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Cette référence est ajoutée à titre introductif. En effet, elle permet de décrire le contexte et les hypothèses de cette controverse.
L'étude de la génétique de l'espèce humaine constitue une abondante source de preuves permettant de mieux reconstruire l'origine et la migration de l'Homme moderne.
De part les évènements de recombinaison, les changements évolutifs sont difficiles à isoler dans le génome. Deux mécanismes, exempts du processus de recombinaison sont quant à eux très utiles pour reconstruire l'histoire évolutive et les migrations des Hommes modernes.
Des preuves provenant des marqueurs du chromosomes Y
Le premier mécanisme de transmission de l'information génétique est d'origine paternelle. En effet, les chromosomes X et Y ne se recombinent que très rarement. Ainsi, les marqueurs présents sur le chromosome Y se transmettent à chaque génération, de père à fils, avec peu de recombinaisons. Cela en fait un bon candidat dans le choix de marqueurs approximant l'évolution de l'Homme moderne.
Des preuves provenant de l'ADN mitochondrial
La transmission maternelle des mitochondries à la descendance se fait indépendamment du sexe, puisqu'elles permettent le développement de l'embryon mâle ou femelle. En 1987, en article pionnier publié par Cann _et al._ utilise l'ADN mitochondrial pour retracer l'évolution de la lignée humaine. En isolant plus d'une centaine d'haplotypes provenant d'humains de cinq régions éloignées du monde, les auteurs concluent que leur haplotype ancestral commun à une origine africaine. De plus, les longueurs de branches de cet arbre semblent assez courtes pour conclure que tous les humains possèdent un ancêtre commun récent.
-Emergence de l'hypothèse de la sortie d'Afrique
Dans la foulée de ces résultats, Cann et al ont proposé que les populations humaines vivant dans différentes régions du monde durant cette période on peu à peu été remplacées par les populations d'Hommes modernes. Pourtant cette hypothèse est sujette à débat. La principale théorie alternative est celle de l'hypothèse multi-régionale qui propose que les population d'Afrique mais aussi d'Eurasie ont contribué à l'émergence de l'Homme moderne.
Cette référence est ajoutée à titre introductif. En effet, elle permet de décrire le contexte et les hypothèses de cette controverse.
L'étude de la génétique de l'espèce humaine constitue une abondante source de preuves permettant de mieux reconstruire l'origine et la migration de l'Homme moderne.
De part les évènements de recombinaison, les changements évolutifs sont difficiles à isoler dans le génome. Deux mécanismes, exempts du processus de recombinaison sont quant à eux très utiles pour reconstruire l'histoire évolutive et les migrations des Hommes modernes.
Des preuves provenant des marqueurs du chromosomes Y
Le premier mécanisme de transmission de l'information génétique est d'origine paternelle. En effet, les chromosomes X et Y ne se recombinent que très rarement. Ainsi, les marqueurs présents sur le chromosome Y se transmettent à chaque génération, de père à fils, avec peu de recombinaisons. Cela en fait un bon candidat dans le choix de marqueurs approximant l'évolution de l'Homme moderne.
Des preuves provenant de l'ADN mitochondrial
La transmission maternelle des mitochondries à la descendance se fait indépendamment du sexe, puisqu'elles permettent le développement de l'embryon mâle ou femelle. En 1987, en article pionnier publié par Cann _et al._ utilise l'ADN mitochondrial pour retracer l'évolution de la lignée humaine. En isolant plus d'une centaine d'haplotypes provenant d'humains de cinq régions éloignées du monde, les auteurs concluent que leur haplotype ancestral commun à une origine africaine. De plus, les longueurs de branches de cet arbre semblent assez courtes pour conclure que tous les humains possèdent un ancêtre commun récent.
-Emergence de l'hypothèse de la sortie d'Afrique
Dans la foulée de ces résultats, Cann et al ont proposé que les populations humaines vivant dans différentes régions du monde durant cette période on peu à peu été remplacées par les populations d'Hommes modernes. Pourtant cette hypothèse est sujette à débat. La principale théorie alternative est celle de l'hypothèse multi-régionale qui propose que les population d'Afrique mais aussi d'Eurasie ont contribué à l'émergence de l'Homme moderne.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review constitue un point de départ permettant comprendre les deux scénarios débattus dans cette controverse (voir notamment la figure). Elle permet aussi d'introduire les importantes modalités de transmission de l'information génétique.
Cette review constitue un point de départ permettant comprendre les deux scénarios débattus dans cette controverse (voir notamment la figure). Elle permet aussi d'introduire les importantes modalités de transmission de l'information génétique.
Figure
Légende :
On oppose communément deux scénarios décrivant l'origine de l'Homme moderne : la sortie d'Afrique et l'origine multi-régionale. Tous deux coïncident sur le fait que H. erectus était originaire d'Afrique et a migré en Eurasie il y a 1 million d'années. Cependant elles divergent sur l'explication de l'origine de l'Homme moderne (H. spaiens sapiens Modele A : sortie d'Afrique secondaire par les Hommes modernes il y a100 000 ans, et remplacement des Hommes archaïque (H. sapiens)
'hypothèse de l'origine multirégionale propose : Modele D : une origine multiple et indépendante Modele C : une évolution multirégionale partagée avec un flux génétique contuni entre les différentes population (hypothèse de l'évolution en "treillis") Model B : L'hypothèse conciliant sortie d'Afrique et origine multi-régionale: les Hommes modernes viendraient en majorité d'Afrique, mais aussi de contributions régionales mineures
Jin et al. (2000) Nature Publishing Group
Légende :
On oppose communément deux scénarios décrivant l'origine de l'Homme moderne : la sortie d'Afrique et l'origine multi-régionale. Tous deux coïncident sur le fait que H. erectus était originaire d'Afrique et a migré en Eurasie il y a 1 million d'années. Cependant elles divergent sur l'explication de l'origine de l'Homme moderne (H. spaiens sapiens Modele A : sortie d'Afrique secondaire par les Hommes modernes il y a100 000 ans, et remplacement des Hommes archaïque (H. sapiens)
'hypothèse de l'origine multirégionale propose : Modele D : une origine multiple et indépendante Modele C : une évolution multirégionale partagée avec un flux génétique contuni entre les différentes population (hypothèse de l'évolution en "treillis") Model B : L'hypothèse conciliant sortie d'Afrique et origine multi-régionale: les Hommes modernes viendraient en majorité d'Afrique, mais aussi de contributions régionales mineures
Jin et al. (2000) Nature Publishing Group
Publiée il y a plus de 8 ans
par
S. Julien et E. Clastres.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Review : Human Evolutionary Tree
Auteurs
Jill U. Adams
Année de publication
2008
Journal
Nature Education
Abstract (dans sa langue originale)
Researchers have used distinct markers from human subpopulations to trace back to our common African root in a giant human "tree." However, a “trellis” model might be more appropriate.
Titre de la review
L'arbre de l'évolution humaine
L'arbre de l'évolution humaine
Résumé de la review
Cette référence est ajoutée à titre introductif. En effet, elle permet de décrire le contexte et les hypothèses de cette controverse.
L'étude de la génétique de l'espèce humaine constitue une abondante source de preuves permettant de mieux reconstruire l'origine et la migration de l'Homme moderne.
De part les évènements de recombinaison, les changements évolutifs sont difficiles à isoler dans le génome. Deux mécanismes, exempts du processus de recombinaison sont quant à eux très utiles pour reconstruire l'histoire évolutive et les migrations des Hommes modernes.
Le premier mécanisme de transmission de l'information génétique est d'origine paternelle. En effet, les chromosomes X et Y ne se recombinent que très rarement. Ainsi, les marqueurs présents sur le chromosome Y se transmettent à chaque génération, de père à fils, avec peu de recombinaisons. Cela en fait un bon candidat dans le choix de marqueurs approximant l'évolution de l'Homme moderne.
La transmission maternelle des mitochondries à la descendance se fait indépendamment du sexe, puisqu'elles permettent le développement de l'embryon mâle ou femelle. En 1987, en article pionnier publié par Cann _et al._ utilise l'ADN mitochondrial pour retracer l'évolution de la lignée humaine. En isolant plus d'une centaine d'haplotypes provenant d'humains de cinq régions éloignées du monde, les auteurs concluent que leur haplotype ancestral commun à une origine africaine. De plus, les longueurs de branches de cet arbre semblent assez courtes pour conclure que tous les humains possèdent un ancêtre commun récent.
-Emergence de l'hypothèse de la sortie d'Afrique
Dans la foulée de ces résultats, Cann et al ont proposé que les populations humaines vivant dans différentes régions du monde durant cette période on peu à peu été remplacées par les populations d'Hommes modernes. Pourtant cette hypothèse est sujette à débat. La principale théorie alternative est celle de l'hypothèse multi-régionale qui propose que les population d'Afrique mais aussi d'Eurasie ont contribué à l'émergence de l'Homme moderne.
Cette référence est ajoutée à titre introductif. En effet, elle permet de décrire le contexte et les hypothèses de cette controverse.
L'étude de la génétique de l'espèce humaine constitue une abondante source de preuves permettant de mieux reconstruire l'origine et la migration de l'Homme moderne.
De part les évènements de recombinaison, les changements évolutifs sont difficiles à isoler dans le génome. Deux mécanismes, exempts du processus de recombinaison sont quant à eux très utiles pour reconstruire l'histoire évolutive et les migrations des Hommes modernes.
Le premier mécanisme de transmission de l'information génétique est d'origine paternelle. En effet, les chromosomes X et Y ne se recombinent que très rarement. Ainsi, les marqueurs présents sur le chromosome Y se transmettent à chaque génération, de père à fils, avec peu de recombinaisons. Cela en fait un bon candidat dans le choix de marqueurs approximant l'évolution de l'Homme moderne.
La transmission maternelle des mitochondries à la descendance se fait indépendamment du sexe, puisqu'elles permettent le développement de l'embryon mâle ou femelle. En 1987, en article pionnier publié par Cann _et al._ utilise l'ADN mitochondrial pour retracer l'évolution de la lignée humaine. En isolant plus d'une centaine d'haplotypes provenant d'humains de cinq régions éloignées du monde, les auteurs concluent que leur haplotype ancestral commun à une origine africaine. De plus, les longueurs de branches de cet arbre semblent assez courtes pour conclure que tous les humains possèdent un ancêtre commun récent.
-Emergence de l'hypothèse de la sortie d'Afrique
Dans la foulée de ces résultats, Cann et al ont proposé que les populations humaines vivant dans différentes régions du monde durant cette période on peu à peu été remplacées par les populations d'Hommes modernes. Pourtant cette hypothèse est sujette à débat. La principale théorie alternative est celle de l'hypothèse multi-régionale qui propose que les population d'Afrique mais aussi d'Eurasie ont contribué à l'émergence de l'Homme moderne.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review constitue un point de départ permettant comprendre les deux scénarios débattus dans cette controverse (voir notamment la figure). Elle permet aussi d'introduire les importantes modalités de transmission de l'information génétique.
Cette review constitue un point de départ permettant comprendre les deux scénarios débattus dans cette controverse (voir notamment la figure). Elle permet aussi d'introduire les importantes modalités de transmission de l'information génétique.
Figure
On oppose communément deux scénarios décrivant l'origine de l'Homme moderne : la sortie d'Afrique et l'origine multi-régionale. Tous deux coïncident sur le fait que H. erectus était originaire d'Afrique et a migré en Eurasie il y a 1 million d'années. Cependant elles divergent sur l'explication de l'origine de l'Homme moderne (H. spaiens sapiens
Modele A : sortie d'Afrique secondaire par les Hommes modernes il y a100 000 ans, et remplacement des Hommes archaïque (H. sapiens)
'hypothèse de l'origine multirégionale propose :
Modele D : une origine multiple et indépendante
Modele C : une évolution multirégionale partagée avec un flux génétique contuni entre les différentes population (hypothèse de l'évolution en "treillis")
Model B : L'hypothèse conciliant sortie d'Afrique et origine multi-régionale: les Hommes modernes viendraient en majorité d'Afrique, mais aussi de contributions régionales mineures
Jin et al. (2000) Nature Publishing Group
On oppose communément deux scénarios décrivant l'origine de l'Homme moderne : la sortie d'Afrique et l'origine multi-régionale. Tous deux coïncident sur le fait que H. erectus était originaire d'Afrique et a migré en Eurasie il y a 1 million d'années. Cependant elles divergent sur l'explication de l'origine de l'Homme moderne (H. spaiens sapiens
Modele A : sortie d'Afrique secondaire par les Hommes modernes il y a100 000 ans, et remplacement des Hommes archaïque (H. sapiens)
'hypothèse de l'origine multirégionale propose :
Modele D : une origine multiple et indépendante
Modele C : une évolution multirégionale partagée avec un flux génétique contuni entre les différentes population (hypothèse de l'évolution en "treillis")
Model B : L'hypothèse conciliant sortie d'Afrique et origine multi-régionale: les Hommes modernes viendraient en majorité d'Afrique, mais aussi de contributions régionales mineures
Jin et al. (2000) Nature Publishing Group
Dernière modification il y a plus de 8 ans.