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Titre de l'article

L'adaptation génétique à la captivité peut apparaitre en une seule génération.

Introduction à l'article

Si la réintroduction est une méthode une méthode couramment utilisée pour la conservation d'espèces menacées, il est maintenant bien connu que cette dernière s'accompagne d'une diminution de la fitness de l'espèce. L'idée de cette étude est de montrer quelles peuvent être les causes possibles de cette perte de fitness via, principalement, une diminution de la fécondité des populations introduites issues d'une naissance en captivité.

Expériences de l'article

L'expérience a été effectuée sur des saumons mélangeant une population sauvage avec des individus nés en captivité. Une analyse génétique a été effectué sur plusieurs années pour comparer le génome des juvéniles (génération F1) avec ceux des parents sauvages ou nés en captivité. Ensuite, le succès reproducteur a été calculé, grâce à la taille de la descendance de chaque génération, puis comparé pour les deux populations. Ceci a permis aux auteurs de déterminer l'adaptabilité à la captivité par rapport du succès reproducteur des captifs sur celui des sauvages dans un environnement de captivité.

Résultats de l'article

Des traits particuliers sont favorisés par l'environnement de la captivité. Ces traits sont sélectionnés par sélection domestique en une génération seulement. La conséquence mesurable est que le succès reproducteur augmente très rapidement en captivité pour les générations de poissons qui naissent en captivité et qui le reste. Cependant ce succès diminue rapidement une fois remis en liberté dans un environnement sauvage.

Ce que cet article apporte au débat

Les effets de la sélection de domestication sont très rapides et peuvent s'exprimer en une génération seulement. Cette démonstration est très importante car elle contrecarre un argument utilisé par ceux défendant la méthode de réintroduction d'espèces nées en captivité, à savoir que les effets génétiques n'apparaisent qu'après un certain temps générationnel dans la population captive et que, par conséquent, un renouvellement des individus sauvages capturés pour donner une descendance née en captivité permet d'annuler cette effet.

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : Genetic adaptation to captivity can occur in a single generation
  • 1 1
  • Auteurs
    Mark Christie, Melanie Marine, Rod French, Michael Blouin
  • Année de publication
    2012
  • Journal
    Proceedings of the National Academy of Sciences
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Captive breeding programs are widely used for the conservation
    and restoration of threatened and endangered species. Neverthe-
    less, captive-born individuals frequently have reduced fitness when
    reintroduced into the wild. The mechanism for these fitness de-
    clines has remained elusive, but hypotheses include environmental
    effects of captive rearing, inbreeding among close relatives, re-
    laxed natural selection, and unintentional domestication selection
    (adaptation to captivity). We used a multigenerational pedigree
    analysis to demonstrate that domestication selection can explain
    the precipitous decline in fitness observed in hatchery steelhead
    released into the Hood River in Oregon. After returning from the
    ocean, wild-born and first-generation hatchery fish were used as
    broodstock in the hatchery, and their offspring were released into
    the wild as smolts. First-generation hatchery fish had nearly
    double the lifetime reproductive success (measured as the number
    of returning adult offspring) when spawned in captivity compared
    with wild fish spawned under identical conditions, which is a clear
    demonstration of adaptation to captivity. We also documented a
    tradeoff among the wild-born broodstock: Those with the greatest
    fitness in a captive environment produced offspring that per-
    formed the worst in the wild. Specifically, captive-born individuals
    with five (the median) or more returning siblings (i.e., offspring of
    successful broodstock) averaged 0.62 returning offspring in the
    wild, whereas captive-born individuals with less than five siblings
    averaged 2.05 returning offspring in the wild. These results dem-
    onstrate that a single generation in captivity can result in a sub-
    stantial response to selection on traits that are beneficial in
    captivity but severely maladaptive in the wild.

  • Identifiant unique
    10.3410/f.13426956.14801054
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Peut-on réintroduire des espèces de manière durable alors que celles-ci ont été élevées en captivité ?
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