Translocation, the intentional movement of living organisms from one area to another is increasingly being used as a conservation tool to overcome barriers to dispersal. A dichotomy exists for conservation-oriented translocations: on one hand, there are those that release plants or animals into known historic ranges and on the other hand, there are releases outside historic distributions. Misuse of or attempts to redefine established terms and a proliferation of variants of new terms such as assisted colonization, confuse and hamper communication. The aim of this opinion article is to describe and define a conservation translocation spectrum, from species reintroductions to assisted colonization, and beyond, and in so doing provide a standard framework and terminology for discussing translocation options. I suggest that we are moving along this spectrum, away from the dictates of historical species distribution records, toward the inclusion of more risky interventions that will be required to respond to habitat shifts due to anthropogenic impacts. To some extent rapid climate change changes everything, including how we should view introductions versus reintroductions. We need to seriously consider adding other approaches to our conservation toolbox. Assisted colonization will start us along this path, acknowledging as it does the accelerated rate of habitat change and the problems of attempting to preserve dynamic systems. The next step along the conservation translocation spectrum may be for reintroduction biology and restoration ecology to more comprehensively join forces on carefully selected projects to use species introductions to create novel ecosystems through active ecological community construction.
Titre de la review
De la réintroduction à la colonisation assistée : une gamme de translocations pour la conservation
De la réintroduction à la colonisation assistée : une gamme de translocations pour la conservation
Résumé de la review
Les changements globaux actuels (perte et fragmentation, surexploitation,…) nous amènent à réfléchir à la restauration de populations viables, celle-ci étant souvent peut réalisable spontanément. C’est alors que l’homme intervient en facilitant la mobilité des espèces. Il existe plusieurs types de translocation :
La réintroduction s’intéresse au rétablissement d’une population viable dans son habitat historique. L’IUCN privilégie la réintroduction d’espèces dans les sites rémanents depuis la distribution originelle. Cette méthode comporte des faiblesses. Tout d’abord, il se peut que la distribution passée de l’espèce n’ai pas été répertoriée, qu’elle soit erronée ou peu précise. Elle considère un environnement statique avec des conditions stables, or, on observe actuellement une accélération des changements d’habitats qui peuvent être parfois irréversibles. Enfin, la réintroduction sous-entend la connaissance d’un état de référence avant perturbation (comparaison à l’aire préindustrielle, avant l’installation des hommes). Les causes du déclin doivent être identifiées.
Restockage (= renforcement/supplémentation/augmentation/amélioration) : c’est l’introduction d’individus dans une population existante afin de la redynamiser. Ceci permet le maintien d’une population de taille suffisante pour éviter les risques génétiques ou démographiques dus aux effets stochastiques. Cette méthode peut aussi permettre de rétablir la connectivité entre population. Cependant, la présence d’individus conspécifiques ne garantit pas la durabilité de l’habitat notamment dans le cas où une diminution de la taille de la population serait due à une baisse en qualité de l’habitat.
Introductions pour la conservation : l’IUCN conseille cette méthode dans les cas où il n’y a pas d’aires historiques rémanentes pour la réintroduction d’une espèce. Parmi ces introductions, on en distingue deux types : le remplacement écologique et colonisation assistée.
Actuellement, les nouvelles directions pour la réhabilitation écologique se dirigent vers la colonisation assistée qui constitue une méthode mieux adaptée à l’accélération des changements d’habitats. On ne cherche plus à répliquer les habitats passés, on reconnaît que les écosystèmes sont dynamiques dans l’espace et sans le temps. On se focalise alors sur la fonctionnalité et la résilience des écosystèmes afin de persister aux événements futurs. Cette vision amène à réfléchir à des écosystèmes nouveaux, fait de nouveaux assemblages, maximisant les bénéfices pour l’homme et l’environnement.
Les changements globaux actuels (perte et fragmentation, surexploitation,…) nous amènent à réfléchir à la restauration de populations viables, celle-ci étant souvent peut réalisable spontanément. C’est alors que l’homme intervient en facilitant la mobilité des espèces. Il existe plusieurs types de translocation :
La réintroduction s’intéresse au rétablissement d’une population viable dans son habitat historique. L’IUCN privilégie la réintroduction d’espèces dans les sites rémanents depuis la distribution originelle. Cette méthode comporte des faiblesses. Tout d’abord, il se peut que la distribution passée de l’espèce n’ai pas été répertoriée, qu’elle soit erronée ou peu précise. Elle considère un environnement statique avec des conditions stables, or, on observe actuellement une accélération des changements d’habitats qui peuvent être parfois irréversibles. Enfin, la réintroduction sous-entend la connaissance d’un état de référence avant perturbation (comparaison à l’aire préindustrielle, avant l’installation des hommes). Les causes du déclin doivent être identifiées.
Restockage (= renforcement/supplémentation/augmentation/amélioration) : c’est l’introduction d’individus dans une population existante afin de la redynamiser. Ceci permet le maintien d’une population de taille suffisante pour éviter les risques génétiques ou démographiques dus aux effets stochastiques. Cette méthode peut aussi permettre de rétablir la connectivité entre population. Cependant, la présence d’individus conspécifiques ne garantit pas la durabilité de l’habitat notamment dans le cas où une diminution de la taille de la population serait due à une baisse en qualité de l’habitat.
Introductions pour la conservation : l’IUCN conseille cette méthode dans les cas où il n’y a pas d’aires historiques rémanentes pour la réintroduction d’une espèce. Parmi ces introductions, on en distingue deux types : le remplacement écologique et colonisation assistée.
Actuellement, les nouvelles directions pour la réhabilitation écologique se dirigent vers la colonisation assistée qui constitue une méthode mieux adaptée à l’accélération des changements d’habitats. On ne cherche plus à répliquer les habitats passés, on reconnaît que les écosystèmes sont dynamiques dans l’espace et sans le temps. On se focalise alors sur la fonctionnalité et la résilience des écosystèmes afin de persister aux événements futurs. Cette vision amène à réfléchir à des écosystèmes nouveaux, fait de nouveaux assemblages, maximisant les bénéfices pour l’homme et l’environnement.
Rigueur de la review
Il s'agit d'un article d'opinion faisant un état de lieux concernant les translocations d'espèces avec un penchant pour la colonisation assistée dont les inconvénients sont survolés.
Il s'agit d'un article d'opinion faisant un état de lieux concernant les translocations d'espèces avec un penchant pour la colonisation assistée dont les inconvénients sont survolés.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait un état des lieux des méthodes de translocation existantes. Elle permet de replacer la colonisation assistée dans le contexte actuel.
Cette review fait un état des lieux des méthodes de translocation existantes. Elle permet de replacer la colonisation assistée dans le contexte actuel.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.