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- Pourquoi le viellissement évolue ?
Le vieillissement est caractérisé par une mortalité croissante et une diminution du succès de la reproduction avec l’âge adulte avancé. Il se manifeste mieux dans des conditions environnementales de captivité, car dans la nature, les individus de nombreuses espèces ont dû mal à suivre avec des taux élevés de mortalité exogènes. De nombreux gènes ont probablement une influence sur la variation naturelle du taux de vieillissement puisque la survie et la reproduction entre eux exploitent l'activité d'une grande partie du génome. Le viellissement conduit à deux mécanismes non exclusifs :
L’accumulation de mutations (MA) proposé par Medawar (1952) suggère que la force de sélection diminue avec l'âge créant une accumulation plus importante de mutations délétères dont les effets sont limités à la fin de la vie.
La « pléiotropie antagoniste » (AP) proposé par Medawar (1946) et Williams (1957), suppose que la sélection favorise les mutations ayant des effets positifs sur les traits liés à la condition physique tôt dans la vie, même s’ils ont des effets négatifs tard dans la vie (la sélection agira moins fortement sur les effets délétères de la fin de la vie). L’hypothèse du « soma jetable » (DS), une version physiologique de la pléiotropie antagoniste, suppose qu’il existe un compromis physiologique entre la reproduction et la maintenance somatique. Une hypothèse importante de la théorie est que le vieillissement devrait évoluer universellement chaque fois qu'il existe une distinction nette entre les parents et leur progéniture.
Un grand nombre d'expériences, principalement sur les Drosophila melanogaster et sur d'autres organismes, soutient les mécanismes AP et MA. Pour soutenir l’AP, des expériences de sélection artificielle ont été mises en place. Pour la MA ce sont des études génétiques quantitatives. La mortalité extrinsèque peut favoriser la sénescence d’un trait physiologique qui réduit la susceptibilité à cette source de mortalité, entraînant l’amélioration de l’état somatique et une longévité accrue, cela a été confirmé chez les guppys et Caenorhabditis remane.
- Certains mécanismes du viellissement sont conservés évolutivement.
Des interventions similaires semblent atténuer les effets du vieillissement chez des organismes éloignés, suggérant une conservation évolutive des mécanismes. Le rôle du réseau IIS / TOR dans le vieillissement pourrait être porteurs de variations naturelles dans le viellissement, observé chez D. melanogaster. De plus, les changements de fréquence d'allèles au niveau de ces loci de défenses immunitaires pourraient être à la base de changements évolutifs dans le taux de vieillissement dans les expériences de drosophiles.
- Le vieillissement est-il universel ?
Les théories du vieillissement concernent principalement les espèces ayant une durée de vie relativement courte, une mortalité croissante et une fertilité décroissante après maturité, mais il existe d’autres formes. Certaines espèces ont une sénescence « négligeable » voir même une amélioration physiologique avec l'âge ou enfin sans changement pour certaines comme Hydra sp., par exemple. En règle générale, la sénescence ne devrait évoluer que chez les organismes qui distinguent les parents des enfants, même lorsque la reproduction a lieu de manière asexuée.
- Les compromis avec la durée de vie sont omniprésents mais peuvent être dissociés.
Une allocation de ressources importante pour la croissance ou la reproduction précoce est souvent associée à un vieillissement plus rapide. Cependant, de plus en plus de preuves que les compromis entre la durée de vie et la condition physique dépendent du contexte et peuvent être « découplés » (exemple chez les insectes eusociaux, avec des reines a longue durée de vie et qui se reproduit et les travailleurs stériles à vie courte). La conclusion qu'une durée de vie accrue peut être atteinte en sans les coûts associés à la reproduction est ainsi remise en cause.
- Pourquoi le viellissement évolue ?
Le vieillissement est caractérisé par une mortalité croissante et une diminution du succès de la reproduction avec l’âge adulte avancé. Il se manifeste mieux dans des conditions environnementales de captivité, car dans la nature, les individus de nombreuses espèces ont dû mal à suivre avec des taux élevés de mortalité exogènes. De nombreux gènes ont probablement une influence sur la variation naturelle du taux de vieillissement puisque la survie et la reproduction entre eux exploitent l'activité d'une grande partie du génome. Le viellissement conduit à deux mécanismes non exclusifs :
L’accumulation de mutations (MA) proposé par Medawar (1952) suggère que la force de sélection diminue avec l'âge créant une accumulation plus importante de mutations délétères dont les effets sont limités à la fin de la vie.
La « pléiotropie antagoniste » (AP) proposé par Medawar (1946) et Williams (1957), suppose que la sélection favorise les mutations ayant des effets positifs sur les traits liés à la condition physique tôt dans la vie, même s’ils ont des effets négatifs tard dans la vie (la sélection agira moins fortement sur les effets délétères de la fin de la vie). L’hypothèse du « soma jetable » (DS), une version physiologique de la pléiotropie antagoniste, suppose qu’il existe un compromis physiologique entre la reproduction et la maintenance somatique. Une hypothèse importante de la théorie est que le vieillissement devrait évoluer universellement chaque fois qu'il existe une distinction nette entre les parents et leur progéniture.
Un grand nombre d'expériences, principalement sur les Drosophila melanogaster et sur d'autres organismes, soutient les mécanismes AP et MA. Pour soutenir l’AP, des expériences de sélection artificielle ont été mises en place. Pour la MA ce sont des études génétiques quantitatives. La mortalité extrinsèque peut favoriser la sénescence d’un trait physiologique qui réduit la susceptibilité à cette source de mortalité, entraînant l’amélioration de l’état somatique et une longévité accrue, cela a été confirmé chez les guppys et Caenorhabditis remane.
- Certains mécanismes du viellissement sont conservés évolutivement.
Des interventions similaires semblent atténuer les effets du vieillissement chez des organismes éloignés, suggérant une conservation évolutive des mécanismes. Le rôle du réseau IIS / TOR dans le vieillissement pourrait être porteurs de variations naturelles dans le viellissement, observé chez D. melanogaster. De plus, les changements de fréquence d'allèles au niveau de ces loci de défenses immunitaires pourraient être à la base de changements évolutifs dans le taux de vieillissement dans les expériences de drosophiles.
- Le vieillissement est-il universel ?
Les théories du vieillissement concernent principalement les espèces ayant une durée de vie relativement courte, une mortalité croissante et une fertilité décroissante après maturité, mais il existe d’autres formes. Certaines espèces ont une sénescence « négligeable » voir même une amélioration physiologique avec l'âge ou enfin sans changement pour certaines comme Hydra sp., par exemple. En règle générale, la sénescence ne devrait évoluer que chez les organismes qui distinguent les parents des enfants, même lorsque la reproduction a lieu de manière asexuée.
- Les compromis avec la durée de vie sont omniprésents mais peuvent être dissociés.
Une allocation de ressources importante pour la croissance ou la reproduction précoce est souvent associée à un vieillissement plus rapide. Cependant, de plus en plus de preuves que les compromis entre la durée de vie et la condition physique dépendent du contexte et peuvent être « découplés » (exemple chez les insectes eusociaux, avec des reines a longue durée de vie et qui se reproduit et les travailleurs stériles à vie courte). La conclusion qu'une durée de vie accrue peut être atteinte en sans les coûts associés à la reproduction est ainsi remise en cause.
Rigueur de la review
Acceptée par une revue a comité de lecture, donne de nombreux exemples et une bibliographie importante.
Cependant les auteurs basent ses conclusions sur le fait que le viellissement n'est pas programmée, alors que certains des arguments cités peuvent aussi être cités en défaveur de cette théorie.
Acceptée par une revue a comité de lecture, donne de nombreux exemples et une bibliographie importante.
Cependant les auteurs basent ses conclusions sur le fait que le viellissement n'est pas programmée, alors que certains des arguments cités peuvent aussi être cités en défaveur de cette théorie.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review apporte tout d'abord différents articles soutenant que le vieillissement n'est pas inévitable, ni universel avec de nombreuses espèces ne viellissant pas ou viellissant peu.
Cependant, il fait abstraction de toutes les théories posterieures a l'accumulation de mutations et de pleiotropie antagoniste, ce qui induit un discours en faveur du viellissement non-programmé. Il apporte que les régulateurs conservés au cours de l'évolution de la plasticité phénotypique se sont révélés capables de produire un changement de la physiologie et d'améliorer les effets du vieillissement.
Cette review apporte tout d'abord différents articles soutenant que le vieillissement n'est pas inévitable, ni universel avec de nombreuses espèces ne viellissant pas ou viellissant peu.
Cependant, il fait abstraction de toutes les théories posterieures a l'accumulation de mutations et de pleiotropie antagoniste, ce qui induit un discours en faveur du viellissement non-programmé. Il apporte que les régulateurs conservés au cours de l'évolution de la plasticité phénotypique se sont révélés capables de produire un changement de la physiologie et d'améliorer les effets du vieillissement.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
A. Benjamin.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Titre de la review
Horizons dans l'évolution du vieillissement.
Horizons dans l'évolution du vieillissement.
Résumé de la review
- Pourquoi le viellissement évolue ?
Le vieillissement est caractérisé par une mortalité croissante et une diminution du succès de la reproduction avec l’âge adulte avancé. Il se manifeste mieux dans des conditions environnementales de captivité, car dans la nature, les individus de nombreuses espèces ont dû mal à suivre avec des taux élevés de mortalité exogènes. De nombreux gènes ont probablement une influence sur la variation naturelle du taux de vieillissement puisque la survie et la reproduction entre eux exploitent l'activité d'une grande partie du génome. Le viellissement conduit à deux mécanismes non exclusifs :
L’accumulation de mutations (MA) proposé par Medawar (1952) suggère que la force de sélection diminue avec l'âge créant une accumulation plus importante de mutations délétères dont les effets sont limités à la fin de la vie.
La « pléiotropie antagoniste » (AP) proposé par Medawar (1946) et Williams (1957), suppose que la sélection favorise les mutations ayant des effets positifs sur les traits liés à la condition physique tôt dans la vie, même s’ils ont des effets négatifs tard dans la vie (la sélection agira moins fortement sur les effets délétères de la fin de la vie). L’hypothèse du « soma jetable » (DS), une version physiologique de la pléiotropie antagoniste, suppose qu’il existe un compromis physiologique entre la reproduction et la maintenance somatique. Une hypothèse importante de la théorie est que le vieillissement devrait évoluer universellement chaque fois qu'il existe une distinction nette entre les parents et leur progéniture.
Un grand nombre d'expériences, principalement sur les Drosophila melanogaster et sur d'autres organismes, soutient les mécanismes AP et MA. Pour soutenir l’AP, des expériences de sélection artificielle ont été mises en place. Pour la MA ce sont des études génétiques quantitatives. La mortalité extrinsèque peut favoriser la sénescence d’un trait physiologique qui réduit la susceptibilité à cette source de mortalité, entraînant l’amélioration de l’état somatique et une longévité accrue, cela a été confirmé chez les guppys et Caenorhabditis remane.
- Certains mécanismes du viellissement sont conservés évolutivement.
Des interventions similaires semblent atténuer les effets du vieillissement chez des organismes éloignés, suggérant une conservation évolutive des mécanismes. Le rôle du réseau IIS / TOR dans le vieillissement pourrait être porteurs de variations naturelles dans le viellissement, observé chez D. melanogaster. De plus, les changements de fréquence d'allèles au niveau de ces loci de défenses immunitaires pourraient être à la base de changements évolutifs dans le taux de vieillissement dans les expériences de drosophiles.
- Le vieillissement est-il universel ?
Les théories du vieillissement concernent principalement les espèces ayant une durée de vie relativement courte, une mortalité croissante et une fertilité décroissante après maturité, mais il existe d’autres formes. Certaines espèces ont une sénescence « négligeable » voir même une amélioration physiologique avec l'âge ou enfin sans changement pour certaines comme Hydra sp., par exemple. En règle générale, la sénescence ne devrait évoluer que chez les organismes qui distinguent les parents des enfants, même lorsque la reproduction a lieu de manière asexuée.
- Les compromis avec la durée de vie sont omniprésents mais peuvent être dissociés.
Une allocation de ressources importante pour la croissance ou la reproduction précoce est souvent associée à un vieillissement plus rapide. Cependant, de plus en plus de preuves que les compromis entre la durée de vie et la condition physique dépendent du contexte et peuvent être « découplés » (exemple chez les insectes eusociaux, avec des reines a longue durée de vie et qui se reproduit et les travailleurs stériles à vie courte). La conclusion qu'une durée de vie accrue peut être atteinte en sans les coûts associés à la reproduction est ainsi remise en cause.
- Pourquoi le viellissement évolue ?
Le vieillissement est caractérisé par une mortalité croissante et une diminution du succès de la reproduction avec l’âge adulte avancé. Il se manifeste mieux dans des conditions environnementales de captivité, car dans la nature, les individus de nombreuses espèces ont dû mal à suivre avec des taux élevés de mortalité exogènes. De nombreux gènes ont probablement une influence sur la variation naturelle du taux de vieillissement puisque la survie et la reproduction entre eux exploitent l'activité d'une grande partie du génome. Le viellissement conduit à deux mécanismes non exclusifs :
L’accumulation de mutations (MA) proposé par Medawar (1952) suggère que la force de sélection diminue avec l'âge créant une accumulation plus importante de mutations délétères dont les effets sont limités à la fin de la vie.
La « pléiotropie antagoniste » (AP) proposé par Medawar (1946) et Williams (1957), suppose que la sélection favorise les mutations ayant des effets positifs sur les traits liés à la condition physique tôt dans la vie, même s’ils ont des effets négatifs tard dans la vie (la sélection agira moins fortement sur les effets délétères de la fin de la vie). L’hypothèse du « soma jetable » (DS), une version physiologique de la pléiotropie antagoniste, suppose qu’il existe un compromis physiologique entre la reproduction et la maintenance somatique. Une hypothèse importante de la théorie est que le vieillissement devrait évoluer universellement chaque fois qu'il existe une distinction nette entre les parents et leur progéniture.
Un grand nombre d'expériences, principalement sur les Drosophila melanogaster et sur d'autres organismes, soutient les mécanismes AP et MA. Pour soutenir l’AP, des expériences de sélection artificielle ont été mises en place. Pour la MA ce sont des études génétiques quantitatives. La mortalité extrinsèque peut favoriser la sénescence d’un trait physiologique qui réduit la susceptibilité à cette source de mortalité, entraînant l’amélioration de l’état somatique et une longévité accrue, cela a été confirmé chez les guppys et Caenorhabditis remane.
- Certains mécanismes du viellissement sont conservés évolutivement.
Des interventions similaires semblent atténuer les effets du vieillissement chez des organismes éloignés, suggérant une conservation évolutive des mécanismes. Le rôle du réseau IIS / TOR dans le vieillissement pourrait être porteurs de variations naturelles dans le viellissement, observé chez D. melanogaster. De plus, les changements de fréquence d'allèles au niveau de ces loci de défenses immunitaires pourraient être à la base de changements évolutifs dans le taux de vieillissement dans les expériences de drosophiles.
- Le vieillissement est-il universel ?
Les théories du vieillissement concernent principalement les espèces ayant une durée de vie relativement courte, une mortalité croissante et une fertilité décroissante après maturité, mais il existe d’autres formes. Certaines espèces ont une sénescence « négligeable » voir même une amélioration physiologique avec l'âge ou enfin sans changement pour certaines comme Hydra sp., par exemple. En règle générale, la sénescence ne devrait évoluer que chez les organismes qui distinguent les parents des enfants, même lorsque la reproduction a lieu de manière asexuée.
- Les compromis avec la durée de vie sont omniprésents mais peuvent être dissociés.
Une allocation de ressources importante pour la croissance ou la reproduction précoce est souvent associée à un vieillissement plus rapide. Cependant, de plus en plus de preuves que les compromis entre la durée de vie et la condition physique dépendent du contexte et peuvent être « découplés » (exemple chez les insectes eusociaux, avec des reines a longue durée de vie et qui se reproduit et les travailleurs stériles à vie courte). La conclusion qu'une durée de vie accrue peut être atteinte en sans les coûts associés à la reproduction est ainsi remise en cause.
Rigueur de la review
Acceptée par une revue a comité de lecture, donne de nombreux exemples et une bibliographie importante.
Cependant les auteurs basent ses conclusions sur le fait que le viellissement n'est pas programmée, alors que certains des arguments cités peuvent aussi être cités en défaveur de cette théorie.
Acceptée par une revue a comité de lecture, donne de nombreux exemples et une bibliographie importante.
Cependant les auteurs basent ses conclusions sur le fait que le viellissement n'est pas programmée, alors que certains des arguments cités peuvent aussi être cités en défaveur de cette théorie.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review apporte tout d'abord différents articles soutenant que le vieillissement n'est pas inévitable, ni universel avec de nombreuses espèces ne viellissant pas ou viellissant peu.
Cependant, il fait abstraction de toutes les théories posterieures a l'accumulation de mutations et de pleiotropie antagoniste, ce qui induit un discours en faveur du viellissement non-programmé. Il apporte que les régulateurs conservés au cours de l'évolution de la plasticité phénotypique se sont révélés capables de produire un changement de la physiologie et d'améliorer les effets du vieillissement.
Cette review apporte tout d'abord différents articles soutenant que le vieillissement n'est pas inévitable, ni universel avec de nombreuses espèces ne viellissant pas ou viellissant peu.
Cependant, il fait abstraction de toutes les théories posterieures a l'accumulation de mutations et de pleiotropie antagoniste, ce qui induit un discours en faveur du viellissement non-programmé. Il apporte que les régulateurs conservés au cours de l'évolution de la plasticité phénotypique se sont révélés capables de produire un changement de la physiologie et d'améliorer les effets du vieillissement.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.