For the past three centuries, the effects of humans on the global environment have escalated. Because of these anthropogenic emissions of carbon dioxide, global climate may depart significantly from natural behavior for many millennia to come. It seems appropriate to assign the term ‘Anthropocene’ to the present, in many ways human dominated, geological epoch, supplementing the Holocene — the warm period of the past 10–12 millennia. The Anthropocene could be said to have started in the latter part of the eighteenth century, when analyses of air trapped in polar ice showed the beginning of growing global concentrations of carbon dioxide and methane. This date also happens to coincide with James Watt’s design of the steam engine in 1784.
Titre de la review
La Géologie de l’humanité
La Géologie de l’humanité
Résumé de la review
L’ancienneté de l’influence de l’humanité industrielle sur la surface de la Terre remonte aux années 1873, lorsque le géologue italien Antonio Stoppani évoque l’idée d’une « nouvelle force tellurique qui par sa puissance et son universalité peut être comparée aux grandes forces de la Terre». En mentionnant les précédents comme Stoppani puis Vernadsky et Teilhard de Chardin, Crutzen introduit le terme « Anthropocène » pour définir l’influence croissante de l’humanité sur l’environnement. Pour le chimiste, il semble naturel de désigner l’Anthropocène comme l’époque géologique actuelle, dominée par les activités de l’Homme, qui succède à l’Holocène. Il propose ainsi de placer comme date initiale de l’Anthropocène, la dernière partie du 18e siècle, époque dont les analyses de l’air emprisonné dans les glaces polaires montrent une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone et de méthane à l’échelle mondiale. Cette période coïncide avec l’invention de la machine à vapeur de James Watt en 1784. Cependant, même si jusque-là, seul 25% de la population mondiale est responsable de ces impacts, les conséquences sont irréfutables, se manifestants par des pluies acides, des brouillards chimiques ou encore le réchauffement climatique. Ainsi, selon les dernières estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la Terre se réchauffera de 1,4 à 5,8 °C durant ce siècle. Comme il le cite dans sa review, selon Crutzen, « à moins d’une catastrophe mondiale, comme l’impact d’une météorite, une guerre mondiale ou une pandémie, l’humanité restera une force environnementale majeure pour des millénaires ». De cette manière, Crutzen met l’accent sur l’impact déjà détectable de l’Homme sur son environnement mais surtout sur son ampleur. En effet, les humains exploitent environ 30 à 50 % de la surface des terres de la planète. Les forêts tropicales humides disparaissent à un rythme effréné, ce qui augmente le taux de dioxyde de carbone et conduit fortement à l’extinction de masse des espèces. La combinaison de ces activités anthropiques a provoqué une augmentation substantielle de la concentration des gaz à effet de serre (30% pour le CO2 et plus de 100% pour le méthane). Ces valeurs, encore aujourd’hui à la hausse, sont alarmants compte tenu du fait qu’ils ont atteint leurs plus haut niveaux depuis 4000 ans.
L’ancienneté de l’influence de l’humanité industrielle sur la surface de la Terre remonte aux années 1873, lorsque le géologue italien Antonio Stoppani évoque l’idée d’une « nouvelle force tellurique qui par sa puissance et son universalité peut être comparée aux grandes forces de la Terre». En mentionnant les précédents comme Stoppani puis Vernadsky et Teilhard de Chardin, Crutzen introduit le terme « Anthropocène » pour définir l’influence croissante de l’humanité sur l’environnement. Pour le chimiste, il semble naturel de désigner l’Anthropocène comme l’époque géologique actuelle, dominée par les activités de l’Homme, qui succède à l’Holocène. Il propose ainsi de placer comme date initiale de l’Anthropocène, la dernière partie du 18e siècle, époque dont les analyses de l’air emprisonné dans les glaces polaires montrent une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone et de méthane à l’échelle mondiale. Cette période coïncide avec l’invention de la machine à vapeur de James Watt en 1784. Cependant, même si jusque-là, seul 25% de la population mondiale est responsable de ces impacts, les conséquences sont irréfutables, se manifestants par des pluies acides, des brouillards chimiques ou encore le réchauffement climatique. Ainsi, selon les dernières estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la Terre se réchauffera de 1,4 à 5,8 °C durant ce siècle. Comme il le cite dans sa review, selon Crutzen, « à moins d’une catastrophe mondiale, comme l’impact d’une météorite, une guerre mondiale ou une pandémie, l’humanité restera une force environnementale majeure pour des millénaires ». De cette manière, Crutzen met l’accent sur l’impact déjà détectable de l’Homme sur son environnement mais surtout sur son ampleur. En effet, les humains exploitent environ 30 à 50 % de la surface des terres de la planète. Les forêts tropicales humides disparaissent à un rythme effréné, ce qui augmente le taux de dioxyde de carbone et conduit fortement à l’extinction de masse des espèces. La combinaison de ces activités anthropiques a provoqué une augmentation substantielle de la concentration des gaz à effet de serre (30% pour le CO2 et plus de 100% pour le méthane). Ces valeurs, encore aujourd’hui à la hausse, sont alarmants compte tenu du fait qu’ils ont atteint leurs plus haut niveaux depuis 4000 ans.
Rigueur de la review
Dans cette brève review, Crutzen mentionne des auteurs l’ayant précédé mais aussi des données chiffrées pour argumenter sa position. Cependant aucune de ses mentions ne sont référencées. De plus, l’auteur nous introduit la notion d’Anthropocène sans donner de définition précise.
Dans cette brève review, Crutzen mentionne des auteurs l’ayant précédé mais aussi des données chiffrées pour argumenter sa position. Cependant aucune de ses mentions ne sont référencées. De plus, l’auteur nous introduit la notion d’Anthropocène sans donner de définition précise.
Ce que cette review apporte au débat
Paul Crutzen et Joseph Stoemer introduisent en 2000 le terme « Anthropocène », encore inconnu il y’a 20 ans, pour caractériser « l’ère » géologique actuelle dominée par l’influence de l’Homme sur le système Terre. Cette publication de 2002 est à la base du débat actuel sur le concept de l’Anthropocène. En effet, dans sa brève review, publiée dans Nature, Crutzen popularise le terme Anthropocène, qui aujourd’hui est largement utilisé par la communauté scientifique. Cependant, le terme « Anthropocène » est aujourd’hui au cœur de nombreuses controverses notamment dû au fait que la notion n’est pas clairement définie. De plus, Crutzen, chimiste de profession, introduit l’idée d’une nouvelle « ère », qui est beaucoup discutée par les géologues car ne pouvant pas être admise en tant que telle par les méthodes classiques de classification des étages de temps géologiques.
Paul Crutzen et Joseph Stoemer introduisent en 2000 le terme « Anthropocène », encore inconnu il y’a 20 ans, pour caractériser « l’ère » géologique actuelle dominée par l’influence de l’Homme sur le système Terre. Cette publication de 2002 est à la base du débat actuel sur le concept de l’Anthropocène. En effet, dans sa brève review, publiée dans Nature, Crutzen popularise le terme Anthropocène, qui aujourd’hui est largement utilisé par la communauté scientifique. Cependant, le terme « Anthropocène » est aujourd’hui au cœur de nombreuses controverses notamment dû au fait que la notion n’est pas clairement définie. De plus, Crutzen, chimiste de profession, introduit l’idée d’une nouvelle « ère », qui est beaucoup discutée par les géologues car ne pouvant pas être admise en tant que telle par les méthodes classiques de classification des étages de temps géologiques.
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