île. Relativement à Opuntia, les tortues "dômes" ne fournissent pas les mêmes fonctions écosystémiques que les tortues "saddlebacks". Ces dernières ont d'ailleurs l'air d'avoir rempli la niche des tortues originelles de l'île.
Néanmoins, la nouvelle pression d'herbivorie pourrait avoir des effets néfastes à court terme sur les espèces qui dépendent du cactus.
Immédiatement après l'introduction, les tortues "dômes" ont commencé à se déplacer plus haut en altitude. Par la suite, les deux phénotypes occupaient des altitudes différentes. La niche des tortues "dômes" était réduite aux hautes zones où il n'y avait aucun cactus Opuntia. De plus, la niche réalisée des tortues "saddlebacks" est plus grande que celle des tortues "dômes".
Entre les deux années, le nombre de graines dans les fèces de tortues a augmenté et la masse des individus aussi.
Ces résultats indiquent que toutes les espèces de tortues ne sont pas interchangeables, surtout lorsqu'une variété d'écosystèmes existe sur l'île. Relativement à Opuntia, les tortues "dômes" ne fournissent pas les mêmes fonctions écosystémiques que les tortues "saddlebacks". Ces dernières ont d'ailleurs l'air d'avoir rempli la niche des tortues originelles de l'île.
Néanmoins, la nouvelle pression d'herbivorie pourrait avoir des effets néfastes à court terme sur les espèces qui dépendent du cactus.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre que l'on peut utiliser de nouvelles espèces pour remplacer des fonctions écosystémiques disparues suite à l'extinction d'autres espèces. Néanmoins, les nouveaux individus ne doivent pas trop différer du phénotype de l'espèce éteinte.
De plus, des études doivent être menées lors de ces plans de conservation afin de savoir si l'effet néfaste à court-terme est un risque à prendre pour avoir un effet bénéfique à long-terme.
Cet article montre que l'on peut utiliser de nouvelles espèces pour remplacer des fonctions écosystémiques disparues suite à l'extinction d'autres espèces. Néanmoins, les nouveaux individus ne doivent pas trop différer du phénotype de l'espèce éteinte.
De plus, des études doivent être menées lors de ces plans de conservation afin de savoir si l'effet néfaste à court-terme est un risque à prendre pour avoir un effet bénéfique à long-terme.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.