Human activities can expose populations to dramatic environmental perturbations, which may then precipitate adaptive phenotypic change. We ask whether or not phenotypic changes associated with human-disturbed (anthropogenic) contexts are greater than those associated with more ‘natural’ contexts. Our meta-analysis is based on more than 3000 rates of phenotypic change in 68 ‘systems’, each representing a given species in a particular geographical area. We find that rates of phenotypic change are greater in anthropogenic contexts than in natural contexts. This difference may be influenced by phenotypic plasticity — because it was evident for studies of wild-caught individuals (which integrate both genetic and plastic effects) but not for common-garden or quantitative genetic studies (which minimize plastic effects). We also find that phenotypic changes in response to disturbance can be remarkably abrupt, perhaps again because of plasticity. In short, humans are an important agent driving phenotypic change in contemporary populations. Although these changes sometimes have a genetic basis, our analyses suggest a particularly important contribution from phenotypic plasticity.
Titre de l'article
L'influence de l'Homme sur le taux de variation phénotypique des populations animales sauvages
L'influence de l'Homme sur le taux de variation phénotypique des populations animales sauvages
Introduction à l'article
L'adaptation des espèces à leurs milieux est un mécanisme dynamique qui varie avec l'espace et le temps en fonction des pressions extérieures et qui peut se produire sur un pas de temps de quelques générations seulement. Questions abordées :
1) L'adaptation des espèces peut-elle suivre la vitesse des changements abiotiques et biotiques provoqués par les activités humaines ? Comparaison milieu urbain milieu naturel
2) Ces changements sont-ils de la plasticité phénotypique ou génétique ? Comparaison au sein de chaque milieu
3) Les changements phénotypiques sont-ils graduels ou par palliers ? comparaison sur longue et courte échelle de temps
L'adaptation des espèces à leurs milieux est un mécanisme dynamique qui varie avec l'espace et le temps en fonction des pressions extérieures et qui peut se produire sur un pas de temps de quelques générations seulement. Questions abordées :
1) L'adaptation des espèces peut-elle suivre la vitesse des changements abiotiques et biotiques provoqués par les activités humaines ? Comparaison milieu urbain milieu naturel
2) Ces changements sont-ils de la plasticité phénotypique ou génétique ? Comparaison au sein de chaque milieu
3) Les changements phénotypiques sont-ils graduels ou par palliers ? comparaison sur longue et courte échelle de temps
Expériences de l'article
Mesure de traits quantitatifs sur diverses populations dans différents contextes (naturel ou anthropisé), les changements de phénotype devaient apparaître avant aux maximum 200 génération (évolution contemporaine). Calcul de deux métriques :
Mesure de traits quantitatifs sur diverses populations dans différents contextes (naturel ou anthropisé), les changements de phénotype devaient apparaître avant aux maximum 200 génération (évolution contemporaine). Calcul de deux métriques :
Résultats de l'article
Les changements phénotypiques sont plus importants en milieux urbanisés. Ils sont principalement dû à la plasticité phénotypique. Il sont plutôt par pallier que graduels.
Il faut prendre en compte les effets d'accélération et de vannage (winnowing).
Les changements phénotypiques sont plus importants en milieux urbanisés. Ils sont principalement dû à la plasticité phénotypique. Il sont plutôt par pallier que graduels.
Il faut prendre en compte les effets d'accélération et de vannage (winnowing).
Rigueur de l'article
Méta analyse très critique qui met en avant tous les biais mais qui explique également très bien à quel point ils sont négligeable. Analyses statistiques très robustes. Pas de doutes concernant l'honnêteté des auteurs et des financements.
Les auteurs précisent toutefois que le nombre de publications étudiées reste encore trop faible pour tirer des conclusions définitives. Certains taxons non pris en compte (plantes !).
Méta analyse très critique qui met en avant tous les biais mais qui explique également très bien à quel point ils sont négligeable. Analyses statistiques très robustes. Pas de doutes concernant l'honnêteté des auteurs et des financements.
Les auteurs précisent toutefois que le nombre de publications étudiées reste encore trop faible pour tirer des conclusions définitives. Certains taxons non pris en compte (plantes !).
Ce que cet article apporte au débat
Il semble que les espèces s'adaptent davantage par plasticité phénotypique que par de réels changement génétiques et donc spéciations. Toutefois, il manque encore crucialement d'études suffisamment robuste sur les aspects génétiques de traits reliés à la fitness des individus.
Il semble que les espèces s'adaptent davantage par plasticité phénotypique que par de réels changement génétiques et donc spéciations. Toutefois, il manque encore crucialement d'études suffisamment robuste sur les aspects génétiques de traits reliés à la fitness des individus.
Remarques sur l'article
Papiers intéressant qui décrit des notions très intéressantes (accélération, vannage, le darwin et le Haldane, parle d'évolution contemporaine, etc.).
Papiers intéressant qui décrit des notions très intéressantes (accélération, vannage, le darwin et le Haldane, parle d'évolution contemporaine, etc.).
Dernière modification il y a plus de 9 ans.