Geohelminth infections and allergic disease are major public health problems and there is evidence in developing countries that they are associated. Although there is an extensive literature of the relationship between geohelminth infections and allergy, there is little consensus on whether the association is causal and if so, whether geohelminth infections may increase or decrease the risk of allergy. An explanation for the conflicting findings of epidemiological studies is that geohelminths decrease the risk of allergy in areas of high infection prevalence and increase the risk of allergy in areas of low prevalence. Chronic geohelminth infections are inversely associated with allergy and anthelmintic treatment may increase the prevalence of allergy. In this paper, we review studies that have investigated the relationship between geohelminths and allergy; discuss the relevance of prevalence and timing of geohelminth infections and propose a conceptual model to define relevant scientific questions in future human and animal studies.
Titre de la review
Allergies humaines et infections par géohelminthes : revue de la littérature et proposition d'un modèle conceptuel pour guider les investigations de possibles associations causales
Allergies humaines et infections par géohelminthes : revue de la littérature et proposition d'un modèle conceptuel pour guider les investigations de possibles associations causales
Résumé de la review
Cette revue étudie la relation entre les infections par les géohelminthes (helminthes transmis par le sol) et les allergies, pour déterminer s’il existe un lien causal.
Les auteurs partent du constat que les allergies ont une prévalence plus forte dans les pays développés que dans les pays en développement, or les pays en développement connaissent plus d’infections par les géohelminthes.
La revue décrit tout d’abord les principales espèces géohelminthes parasites des hommes (Ascaris, Trichuris, Ancylostoma, Necator), leurs cycles et leur mode de transmission. Plus de deux milliards d’humains seraient infectés par au moins un de ces vers.
Les types d’allergies étudiées ici sont la rhinite, l’asthme, et l’eczéma. Les auteurs avances que les allergies sont multifactorielles : régime alimentaire, exposition à des animaux, tabac, niveau socio- économique, et exposition à des allergènes. L’hypothèse de l’hygiène est présentée comme stipulant que c’est l’exposition précoce aux antigènes qui prévient des allergies.
De plus, certains pathogènes sont cités comme étant corrélées avec une incidence plus faible d’allergies (Helicobacter pylori, Hépatite A, paludisme, rougeole).
Les helminthes sont présentés comme étant également une cause de symptômes allergiques, et font intervenir les mêmes mécanismes que pour les antigènes environnementaux.
Les infections par les helminthes peuvent être aiguës ou chroniques. Dans les cas d’infections aiguës, des symptômes semblables aux allergies sont observés, ce qui est rare dans les cas chroniques, ce qui suggère un phénomène de régulation de la réponse inflammatoire allergique pour ces derniers, médiée par l’hôte ou le parasite.
La revue souligne que des cas ou les infections par des helminthes suppriment comme augmentent la réponse allergique ont été documentés. Pour expliquer cela, les auteurs avancent l’hypothèse que les infections par des helminthes augmentent la réponse allergique dans les zones de faible prévalence (50%).
Les études qui pourraient conclure à un lien causal entre l’infection et l’allergie sont analysées.
Notamment, une réactivité de la peau inversement proportionnelle à l’infection par des helminthes est observé, avec un effet dose. Cependant dans des zones de faible prévalence l’inverse a été observé.
Par ailleurs, des résultats allant dans les deux sens ont été trouvés dans le cas de l’asthme ; et très peu de données existent concernant l’eczéma mais une étude montre un moindre risque de développer de l’eczéma chez les nouveau-nés de mères infectées.
Enfin, des résultats dans les deux sens ont également été trouvés pour les cas de rhinite allergique.
Les auteurs proposent des hypothèses alternatives : l’allergie pourrait prévenir de l’infection des helminthes, ou les mêmes facteurs génétiques pourraient être impliqués dans un risque accru d’allergie et une protection contre les helminthes.
Des études ont testé l’effet des traitements anti-helminthes sur les allergies mais ont des résultats variés, et ont été réalisés sur des échantillons trop faibles ou non pertinents.
En outre, une notion centrale est abordée : la période d’exposition aux antigènes. La « programmation immunitaire » ne serait possible et efficace que dans les premières années de la vie, voir in utero. La modulation du système serait toujours possible plus tardivement, mais pas durable.
Les auteurs proposent un modèle qui combine l’exposition aux géohelminthes, et aux aéroallergènes ; où la chronologie de ces expositions jour un rôle clé.
Les auteurs concluent à un manque de consensus dans la littérature, qui peut être du aux différentes espèces de géohelminthes et à la période d’exposition.
Cette revue étudie la relation entre les infections par les géohelminthes (helminthes transmis par le sol) et les allergies, pour déterminer s’il existe un lien causal.
Les auteurs partent du constat que les allergies ont une prévalence plus forte dans les pays développés que dans les pays en développement, or les pays en développement connaissent plus d’infections par les géohelminthes.
La revue décrit tout d’abord les principales espèces géohelminthes parasites des hommes (Ascaris, Trichuris, Ancylostoma, Necator), leurs cycles et leur mode de transmission. Plus de deux milliards d’humains seraient infectés par au moins un de ces vers.
Les types d’allergies étudiées ici sont la rhinite, l’asthme, et l’eczéma. Les auteurs avances que les allergies sont multifactorielles : régime alimentaire, exposition à des animaux, tabac, niveau socio- économique, et exposition à des allergènes. L’hypothèse de l’hygiène est présentée comme stipulant que c’est l’exposition précoce aux antigènes qui prévient des allergies.
De plus, certains pathogènes sont cités comme étant corrélées avec une incidence plus faible d’allergies (Helicobacter pylori, Hépatite A, paludisme, rougeole).
Les helminthes sont présentés comme étant également une cause de symptômes allergiques, et font intervenir les mêmes mécanismes que pour les antigènes environnementaux.
Les infections par les helminthes peuvent être aiguës ou chroniques. Dans les cas d’infections aiguës, des symptômes semblables aux allergies sont observés, ce qui est rare dans les cas chroniques, ce qui suggère un phénomène de régulation de la réponse inflammatoire allergique pour ces derniers, médiée par l’hôte ou le parasite.
La revue souligne que des cas ou les infections par des helminthes suppriment comme augmentent la réponse allergique ont été documentés. Pour expliquer cela, les auteurs avancent l’hypothèse que les infections par des helminthes augmentent la réponse allergique dans les zones de faible prévalence (50%).
Les études qui pourraient conclure à un lien causal entre l’infection et l’allergie sont analysées.
Notamment, une réactivité de la peau inversement proportionnelle à l’infection par des helminthes est observé, avec un effet dose. Cependant dans des zones de faible prévalence l’inverse a été observé.
Par ailleurs, des résultats allant dans les deux sens ont été trouvés dans le cas de l’asthme ; et très peu de données existent concernant l’eczéma mais une étude montre un moindre risque de développer de l’eczéma chez les nouveau-nés de mères infectées.
Enfin, des résultats dans les deux sens ont également été trouvés pour les cas de rhinite allergique.
Les auteurs proposent des hypothèses alternatives : l’allergie pourrait prévenir de l’infection des helminthes, ou les mêmes facteurs génétiques pourraient être impliqués dans un risque accru d’allergie et une protection contre les helminthes.
Des études ont testé l’effet des traitements anti-helminthes sur les allergies mais ont des résultats variés, et ont été réalisés sur des échantillons trop faibles ou non pertinents.
En outre, une notion centrale est abordée : la période d’exposition aux antigènes. La « programmation immunitaire » ne serait possible et efficace que dans les premières années de la vie, voir in utero. La modulation du système serait toujours possible plus tardivement, mais pas durable.
Les auteurs proposent un modèle qui combine l’exposition aux géohelminthes, et aux aéroallergènes ; où la chronologie de ces expositions jour un rôle clé.
Les auteurs concluent à un manque de consensus dans la littérature, qui peut être du aux différentes espèces de géohelminthes et à la période d’exposition.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue apporte des notions fondamentales sur les helminthes parasitaires et leur lien avec la réaction allergique. Un point de vue critique sur la pertinence des modèles est également apporté.
Les conclusions de cette revue ne soutiennent pas nécessairement l’HH car beaucoup de cas ou les infections par des helminthes sont non déterminantes voir favorisantes pour les allergies sont documentés.
Cette revue apporte des notions fondamentales sur les helminthes parasitaires et leur lien avec la réaction allergique. Un point de vue critique sur la pertinence des modèles est également apporté.
Les conclusions de cette revue ne soutiennent pas nécessairement l’HH car beaucoup de cas ou les infections par des helminthes sont non déterminantes voir favorisantes pour les allergies sont documentés.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.