Objectives : Humans exhibit multiple anatomical and behavioral signatures of domestication syndrome, leading evolutionary-minded scholars to suggestHomo sapiensis a“self-domesticated”species. We examined one of three mechanisms proposed to explain human self-domestication that is, intersexual selection against reactive aggression. We hypothesized that this process has been, at least in part, caused by context-dependent female preferences for less-aggressive males. We predicted that societies where women have higher social status will show relatively elevated signs of self-domestication as indicated by lower stature sexual dimorphism(SSD) and that this relationship should be mediated by food security.
Materials and methods : To test our prediction, we used male and female stature data for 28 societies from the Standard Cross-Cultural Sample. We applied multivariate regression to examine our hypothesis while controlling for theoretically important confounders.
Results : We found convincing support for the prediction that the relationship between SSD and female status is mediated by food security. As predicted, higher female status was associated with less sexual dimorphism and the effect is stronger when food resources are secure.
Discussion : Context-dependent female mate choices significantly contribute to lower SSD, suggesting female mate choice is likely to have played an influential role in human self-domestication. Future research on this theme will benefit by including more of the expected symptoms of human self-domestication and examining other potential drivers of this process.
Titre de l'article
Statut des femmes, sécurité alimentaire et stature du dimorphisme sexuel : test du choix du partenaire comme mécanisme de l'auto-domestication de l'homme.
Statut des femmes, sécurité alimentaire et stature du dimorphisme sexuel : test du choix du partenaire comme mécanisme de l'auto-domestication de l'homme.
Introduction à l'article
Trois moteurs ont été proposé pour expliquer l'auto-domestication de l'Homme. Il s'agit d'une sociabilité accrue, promouvant la coopération et sélectionnant les individus les moins agressifs ; les avantages collectifs pour les groupes qui ostracisent les individus très agressifs ; et pour finir le choix des femelles pour des individus peu agressif qui s'investissent plus dans l'éducation des enfants.
Cet article se concentre sur ce troisième moteur.
Trois moteurs ont été proposé pour expliquer l'auto-domestication de l'Homme. Il s'agit d'une sociabilité accrue, promouvant la coopération et sélectionnant les individus les moins agressifs ; les avantages collectifs pour les groupes qui ostracisent les individus très agressifs ; et pour finir le choix des femelles pour des individus peu agressif qui s'investissent plus dans l'éducation des enfants.
Cet article se concentre sur ce troisième moteur.
Expériences de l'article
L'expérience se base sur le choix du partenaire des femmes en fonction de la sécurité alimentaire et du statut social des femmes, en faveur ou non d'un homme agressif ou non. Pour cela la base de données du Standard Cross‐Cultural Sample (SSCS), regroupant 186 sociétés humaines selon 2000 variables, ethnographiques, environnementales et géographiques, seules 28 ont été utilisées selon plusieurs variables ; une variable dépendante, la stature du dimorphisme sexuel (différence de taille entre mâle et femelle); deux variables indépendantes qui sont les déterminants : le statut social et la sécurité alimentaire ; ajouté à cela quatre variables de contrôle avec la latitude absolue, la taille moyenne, la contribution des femmes à la subsistance et la région. Des régressions linéaires ont été employées pour déterminer la dépendance de la stature du dimorphisme sexuel puis plusieurs modèles ont été testé avec les variables indépendantes déterminantes et leur interaction avec les autres variables.
L'expérience se base sur le choix du partenaire des femmes en fonction de la sécurité alimentaire et du statut social des femmes, en faveur ou non d'un homme agressif ou non. Pour cela la base de données du Standard Cross‐Cultural Sample (SSCS), regroupant 186 sociétés humaines selon 2000 variables, ethnographiques, environnementales et géographiques, seules 28 ont été utilisées selon plusieurs variables ; une variable dépendante, la stature du dimorphisme sexuel (différence de taille entre mâle et femelle); deux variables indépendantes qui sont les déterminants : le statut social et la sécurité alimentaire ; ajouté à cela quatre variables de contrôle avec la latitude absolue, la taille moyenne, la contribution des femmes à la subsistance et la région. Des régressions linéaires ont été employées pour déterminer la dépendance de la stature du dimorphisme sexuel puis plusieurs modèles ont été testé avec les variables indépendantes déterminantes et leur interaction avec les autres variables.
Résultats de l'article
En résultat, la stature des hommes est plus grande que celle des femmes dans les différentes sociétés étudiées.
L'augmentation du statut social des femmes est associé à une plus faible stature du dimorphisme sexuel dont la magnitude est liée à la sécurité alimentaire (l'effet est plus fort s'il y a une sécurité alimentaire).
Le choix des femmes se portent sur des individus moins agressifs quand elles ont un bon statut social et une sécurité alimentaire. La sécurité alimentaire est un facteur important, une femme choisira un mâle capable de lui apporter une sécurité alimentaire dans le cas où la nourriture est rare et donc un partenaire plus agressif.
Le choix d'un partenaire moins agressif et la réduction de la stature du dimorphisme sexuel sont des causes du syndrome de domestication.
En résultat, la stature des hommes est plus grande que celle des femmes dans les différentes sociétés étudiées.
L'augmentation du statut social des femmes est associé à une plus faible stature du dimorphisme sexuel dont la magnitude est liée à la sécurité alimentaire (l'effet est plus fort s'il y a une sécurité alimentaire).
Le choix des femmes se portent sur des individus moins agressifs quand elles ont un bon statut social et une sécurité alimentaire. La sécurité alimentaire est un facteur important, une femme choisira un mâle capable de lui apporter une sécurité alimentaire dans le cas où la nourriture est rare et donc un partenaire plus agressif.
Le choix d'un partenaire moins agressif et la réduction de la stature du dimorphisme sexuel sont des causes du syndrome de domestication.
Rigueur de l'article
L'utilisation du SSCS peut être remit en question car il s'agit d'une base de données regroupant des sociétés passées dont nous avons peu d'information au final et dont certaines conclusions relèvent de suppositions, les données morphologiques notamment. Les auteurs en font part dans la Discussion.
La variable du statut social des femmes peut également être biaisée par le fait que le choix du partenaire n'est pas toujours le choix de la femme selon les sociétés et qu'importe le statut social de cette dernière. Ce problème est rapidement abordé dans la Discussion.
L'utilisation du SSCS peut être remit en question car il s'agit d'une base de données regroupant des sociétés passées dont nous avons peu d'information au final et dont certaines conclusions relèvent de suppositions, les données morphologiques notamment. Les auteurs en font part dans la Discussion.
La variable du statut social des femmes peut également être biaisée par le fait que le choix du partenaire n'est pas toujours le choix de la femme selon les sociétés et qu'importe le statut social de cette dernière. Ce problème est rapidement abordé dans la Discussion.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article se limite vraiment à sa question qui est le choix du partenaire par la femme. Il répond plutôt bien à cela et permet de voir qu'en fonction des sociétés et de leurs organisations on peut retrouver des indices d'auto-domestication notamment le choix de partenaire moins agressif et un dimorphisme sexuel moins marqué lorsque la sécurité alimentaire est présente et que les femmes ont un bon statut social. Dans la discussion les auteurs avouent qu'ils se sont concentrés sur leur thématique mais que les autres moteurs proposés pour l'auto-domestication de l'Homme sont aussi à testés et que ce n'est peut-être pas un choix à faire entre les trois mais plutôt l'action de ces trois moteurs qui a conduit à l'auto-domestication de l'Homme.
Cet article se limite vraiment à sa question qui est le choix du partenaire par la femme. Il répond plutôt bien à cela et permet de voir qu'en fonction des sociétés et de leurs organisations on peut retrouver des indices d'auto-domestication notamment le choix de partenaire moins agressif et un dimorphisme sexuel moins marqué lorsque la sécurité alimentaire est présente et que les femmes ont un bon statut social. Dans la discussion les auteurs avouent qu'ils se sont concentrés sur leur thématique mais que les autres moteurs proposés pour l'auto-domestication de l'Homme sont aussi à testés et que ce n'est peut-être pas un choix à faire entre les trois mais plutôt l'action de ces trois moteurs qui a conduit à l'auto-domestication de l'Homme.
Remarques sur l'article
Je pense que c'est un bon travail qui a été rigoureux malgré les questions que l'on peut se poser sur les données utilisées, ces doutes ont été exprimés par les auteurs eux-mêmes ce qui permet de bien comprendre leur travail et de prendre un certain recul quant aux résultats. C'est un travail honnête.
Je pense que c'est un bon travail qui a été rigoureux malgré les questions que l'on peut se poser sur les données utilisées, ces doutes ont été exprimés par les auteurs eux-mêmes ce qui permet de bien comprendre leur travail et de prendre un certain recul quant aux résultats. C'est un travail honnête.
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