The processes causing the latitudinal gradient in species richness remain elusive. Ecological theories for the origin of biodiversity gradients, such as competitive exclusion, neutral dynamics, and environmental filtering, make predictions for how functional diversity should vary at the alpha (within local assemblages), beta (among assemblages), and gamma (regional pool) scales. We test these predictions by quantifying hypervolumes constructed from functional traits representing major axes of plant strategy variation (specific leaf area, plant height, and seed mass) in tree assemblages spanning the temperate and tropical New World. Alpha-scale trait volume decreases with absolute latitude and is often lower than sampling expectation, consistent with environmental filtering theory. Beta-scale overlap decays with geographic distance fastest in the temperate zone, again consistent with environmental filtering theory. In contrast, gamma-scale trait space shows a hump-shaped relationship with absolute latitude, consistent with no theory. Furthermore, the overall temperate trait hypervolume was larger than the overall tropical hypervolume, indicating that the temperate zone permits a wider range of trait combinations or that niche packing is stronger in the tropical zone. Although there are limitations in the data, our analyses suggest that multiple processes have shaped trait diversity in trees, reflecting no consistent support for any one theory.
Titre de l'article
Diversité fonctionnelle et gradient latitudinal de diversité
Diversité fonctionnelle et gradient latitudinal de diversité
Introduction à l'article
Une nouvelle méthode statistique est mise en place afin de tester la validité de différentes théories écologiques à l'origine du gradient latitudinal de diversité.
La théorie du filtrage environnemental met en avant le rôle des facteurs abiotiques (stress climatique et saisonnalité) dans les contraintes écologiques et fonctionnelles opérant au sein des assemblages végétales.
La théorie de niche stipule que la force des interactions spécifiques se refletent dans les différences de diversité fonctionnelle. Ainsi, les phénomènes d'agrégation de niches ou de déplacement des caractères écologiques influeront sur la diversité fonctionnelle.
La théorie de la dynamique neutre postule que le gradient reflète des différences de taux de spéciation et de taille des métacommunautés plutôt qu'une variance de diversité fonctionnelle.
Une nouvelle méthode statistique est mise en place afin de tester la validité de différentes théories écologiques à l'origine du gradient latitudinal de diversité.
La théorie du filtrage environnemental met en avant le rôle des facteurs abiotiques (stress climatique et saisonnalité) dans les contraintes écologiques et fonctionnelles opérant au sein des assemblages végétales.
La théorie de niche stipule que la force des interactions spécifiques se refletent dans les différences de diversité fonctionnelle. Ainsi, les phénomènes d'agrégation de niches ou de déplacement des caractères écologiques influeront sur la diversité fonctionnelle.
La théorie de la dynamique neutre postule que le gradient reflète des différences de taux de spéciation et de taille des métacommunautés plutôt qu'une variance de diversité fonctionnelle.
Expériences de l'article
La quantification de l'espace des traits fonctionnelles est réalisé sur 3 échelles spatiales : au sein des assemblages (alpha), entre les assemblages (beta) et entre les biomes (gamma).
Le choix des traits fonctionnels étudiés est en lien avec la diversité des stratégies écologiques des végétaux. En effet, l'aire foliaire spécifique, la hauteur maximale et la masse de la graine font référence à des compromis ou à des stratégies évolutives en lien avec la fécondité, la croissance somatique ou encore l'optimisation de la photosynthèse.
Une analyse statistique se basant sur un algorithme hypervolume à ainsi permis de calculer le volume et le degré de chevauchement des espaces occupés par les traits fonctionnelles étudiés.
Les théories écologique émises précédemment font référence à la multidimensionnalité des niches et à la dispersion des traits fonctionnelles. La méthode des hypervolumes semblent donc pertinente afin d'étudier l'impact des théories écologiques sur le gradient de diversité.
La quantification de l'espace des traits fonctionnelles est réalisé sur 3 échelles spatiales : au sein des assemblages (alpha), entre les assemblages (beta) et entre les biomes (gamma).
Le choix des traits fonctionnels étudiés est en lien avec la diversité des stratégies écologiques des végétaux. En effet, l'aire foliaire spécifique, la hauteur maximale et la masse de la graine font référence à des compromis ou à des stratégies évolutives en lien avec la fécondité, la croissance somatique ou encore l'optimisation de la photosynthèse.
Une analyse statistique se basant sur un algorithme hypervolume à ainsi permis de calculer le volume et le degré de chevauchement des espaces occupés par les traits fonctionnelles étudiés.
Les théories écologique émises précédemment font référence à la multidimensionnalité des niches et à la dispersion des traits fonctionnelles. La méthode des hypervolumes semblent donc pertinente afin d'étudier l'impact des théories écologiques sur le gradient de diversité.
Résultats de l'article
La diversité fonctionnelle à l'échelle alpha se comporte de manière analogue au gradient latitudinal de diversité. Concernant l'échelle beta, la diversité fonctionnelle décroit de manière plus importante entre les écosystèmes au sein des latitudes tempérées. Cela démontre une hétérogénéité fonctionnelle plus importante au sein des assemblages végétales des latitudes tempérées.
A l'échelle gamma, les hypervolumes larges se trouvent principalement au niveau des latitudes tempérées. La variabilité des espaces morphologiques occupées par les traits considérés sont donc plus important au niveau des latitudes moyennes.
La diversité fonctionnelle à l'échelle alpha se comporte de manière analogue au gradient latitudinal de diversité. Concernant l'échelle beta, la diversité fonctionnelle décroit de manière plus importante entre les écosystèmes au sein des latitudes tempérées. Cela démontre une hétérogénéité fonctionnelle plus importante au sein des assemblages végétales des latitudes tempérées.
A l'échelle gamma, les hypervolumes larges se trouvent principalement au niveau des latitudes tempérées. La variabilité des espaces morphologiques occupées par les traits considérés sont donc plus important au niveau des latitudes moyennes.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet d'aborder une nouvelle dimension du gradient latitudinal de diversité, à savoir la diversité éco-morphologique.
Effectivement, la richesse spécifique est principalement mis en avant dans l'étude du gradient latitudinal de diversité. Cependant, l'étude des traits fonctionnels permet de mettre en lumière la variabilité des stratégies évolutives et les disparités morphologiques existant au sein des assemblages végétales.
Lamanna et collaborateurs proposent donc un cadre conceptuel (méthode des hypervolumes) afin de tester les hypothèses écologiques et évolutives émises concernant le gradient latitudinal de diversité.
Cet article permet d'aborder une nouvelle dimension du gradient latitudinal de diversité, à savoir la diversité éco-morphologique.
Effectivement, la richesse spécifique est principalement mis en avant dans l'étude du gradient latitudinal de diversité. Cependant, l'étude des traits fonctionnels permet de mettre en lumière la variabilité des stratégies évolutives et les disparités morphologiques existant au sein des assemblages végétales.
Lamanna et collaborateurs proposent donc un cadre conceptuel (méthode des hypervolumes) afin de tester les hypothèses écologiques et évolutives émises concernant le gradient latitudinal de diversité.
Remarques sur l'article
L'article ne prend pas en compte le rôle de la plasticité phénotypique. En effet, la plasticité phénotypique représente une stratégie évolutive ubiquiste au sein des végétaux. Les traits fonctionnelles sont donc variable et cette variabilité peut potentiellement influencée les résultats.
Enfin, peu de trait fonctionnelle ont été pris en compte. De plus, les auteurs reconnaissent que la qualité des données influence fortement l'étude et que l'échantillonnage taxinomique est trop restreint pour envisagée une conclusion robuste.
L'article ne prend pas en compte le rôle de la plasticité phénotypique. En effet, la plasticité phénotypique représente une stratégie évolutive ubiquiste au sein des végétaux. Les traits fonctionnelles sont donc variable et cette variabilité peut potentiellement influencée les résultats.
Enfin, peu de trait fonctionnelle ont été pris en compte. De plus, les auteurs reconnaissent que la qualité des données influence fortement l'étude et que l'échantillonnage taxinomique est trop restreint pour envisagée une conclusion robuste.
Figure
Cette figure présente l'hypervolume gamma occupée par l'ensemble des traits fonctionnelles en fonction de la latitude. On observe ainsi que les hypervolumes sont plus important aux latitudes moyennes.
Cette figure présente l'hypervolume gamma occupée par l'ensemble des traits fonctionnelles en fonction de la latitude. On observe ainsi que les hypervolumes sont plus important aux latitudes moyennes.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.