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Le vieillissement donne t'il un avantage adaptatif ?



Cadre, focus et mise au point :

Introduction

Définitions:

  • Vieillissement : détérioration d’une cellule ou d’un organisme affectant sa physiologie et conduisant à un déclin de leur survie et/ou de leur reproduction.
  • Adaptation : trait phénotypique donnant la valeur sélective la plus élevée au sein d’un ensemble donné de variants dans un environnement.

Contexte général: Le fait qu’un organisme perde ses capacités physiques en même temps que sa capacité reproductive pose question sur le rôle du vieillissement dans l’évolution.

Enjeux contemporains: Le premier est théorique sur les mécanismes généraux du vivants ; le second concerne l’utilisation médicale de ces concepts dans l’optique de diminuer le vieillissement (non abordé ici).

Cadre concret

Échelle à laquelle se place la question: Cette question a deux niveaux: le premier cellulaire et au sein d’un organisme et le niveau des populations et des espèces pour retracer l’histoire évolutive du vieillissement comme caractère. Pour des raison des comparaison on va faire une approche “universelle” à l'échelle du vivant et en mentionnant les spécificités potentielles

Délimitation temporelle: La question du rôle du vieillissement des organismes est au coeur des préoccupations dans le domaine de la biologie depuis longtemps. Cette controverse a été initiée par les travaux de Darwin. Un essor des débats sur la controverse dans les années 1950 avec les hypothèses de Medawar. Elle est encore actuelle avec de nombreux articles publiés récemment. Malgré cela, aucune conclusion n’a été tranchée.

Cadre conceptuel
Hypothèses éventuelles: Une première hypothèse est que le vieillissement ne donne pas un avantage par la diminution des capacités physique. Une autre est que le vieillissement individuel procure un avantage au reste de la population.

Méthodologies: Des approche expérimentale et des approche prédictive ont été réalisés. L’expérimentation vise à caractériser la sénescence et l’influence de cet état sur l’interaction d’un organisme avec son environnement alors que la modélisation vise à déterminer l’implication de ce caractère dans l’évolution d’une espèce.

Théories et concepts clés: Les théories sur l’évolution du vieillissement se regroupent en “théories non-programmées” (accumulation de mutations, pléiotropie antagoniste et soma jetable) et en théories plus récentes basées sur le “vieillissement programmé” (théories de la sélection de groupe)

Publiée il y a plus de 7 ans par A. Benjamin.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.

La synthèse :

Introduction

La question du rôle du vieillissement des organismes est au cœur des préoccupations dans le domaine de la biologie, au moins depuis la théorie d'évolution de Darwin [1]. Les raisons de l'apparition du vieillissement ont fait l’objet de multiples théories et des progrès ont été réalisés dans l'identification des mécanismes associés à ce phénomène. Cependant, une réponse satisfaisante à cette question n'a pas encore été établie. Les deux principales idées s’opposant à ce sujet sont le “vieillissement programmé” et le “vieillissement non programmé”. La première propose que le vieillissement est sélectionné et a un rôle adaptatif alors que la seconde propose que la sénescence n'a pas d'intérêt évolutif. Ainsi, des auteurs suggèrent que le vieillissement ne présente aucun avantage alors que d’autres pensent que l’existence d’individus plus âgés dans une population peut augmenter sa fitness moyenne. Entre autre, ces théories visent à déterminer la caractère sélectionnable de la longévité.

Dans cette synthèse, nous avons définis les caractéristiques d’un état sénescent et avons tenté d'examiner et comparer les théories les plus importantes sur les mécanismes écologiques et évolutifs expliquant l'existence de sénescence, malgré son ressemblance à un paradoxe darwinien.

1) La sénescence cellulaire

Dans un organisme, l’intégrité fonctionnelle cellulaire est essentielle au maintien de l’homéostasie. Les cellules accumulent des dégâts et des altérations au cours du temps mais ceux-ci sont reconnus par des systèmes menant soit à la réparation, soit à l’apoptose. Cependant, le système de régulation perd en efficacité avec l’âge, causant le maintien de cellules sénescentes et aboutissant au vieillissement général de l’organisme [2]. Les cellules sénescentes sont caractérisées par un métabolisme lent et un phénotype altéré, synonyme de déclin fonctionnel des tissus. En effet, une diminution des capacités physiques et donc une perte de fitness est observée chez des souris âgées [3]. Parmi les caractéristiques de la sénescence, on note une diminution du métabolisme énergétique, une accumulation de mutations génétiques, une modification de l’expression des gènes causée par une modification de structure de la chromatine, une usure des télomères favorisant l’arrêt du cycle cellulaire, ou encore une altération de communication inter-cellulaire [4]. Des déterminants génétiques de ces fonctions ont étés identifié et on peut noter l’implication de : la voie insuline/IGF et mTOR accélérant le processus de vieillissement ; la surexpression de p53 favorisant la réponse aux stress et l’arrêt du cycle cellulaire [5]; la dérégulation de la voie FOXO altérant la réparation de l’ADN et la détoxification [6].

Le vieillissement semble programmé dans le sens où la longueur des télomères déterminent la durée de vie d’une cellule, donc l’âge d’un organisme. En revanche, il semble non programmé par l’origine stochastique de l’altération des constituants cellulaires. Or, des facteurs impliqués dans le maintien de l’homéostasie (résistance et réparation) peuvent être sélectionnés (duplications, variations) pour contrer ces déséquilibres métaboliques liés à l’âge et ainsi favoriser la durée de vie [7]. Si le caractère de sénescence est sélectionné par l’évolution, on peut s’interroger sur les raisons du maintien ou de la destruction des organismes âgés.

2) - Théories évolutives du vieillissement

A. Vieillissement non-programmé

Selon les premières théories du “vieillissement non programmé”, la sénescence est le résultat des limites des lois de la physique et de la chimie qui ne peuvent pas être surmontées par le processus d'évolution. En 1952, Peter Medawar a suggéré que la nécessité de vivre longtemps décroît après l'âge de maturité sexuelle d’un organisme et dépend de facteurs liés à l’espèce comme la période de gestation, les saisons de reproduction ou de la pression de prédation [8]. Sur ces bases, la théorie de l’accumulation de mutations (MA) suggère que l'effet évolutif des événements indésirables diminue après l'âge auquel un organisme est capable de se reproduire [9]. Cette hypothèse est soutenue par la corrélation de l'âge de la maturité sexuelle avec la durée de vie chez les vertébrés, expliquant les différences de longévité entre espèces [10]. Cependant, certains animaux ne montrent aucun signe de vieillissement [11], [12]. Dans le même principe, la théorie de la pléiotropie antagoniste (AP) suppose qu’un effet négatif d’un gène qui mène au vieillissement d’un individu (tardif dans la vie) pourrait encore être favorisé s'il est avantageux pour sa fitness (précoce dans la vie)[13]. Cependant, des contradictions à cette théorie sont observées en laboratoire chez des mutants drosophiles avec une durée de vie augmentée sans effet négatif sur la fertilité [14]. Une faiblesse de cette théorie est que la force de la sélection naturelle n’est pas toujours nulle chez les individus âgés, bien que progressivement réduite avec l’âge. En plus dans les cas ou la sénescence est inexistante la sélection ne fait pas la distinction entre individus âgés ou non âgés, donc la probabilité de mort extrinsèque n’augmente pas avec l'âge[15]. Les altérations qui entraînent une réduction significative de la fitness ne sont pas facilement détectables, ce qui est une limite à l’acceptation de cette théorie [16].

Enfin, l’hypothèse du soma jetable (DS), une variante de la pléiotropie antagoniste, suggère l’existence d’un compromis physiologique entre reproduction (fertilité) et maintenance somatique (croissance et longévité). Une étude sur le nématode a par exemple montré une régulation antagoniste entre le tissus somatique et le tissu germinal dans laquelle l’absence de l’un favorise la durée de vie de l’autre [17]. Par ailleurs, un faible taux reproductif est généralement observé chez les organismes à grande espérance de vie [9]. De par la mort précoce des animaux en milieu sauvage, cette théorie suppose aussi qu’il n’est pas nécessaire d’allouer des ressources et une énergie conséquente à un système de réparation performant. Un compromis semble donc engagé entre le maintien dans l’environnement et la reproduction de l’espèce. De cette manière, la prédation ou autres évènements stochastiques entravera le caractère de longévité, favorisant la reproduction, puisque la mort par ces causes prévalent sur la mort de causes intrinsèques. Une modélisation basée sur des données aviaires montrent que la durée de vie est plus longue lorsque le nombre d’espèces prédatrices sympatriques diminue [18]. De la même manière, une expérience sur l’évolution rapide des guppies a montré une diminution du taux de reproduction chez des populations à l’espérance de vie augmentée par l’absence de prédateurs [18].

B. Vieillissement programmé

Les théories émergentes du “vieillissement programmé” suggèrent que chaque organisme a une durée de vie déterminée par des caractéristiques intrinsèques (au niveau de l’individu mais aussi de la population). Ces idées indiquent qu’un avantage évolutif est conféré à une espèce capable de s’adapter aux variations de l’environnement (famine, sécheresse etc), avec le décès des individus âgés, moins adaptés à ce changement..

À partir de 1962, des révisions de la théorie de Darwin [19] apportent la suggestion qu'un trait bénéfique à long terme pour la population pourrait être sélectionné bien qu’il soit désavantageux individuellement et à court terme. La théorie de l’évolvabilité, propose que les traits augmentant la capacité d'une population à évoluer peuvent compenser un désavantage individuel. L’évolution ne se produit pas de manière constante entre les individus et peut être une propriété sélectionnable [10],[12],[20]. Elle entre alors dans la controverse puisque les espèces qui vieillissent peuvent avoir un avantage de sélection. Si le vieillissement raccourcit la durée de vie moyenne, il raccourcit également la durée moyenne de la génération et ainsi davantage de variants génétiques sont «testés» dans le même intervalle de temps par recombinaison sexuelle [11]. Autre théorie, la sélection de groupe, sous-entend que l'avantage d'un groupe peut compenser un désavantage individuel [11]. Elle est intimement liée à la théorie de sélection de parentèle soutenant que l'avantage d'un parent proche puisse compenser un désavantage individuel. Il est d’ailleurs facile d’observer la maintenance d'animaux individuellement défavorisés chez les animaux sociaux. En accord avec ces théorie, le modèle de Libertini (1988) indique que la réduction de la durée de vie par le vieillissement diminue aussi le temps de génération. C’est avantageux pour les gènes “utiles” dans la population car plus la génération est courte, plus la propagation de ces gènes est rapide. Un autre modèle propose qu’un individu peut améliorer sa fitness inclusive en mourant, libérant la place à un individu jeune à la fécondité plus élevée (Travis 2004). Une expérience sur des levures appuie cette théorie en montrant un meilleur développement après 90 à 99% d’extinction de la population [8]. Enfin, Mitteldorf & Pepper (2009) proposent que la sénescence est une adaptation permettant de limiter la propagation de la maladie. Toutes ces théories sont critiquées par les adeptes du vieillissement non-programmé puisqu’elles sont en conflit avec les mécanismes d'évolution traditionnels [11].

C. Avantages potentiels du vieillissement

Un certain nombre d'avantages en termes évolutif ont été proposés pour une durée de vie limité par le vieillissement. Ceci favoriserait la diversité génétique en réduisant le nombre d'individus âgés dominant le pool de gènes [11] et augmenterait le nombre d'individus participant à l’évolution par l’augmentation du taux de reproduction [11]. La mort précoce d’individus âgés pourrait aussi améliorer la fitness inclusive de l’espèce, libérant l'espace au profit d’un individu jeune à fécondité élevée.

Un autre avantage potentiel du vieillissement des organismes est son intérêt écologique. Par exemple, des levures âgées développent la capacité à dégrader une nouvelle source de carbone [21]. Ce caractère n’est pas directement transmissible mais est acquis avec l’âge, indiquant que la sénescence peut servir un intérêt écologique en augmentant la fonctionnalité d’une population, donc la fonctionnalité d’un système. Par ailleurs, une étude de modélisation suggère que l'augmentation du taux de mortalité liée à l’âge peut être un caractère adaptatif dans des conditions environnementales variables [22] : la senescence pourrait ainsi servir un second intérêt, celui de la survie de l’espèce face à un environnement changeant.

Conclusion

Toutes les théories sur le vieillissement des organismes possèdent des contres exemples dans la nature[12]. Cependant, beaucoup d’études sont en faveur d’une sénescence programmée et sélectionnée, en témoigne le grand nombre d’éléments génétiques identifiés dans la régulation de l’intégrité cellulaire [4]. On peut penser que le caractère de longévité persiste, tant l’avantage conféré à la population par un individu sénescent est supérieur à la perte de fitness individuelle. Qui plus est, une longévité élevée favorise la maturation du système reproducteur, notamment chez les mammifères. La reproduction d’une espèce étant essentielle à sa pérennité, il semble que la force sélective pour la longévité soit intense est positive. En revanche, l’environnement et en particulier la prédation est un moteur puissant de la sélection qui agit contre la sélection de ce caractère. Bien que la sénescence ne soit pas un trait avantageux, les espèces vieillissantes possèdent une plus grande probabilité de survie à un environnement fluctuant. Ainsi, l’évolution de ce caractère est en accord avec les théories de la sélection naturelle puisqu’il est un facteur de variation nécessaire aux forces évolutives. Il serait intéressant d’intégrer une approche plus comparative afin de mieux examiner les mécanismes et les forces à l’origine de l’apparition de la sénescence. A partir de l'arbre phylogénétique de la vie, nous pouvons tirer des conclusions sur les autres caractéristiques de l'organisme et les paramètres environnementaux qui ont favorisé le vieillissement.

Une origine génétique du vieillissement peut ouvrir sur des préoccupations sociétales comme la voie à des thérapies anti-âge ciblant, par exemple, la voie insuline/IGF, la voie mTOR ou encore les cellules souches [23]. Dorénavant, la question centrale sur le vieillissement cellulaire débat de notre capacité technique et notre volonté à contrer ses effets[24].

Publiée il y a plus de 7 ans par A. Benjamin et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.

Cette synthèse se base sur 24 références.

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Horizons in the evolution of aging
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Les génomes des tortues géantes apportent des indices sur la longévité et les maladies liées à l'âge

Article - 2018 - Nature Ecology and Evolution
Les génomes des tortues géantes apportent des indices sur la longévité et les maladies liées à l'âge
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Évolvabilité, bénéfice pour la population et évolution du vieillissement programmé chez les mammifères

Review - 2017 - Biochemistry (Moscow)
Evolvability, population benefit, and the evolution of programmed aging in mammals
T. C. Goldsmith

Les levures âgées acquièrent un avantage compétitif sur l'utilisation d'une source de carbone non optimale

Article - 2017 - Aging Cell
Aging yeast gain a competitive advantage on non-optimal carbon sources.
Stephen Frenk, Grazia Pizza Rachael, V. Walker, Jonathan Houseley

Peut-on programmer le vieillissement? Une revue de littérature critique

Review - 2016 - Aging Cell
Can aging be programmed? A critical literature review
Axel Kowald, Thomas B. L. Kirkwood

La biologie de la cellule sénescente

Review - 2015 - Molecular Biology of the Cell
The cell biology of aging
DiLoreto and Murphy

Les gradients globaux de la longévité aviaire soutiennent la théorie classique de l'évolution du vieillissement

Article - 2014 - Ecography
Global gradients of avian longevity support the classic evolutionary theory of ageing
M. Valcu, J. Dale, M. Griesser, S. Nakagawa, B. Kempenaers

La quête scientifique pour rester jeune : perspective pour le traitement de la vieillesse

Review - 2014 - Rejuvenation Research
The scientific quest for lasting youth: prospects for curing aging.
Magalhaes

Mortalité et interaction: la sénescence peut avoir évolué car elle augmente la durée de vie

Article - 2014 - PLoS ONE
Interaction Mortality: Senescence May Have Evolved because It Increases Lifespan
Maarten J. Wensink, Tomasz F. Wrycza, Annette Baudisch

Les marqueurs de la sénescence

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The Hallmarks of Aging
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Diversité du vieillissement à travers l'arbre de la vie

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Diversity of ageing across the tree of life
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Les "tenants et les aboutissants" du vieillissement et de la longévité

Review - 2013 - Annual Review of Physiology
The ins and outs of aging and longevity
Rando

L'interaction génome-environnement qui module le vieillissement : cible puissante pour la découverte de médicaments

Review - 2012 - Pharmacological Review
Genome-Environment Interactions That Modulate Aging: Powerful Targets for Drug Discovery
Magalhaes et al.

Changement et sénescence liée au vieillissement comme une adaptation

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Change and Aging Senescence as an Adaptation
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La théorie du soma jetable revisitée: le temps comme ressource dans les théories du vieillissement

Review - 2011 - Cell Cycle
The disposable soma theory revisited: Time as a resource in the theories of aging
Antonello Lorenzini, Thomas Stamato, Christian Sell

Le vieillissement en tant que cas particulier de phénoptose, la mort programmée d'un organisme (une réponse à Kirkwood et Melov (2011))

Review - 2011 - Aging
Aging as a particular case of phenoptosis, the programmed death of an organism (A response to Kirkwood and Melov “On the programmed/non-programmed nature of ageing within the life history”)
Vladimir P. Skulachev

L'empreinte métabolique de souris âgées

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The metabolic footprint of aging in mice
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Régulation et mécanisme du vieillissement reproductif chez C. elegans

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Caenorhabditis elegans reproductive aging: Regulation and underlying mechanisms
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La génétique du vieillissement

Review - 2010 - Nature
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Liens entre l'histoire de la vie et les taux de vieillissement chez les vertébrés terrestres

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Life-history connections to rates of aging in terrestrial vertebrates
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Le profil d'expression de gène d'organismes sénescents a révélé l'activation d'un programme de transcription médié par p53

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Gene expression profiling of aging reveals activation of a p53-mediated transcriptional program
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Vieillissement programmé et altruiste

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Antagonistic Pleiotropy, Mortality Source Interactions, and the Evolutionary Theory of Senescence

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