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Titre de la review

Adaptation génétique à la captivité dans les programmes de conservation des espèces

Résumé de la review

Le maintien en captivité d'espèces peut conduire à la sélection de caractères, qui en temps normal seraient contre sélectionnés. En effet, ces caractères seraient délétères en milieu naturel, on parle "d'adaptation génétique à la captivité". Lorsque ces espèces sont réintroduites dans leur milieu naturel, ces caractères ne permettent pas leur survie. De plus, cette adaptation augmente en fonction de plusieurs facteurs: le différentiel de sélection, la diversité génétique, la taille des populations et le nombre de générations en captivité. Il est possible de minimiser l'adaptation génétique à la captivité en réduisant au minimum le nombre de générations en captivité, mais pour beaucoup d'espèces animales ce n'est pas réalisable. L'adaptation génétique peut être minimisée en égalisant la taille des familles bien que des tests statistiques ont montré que les bénéfices sont minimes une fois les individus relâchés dans la nature.
Les conséquences néfastes de ces adaptations peuvent être également minimisées par la fragmentation des populations captives, tout en réalisant des croisements occasionnels pour maintenir la consanguinité à des niveaux acceptables, ainsi qu'en réalisant des croisements entre les populations nées en captivité.

Ce que cette review apporte au débat

Cette review permet au lecteur de comprendre la complexité des programmes de reproduction/réintroduction d'espèces. En effet, le maintien d'espèces en captivité peut conduire à la sélection de gène, qui une fois les individus réintroduit, lui serait délétère. Le temps de maintien en captivité ainsi que le nombre de générations faites en captivité joueraient un rôle important afin de pas induire la sélections de gène en captivité.
Lorsqu'une espèce est maintenue trop longtemps en captivité alors elle a une probabilité élevée d'avoir des gènes qui ne lui permettront pas de survivre dans son environnement naturel. À ça s'ajoute le fait que les écosystèmes ne sont pas figés dans le temps et sont en constantes modifications. C'est pourquoi des espèces maintenues longtemps dans des zoos, auront peu de chances d'être réintroduites avec succès.

Publiée il y a plus de 7 ans par M. Boisseau.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Review : Genetic adaptation to captivity in species conservation programs
  • 1 1
  • Auteurs
    RICHARD FRANKHAM
  • Année de publication
    2007
  • Journal
    Molecular Ecology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    As wild environments are often inhospitable, many species have to be captive-bred to save them from extinction. In captivity, species adapt genetically to the captive environment and these genetic adaptations are overwhelmingly deleterious when populations are returned to wild environments. I review empirical evidence on (i) the genetic basis of adaptive changes in captivity, (ii) factors affecting the extent of genetic adaptation to captivity, and (iii) means for minimizing its deleterious impacts. Genetic adaptation to captivity is primarily due to rare alleles that in the wild were deleterious and partially recessive. The extent of adaptation to captivity depends upon selection intensity, genetic diversity, effective popu- lation size and number of generation in captivity, as predicted by quantitative genetic the- ory. Minimizing generations in captivity provides a highly effective means for minimizing genetic adaptation to captivity, but is not a practical option for most animal species. Popu- lation fragmentation and crossing replicate captive populations provide practical means for minimizing the deleterious effects of genetic adaptation to captivity upon populations reintroduced into the wild. Surprisingly, equalization of family sizes reduces the rate of genetic adaptation, but not the deleterious impacts upon reintroduced populations. Genetic adaptation to captivity is expected to have major effects on reintroduction success for species that have spent many generations in captivity. This issue deserves a much higher priority than it is currently receiving.

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    Peut-on réintroduire des espèces de manière durable alors que celles-ci ont été élevées en captivité ?
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