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Titre de la review

Evaluations de l'hypothèse d'auto-domestication humaine

Résumé de la review

L'hypothèse d'auto-domestication humaine (HSD) postule une sélection pour une agressivité réduite chez l'homme depuis le Néolithique (pléistocène moyen) qui aurait conduit à l'apparition de caractères phénotypiques secondaires (morphologique, physiologique et comportementaux) partagée avec les espèces domestiquer lors des premiers stades de domestication et formant le syndrome de domestication.

Cette hypothèse ces développer au XXe siècle, dans un contexte dominé par les d'anatomie comparée. Cette hypothèse était déjà controversée à l'époque et à entraîner l'élaboration de nombreuses théories. Parmi ces nombreuses études, Fischer dément l'hypothèse HSD au travers d'un parallélisme du taux d'évolution de l'homme et de nombreuses espèces domestiques sur la base de la variation de nombreux caractères morphologique et comportementaux, il démontre que le taux d'évolution rapide des espèces domestique n'est pas observable chez l'homme. Toutefois comme de nombreuses études de l'époque, il ne prend pas en considération la distinction entre les caractères de domestication et les caractères d'amélioration résultent d'une sélection artificielle humaine, intensive et dirigée.

Depuis lors un tri des caractères fut effecteur, plusieurs caractères tels que la taille du corps et la modification du dimorphisme sexuelle fut rejeter de part leur temporalité d'apparition pré-néolithique. Encore actuellement de nombreux caractères sont réfuter dont la gracilité squelettique, caractère partager avec des espèces non domestiquées et corrélé au réchauffement interglaciaire. Un caractère reste toutefois central dans l'hypothèse : l'apparition de comportement prosocial.

Parmi les travaux mener, l'étude expérimentale sur la domestication du renard argenté à démontrer qu'une sélection pour des comportement prosociaux entraîné la sélection indirecte de caractères morphologique du syndrome de domestication. Néanmoins, cette étude est basée sur une sélection intensive et dirigé de la tolérance sociale non-représentative de l'histoire de la domestication.

Actuellement, la principale théorie communément admise actuellement postule comme mécanismes sous-jacents à l'hypothèse HSD des modifications de la crête neurale aux cours de l'évolution. L'auto-domestication humaine serais la résultante d'une modification progressive du développement embryonnaire de la crête neurale au cour de l'évolution, ayant mener à une modification de l'axe hypothalamo-hypophyso-endocrinien(THH) ayant pour conséquence une baisse de la production embryonnaire d'hormone thyroïdienne (TRH) et un prolongement relatif de cette production post-maturité, mais également une baisse de la réactivité à l'androgène due la diminution de la densité de récepteur spécifique. Ces deux mécanismes seraient la cause de l'apparition simultanée de plusieurs caractères dont une tolérance sociale accrue et une féminisation crano-faciale (raccourcissement du squelette faciale supérieur et réduction de la projection de la crête sourcilière).

L'hypothèse HSD actuelle repose en grande partie sur des études sur les Bonobo démontrant que la sélection intersexuelle pour des partenaires moins agressifs entraîner le développement d'une tolérance social accrue augmentant la proactivité individuelle pouvant théoriquement par phénomène d'amplification amenée au développement de comportement prosocial.

Plusieurs part d'ombre reste à éclaircir sur l'hypothèse HSD. Premièrement, l'agressivité est un caractère non définie précisément chez l'homme et difficilement quantifiable à l'échelle géologique. Une réponse est la quantification des violences meurtrière, mais une graduation fine et une mesure efficace reste à définir. Deuxièmement, le cadre spatiaux-temporel de l'hypothèse HSD accuse un décalage en fonction des études due à la considération de paramètre distinct, pouvant être anatomique ou comportementaux. Pour finir, l'hypothèse de la crête neurale n'est pas testable du fait de la forte variabilité inter spécifique du caractère.

Rigueur de la review

Cette review semble avoir une bonne rigueur scientifique.

Ce que cette review apporte au débat

Cette review permet apporte un cadre temporelle à l'hypothèse et permet de visualisation l'évolution dans le temps de la controverse. Ce papier définie clairement l'hypothèse HSD, recadre les connaissance centrale actuelle sur cette problématique tout en mettant en lumière les limites et faiblesse de l'hypothèse d'auto-domestication humaine, les problème associer à l'homogénéisation des connaissances sont clairement exposées.

Remarques sur la review

Un des problème que j'aimerais souligner dans cette étude est le manque d'information quand aux études sur les bonobos, citer dans cette review, et qui on semble avoir un caractère central dans le développement de la théorie d’auto-domestication humaine. Il ressort de ces étude celons cette review une auto-domestication des bonobos présentant de nombreux caractères en lien avec l'hypothèse HSD ainsi que le développement du comportement prosocial. Cependant le manque d'information quand aux caractères domestiquer ou sauvages de ces individus ne nous permet pas d'affirmer sans doute que ces résultats soutienne l'hypothèse HSD. On peut d"ailleurs ce demander si l'apparition d'une évolution vers l'auto-domestication chez une espèce sauvage est un contre argument à l'hypothèse HSD ?

Publiée il y a plus de 6 ans par T. Guinebert.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Evaluating the self-domestication hypothesis of human evolution
  • Auteurs
    Marcelo R. Sánchez-Villagra| Carel P. van Schaik
  • Année de publication
    2019
  • Journal
    Evolutionary anthropology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    “Self-domestication” has been invoked to understand important aspects of human evolution, integrating physiological, behavioral, and morphological information in a novel way. It proposes that selection for reduced aggression on animals undergoing domestication provides a model for selection favoring prosocial behaviors in humans and for a set of seemingly independent fea- tures, which arose as a result of developmental correlation. We review the history of the idea and examine patterns of domestication. A lack of empirical studies on evolutionary rates and variation thwarts meaningful comparison with domestication. The neural crest hypothesis for domestication has great explanatory power but it is difficult to test. We suggest a scenario in which the morphological byproducts of domestication can act as an honest signal of reduced xenophobia. Future studies should test if alternative explanations for the features deemed to result from self-domestication are mutually exclusive and generate data to test predictions of these hypotheses.

  • Identifiant unique
    DOI: https://doi.org/10.1002/evan.21777
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Syndrome de domestication : l'humain partage t'il des traits phénotypiques avec des espèces qu'il a lui même domestiquées ?
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