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L'utilisation massive de pesticides chimiques classiques a permis une augmentation notable de la production mondiale des cultures en lien avec une réduction très importante de l'action des nuisibles. Cependant, leurs effets néfastes sur l'environnement, la santé humaine et le coût grandissant de production de nouveaux pesticides synthétiques ont conduit à un regain d'intérêt pour les méthodes de biocontrôle basées sur des micro-organismes. Certains problèmes inhérents à ces méthodes ont toujours été un frein à leur emploi (e. g coût de production, hôte-spécificité, manque d'efficacité, distribution et persistance des pathogènes dans le milieu naturel, organismes de régulation des biopesticides..). Néanmoins, les avancées technologiques récentes sont prometteuses et il est par exemple possible d'augmenter la virulence d'un pathogène en lui faisant exprimer une toxine (issue d'un autre organisme). Ainsi, le développement de l'ingénierie génétique permettrait de pallier à certains de ces problèmes.
Le développement de nouveaux biopesticides est long et coûteux, il est nécessaire de chercher le bon candidat parmi plusieurs centaines de milliers de "souches". Seule une infime fraction pourra ensuite être utilisée comme agent de biocontrôle. Les approches modernes étudient également la biologie et l'écologie de ces micro-organismes, leurs interactions avec d'autres organismes et leur "comportement" dans l'environnement de telle sorte que les biopesticides ainsi développés seront sans danger pour l'environnement.
Certains produits issus de l'activité de micro-organismes permettent le développement de biopesticides, et ces biopesticides peuvent se combiner à d'autres méthodes de contrôle des nuisibles pour une plus grande efficacité.
Bien que ces méthodes soient en plein essor et que des progrès notables aient été réalisés, de nombreux problèmes restent encore à surmonter et des efforts restent à faire pour pouvoir exploiter pleinement le potentiel des micro-organismes en lutte biologique :
une meilleure connaissance des micro-organismes et de leur comportement dans le milieu naturel
une prise de conscience de leurs avantage et potentiel
une diversification des axes de recherche concernant les biopesticides
L'utilisation massive de pesticides chimiques classiques a permis une augmentation notable de la production mondiale des cultures en lien avec une réduction très importante de l'action des nuisibles. Cependant, leurs effets néfastes sur l'environnement, la santé humaine et le coût grandissant de production de nouveaux pesticides synthétiques ont conduit à un regain d'intérêt pour les méthodes de biocontrôle basées sur des micro-organismes. Certains problèmes inhérents à ces méthodes ont toujours été un frein à leur emploi (e. g coût de production, hôte-spécificité, manque d'efficacité, distribution et persistance des pathogènes dans le milieu naturel, organismes de régulation des biopesticides..). Néanmoins, les avancées technologiques récentes sont prometteuses et il est par exemple possible d'augmenter la virulence d'un pathogène en lui faisant exprimer une toxine (issue d'un autre organisme). Ainsi, le développement de l'ingénierie génétique permettrait de pallier à certains de ces problèmes.
Le développement de nouveaux biopesticides est long et coûteux, il est nécessaire de chercher le bon candidat parmi plusieurs centaines de milliers de "souches". Seule une infime fraction pourra ensuite être utilisée comme agent de biocontrôle. Les approches modernes étudient également la biologie et l'écologie de ces micro-organismes, leurs interactions avec d'autres organismes et leur "comportement" dans l'environnement de telle sorte que les biopesticides ainsi développés seront sans danger pour l'environnement.
Certains produits issus de l'activité de micro-organismes permettent le développement de biopesticides, et ces biopesticides peuvent se combiner à d'autres méthodes de contrôle des nuisibles pour une plus grande efficacité.
Bien que ces méthodes soient en plein essor et que des progrès notables aient été réalisés, de nombreux problèmes restent encore à surmonter et des efforts restent à faire pour pouvoir exploiter pleinement le potentiel des micro-organismes en lutte biologique :
une meilleure connaissance des micro-organismes et de leur comportement dans le milieu naturel
une prise de conscience de leurs avantage et potentiel
une diversification des axes de recherche concernant les biopesticides
Rigueur de la review
Les risques potentiels liés aux biopesticides ne sont pas du tout évoqués ici. En effet, bien qu'il y ait plusieurs exemples historiques de mauvais contrôle de micro-organismes en lutte biologique (e. g problème de la myxomatose en France dans les années 1950, relâchement accidentel d'un virus en Australie en 1995 etc..), les auteurs considèrent ces méthodes sans risque pour l'environnement et les écosystèmes.
Les risques potentiels liés aux biopesticides ne sont pas du tout évoqués ici. En effet, bien qu'il y ait plusieurs exemples historiques de mauvais contrôle de micro-organismes en lutte biologique (e. g problème de la myxomatose en France dans les années 1950, relâchement accidentel d'un virus en Australie en 1995 etc..), les auteurs considèrent ces méthodes sans risque pour l'environnement et les écosystèmes.
Ce que cette review apporte au débat
Ce papier, contrairement à d'autres reviews montre bien le lien entre le développement récent des biopesticides et la prise de conscience des risques, des problèmes liés à l'utilisation de pesticides chimiques. Il fournit un certain nombre de graphiques et de tableaux qui illustrent relativement bien l'augmentation du marché des biopesticides et la réduction de celui des pesticides synthétiques.
Ce papier, contrairement à d'autres reviews montre bien le lien entre le développement récent des biopesticides et la prise de conscience des risques, des problèmes liés à l'utilisation de pesticides chimiques. Il fournit un certain nombre de graphiques et de tableaux qui illustrent relativement bien l'augmentation du marché des biopesticides et la réduction de celui des pesticides synthétiques.
Remarques sur la review
Les conclusions de cette review semblent être les mêmes que celles de papiers publiés près de 15 ans plutôt : des progrès important restent à faire pour contrôler pleinement et efficacement les micro-organismes dans les programmes de biocontrôle (e. g Bonning and Hammockk, 1996). On pourrait alors relativiser les avancées technologiques des 15 dernières années (ingénierie génétique notamment).
Les conclusions de cette review semblent être les mêmes que celles de papiers publiés près de 15 ans plutôt : des progrès important restent à faire pour contrôler pleinement et efficacement les micro-organismes dans les programmes de biocontrôle (e. g Bonning and Hammockk, 1996). On pourrait alors relativiser les avancées technologiques des 15 dernières années (ingénierie génétique notamment).
Publiée il y a plus de 10 ans
par
S.Sweydan.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Titre de la review
L'ère des biopesticides est-elle arrivée?
L'ère des biopesticides est-elle arrivée?
Résumé de la review
L'utilisation massive de pesticides chimiques classiques a permis une augmentation notable de la production mondiale des cultures en lien avec une réduction très importante de l'action des nuisibles. Cependant, leurs effets néfastes sur l'environnement, la santé humaine et le coût grandissant de production de nouveaux pesticides synthétiques ont conduit à un regain d'intérêt pour les méthodes de biocontrôle basées sur des micro-organismes. Certains problèmes inhérents à ces méthodes ont toujours été un frein à leur emploi (e. g coût de production, hôte-spécificité, manque d'efficacité, distribution et persistance des pathogènes dans le milieu naturel, organismes de régulation des biopesticides..). Néanmoins, les avancées technologiques récentes sont prometteuses et il est par exemple possible d'augmenter la virulence d'un pathogène en lui faisant exprimer une toxine (issue d'un autre organisme). Ainsi, le développement de l'ingénierie génétique permettrait de pallier à certains de ces problèmes.
Le développement de nouveaux biopesticides est long et coûteux, il est nécessaire de chercher le bon candidat parmi plusieurs centaines de milliers de "souches". Seule une infime fraction pourra ensuite être utilisée comme agent de biocontrôle. Les approches modernes étudient également la biologie et l'écologie de ces micro-organismes, leurs interactions avec d'autres organismes et leur "comportement" dans l'environnement de telle sorte que les biopesticides ainsi développés seront sans danger pour l'environnement.
Certains produits issus de l'activité de micro-organismes permettent le développement de biopesticides, et ces biopesticides peuvent se combiner à d'autres méthodes de contrôle des nuisibles pour une plus grande efficacité.
Bien que ces méthodes soient en plein essor et que des progrès notables aient été réalisés, de nombreux problèmes restent encore à surmonter et des efforts restent à faire pour pouvoir exploiter pleinement le potentiel des micro-organismes en lutte biologique :
L'utilisation massive de pesticides chimiques classiques a permis une augmentation notable de la production mondiale des cultures en lien avec une réduction très importante de l'action des nuisibles. Cependant, leurs effets néfastes sur l'environnement, la santé humaine et le coût grandissant de production de nouveaux pesticides synthétiques ont conduit à un regain d'intérêt pour les méthodes de biocontrôle basées sur des micro-organismes. Certains problèmes inhérents à ces méthodes ont toujours été un frein à leur emploi (e. g coût de production, hôte-spécificité, manque d'efficacité, distribution et persistance des pathogènes dans le milieu naturel, organismes de régulation des biopesticides..). Néanmoins, les avancées technologiques récentes sont prometteuses et il est par exemple possible d'augmenter la virulence d'un pathogène en lui faisant exprimer une toxine (issue d'un autre organisme). Ainsi, le développement de l'ingénierie génétique permettrait de pallier à certains de ces problèmes.
Le développement de nouveaux biopesticides est long et coûteux, il est nécessaire de chercher le bon candidat parmi plusieurs centaines de milliers de "souches". Seule une infime fraction pourra ensuite être utilisée comme agent de biocontrôle. Les approches modernes étudient également la biologie et l'écologie de ces micro-organismes, leurs interactions avec d'autres organismes et leur "comportement" dans l'environnement de telle sorte que les biopesticides ainsi développés seront sans danger pour l'environnement.
Certains produits issus de l'activité de micro-organismes permettent le développement de biopesticides, et ces biopesticides peuvent se combiner à d'autres méthodes de contrôle des nuisibles pour une plus grande efficacité.
Bien que ces méthodes soient en plein essor et que des progrès notables aient été réalisés, de nombreux problèmes restent encore à surmonter et des efforts restent à faire pour pouvoir exploiter pleinement le potentiel des micro-organismes en lutte biologique :
Rigueur de la review
Les risques potentiels liés aux biopesticides ne sont pas du tout évoqués ici. En effet, bien qu'il y ait plusieurs exemples historiques de mauvais contrôle de micro-organismes en lutte biologique (e. g problème de la myxomatose en France dans les années 1950, relâchement accidentel d'un virus en Australie en 1995 etc..), les auteurs considèrent ces méthodes sans risque pour l'environnement et les écosystèmes.
Les risques potentiels liés aux biopesticides ne sont pas du tout évoqués ici. En effet, bien qu'il y ait plusieurs exemples historiques de mauvais contrôle de micro-organismes en lutte biologique (e. g problème de la myxomatose en France dans les années 1950, relâchement accidentel d'un virus en Australie en 1995 etc..), les auteurs considèrent ces méthodes sans risque pour l'environnement et les écosystèmes.
Ce que cette review apporte au débat
Ce papier, contrairement à d'autres reviews montre bien le lien entre le développement récent des biopesticides et la prise de conscience des risques, des problèmes liés à l'utilisation de pesticides chimiques. Il fournit un certain nombre de graphiques et de tableaux qui illustrent relativement bien l'augmentation du marché des biopesticides et la réduction de celui des pesticides synthétiques.
Ce papier, contrairement à d'autres reviews montre bien le lien entre le développement récent des biopesticides et la prise de conscience des risques, des problèmes liés à l'utilisation de pesticides chimiques. Il fournit un certain nombre de graphiques et de tableaux qui illustrent relativement bien l'augmentation du marché des biopesticides et la réduction de celui des pesticides synthétiques.
Remarques sur la review
Les conclusions de cette review semblent être les mêmes que celles de papiers publiés près de 15 ans plutôt : des progrès important restent à faire pour contrôler pleinement et efficacement les micro-organismes dans les programmes de biocontrôle (e. g Bonning and Hammockk, 1996). On pourrait alors relativiser les avancées technologiques des 15 dernières années (ingénierie génétique notamment).
Les conclusions de cette review semblent être les mêmes que celles de papiers publiés près de 15 ans plutôt : des progrès important restent à faire pour contrôler pleinement et efficacement les micro-organismes dans les programmes de biocontrôle (e. g Bonning and Hammockk, 1996). On pourrait alors relativiser les avancées technologiques des 15 dernières années (ingénierie génétique notamment).
Dernière modification il y a plus de 10 ans.