ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Cette controverse est encore à l'état embryonnaire !
Vous venez de mettre les pieds dans les tréfonds en construction de ControverSciences.


Urbanisation : destructeur de biodiversité ou nouveau moteur de l’évolution ?



Cadre, focus et mise au point :

la ville, qui est un écosystème à part entière, exerce des pressions de sélection sur les organismes qui y vivent. En effet les conditions sont différentes de l’état naturel : comme la connectivité du milieu (entre espace vert et espace minéralisés) [Reed F Nos 2004), la température souvent plus élevée [Oke 1995], la disponibilité de l’eau qui est souvent amoindri (hétérogène) [Hough 1995], la composition des sols affectés par les activités humaines (taux de N [Vitousek et al, 1997] , métaux lourds [Pouyat & Mcdonnell 1991]), l’insertion d’animaux non natifs (chats [Nilon & Pais 1997]). Donc l’expansion urbaine engendre une perte directe de biodiversité en détruisant et en modifiant l’habitat. [Mckinney 2002]
Mais il existe de nombreux exemples d'adaptations d’animaux à ces conditions qui modifient leur comportement ou leur physiologie en réponse à ce changement.
Donc d’une part il y a un impact négatif de l’urbanisation sur la biodiversité mais d’autre part il y a une réponse phénotypique de la part des organismes à ce changement de milieu qui permet même à certains de se développer fortement.
Problématique: Est-ce que les zones urbaines peuvent être une source de spéciation malgré l’impact négatif qu’elles engendrent ?

Publiée il y a plus de 9 ans par Université de Montpellier.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.

La synthèse :

Introduction
10.000 ans avant J.C. en Mésopotamie, l’homme se sédentarise et s’organise en villages puis en villes. Leur organisation en réseaux complexes d’échanges ainsi que les innovations technologiques et agricoles leur permettent de grandir. De 1950 à aujourd’hui, la population humaine globale est passée de 2,5 à 7,5 milliards. La moitié vit désormais en milieu urbain (Nations Unies 2014). On parle de paysage urbain pour des zones d’agglomérations humaines avec plus de 50% de la surface construite, entourées par des zones avec 30 à 50 % de surface construite, et une densité totale de plus de 10 habitants par hectare. Si les zones urbaines ne représentent que 0,3% de la surface terrestre, elles peuvent impacter significativement le climat, les cycles biogéochimiques et l’hydrologie à une échelle locale, régionale et globale.
Tansley (1935), définit l’écosystème comme l’ensemble des organismes et facteurs abiotiques d’un même milieu. Les villes sont constituées de nombreux substrats artificiels à première vue complètement différents des milieux naturels, qui ne pourra pas supporter la même biodiversité. Toutefois, on observe une certaine biodiversité en ville, poussant à les considérer comme un nouvel écosystème, bien que l’urbanisation détruise les milieux d’origine.
Les caractéristiques abiotiques de l’environnement urbain permettent-elles de le qualifier de “nouvelle niche écologique” ? La controverse porte ainsi sur la réponse des espèces aux nouvelles contraintes inhérentes à l’urbanisation : les villes peuvent-elles héberger la biodiversité et favoriser la spéciation ?

1. Urbanisation : destruction de l’habitat ou nouvelle niche écologique ?

  • A- Changements environnementaux le long d’un gradient urbain:
    Le long d’un gradient d’urbanisation (McDonnel et Pickett, 1990) on observe la création d’un nouveau couvert du sol, la modification chimique et physique de l’environnement, la création de nouveaux assemblages d’organismes et la modification des régimes de perturbation (Kinzig et Grove, 2001). Le milieu urbain est fragmenté et la connectivité entre les espaces verts est réduite (Bierwagen, 2007), la température est souvent plus élevée (Oke, 1995), la disponibilité de l’eau est hétérogène (Hough, 1995), le pH (Xu et al., 2013), le taux d’azote (Vitousek et al., 1997) et les taux de métaux lourds (Pouyat et Mcdonnell, 1991) sont modifiés, et des animaux non-natifs comme les chats sont introduits (Nilon & Pais, 1997). L’urbanisation engendre une perte de biodiversité locale : le nombre d'espèces natives diminue et on observe une homogénéisation biotique (McKinney, 2002)

  • B- Peut-on dire que les villes ont une intégrité écologique ?
    Les villes ne présentent jamais les niveaux de biodiversité et de résilience écologique des milieux naturels. A ce titre, le concept d’intégrité écologique n’y a que très peu été appliqué puisqu’il s’intéresse à divers indices quantifiant la qualité écologique d’un milieu (biodiversité, fonctions assurées, etc.). Cette notion est toutefois souvent employée dans des contextes de gestion de la biodiversité, et sa définition est souvent critiquée, car trop anthropocentrée. Ordóñez et Duinker (2012) proposent ainsi de parler d’intégrité écologique des forêts urbaines, dans la mesure où elles ont une valeur intrinsèque mais également une valeur environnementale, écologique, sociale et économique. Les arbres ont un effet d’atténuation de la pollution, d’augmentation de la connectivité pour la faune sauvage et un effet positif sur la psychologie des Hommes (Ordóñez et Duinker, 2012). La controverse sur la notion d’intégrité écologique des écosystèmes urbains porte donc sur la redéfinition même du terme, et notamment sur le fait d’inclure davantage les interactions Homme-Nature.

  • C- Peut-on parler de nouvelle niche écologique ?
    En 1957, Hutchinson définit la niche écologique d’une espèce comme un hypervolume dans un espace multidimensionnel où chaque axe représente une ressource ou une condition environnementale.
    Les zones urbaines sont à première vue difficilement exploitables par les espèces du fait d’une artificialisation des substrats (routes, immeubles…). A l’opposé de cette vision, Lundholm et Marlin (2006) proposent l’hypothèse des “falaises urbaines“ (Urban Cliff hypothesis), où les écosystèmes urbains offrent des réplicats d’habitats naturels tels que les milieux rocheux, les falaises, exploitables par des espèces dont les distributions géographiques sont habituellement restreintes. En ville, des espèces de plantes rares de milieux rocheux sont ainsi devenues assez communes.
    Les zones urbaines subissent par ailleurs des perturbations régulières, qui entraînent certes une réduction de biomasse, mais maintiennent aussi l’écosystème aux premiers stades de successions et en font un espace exploitable par de nombreuses espèces colonisatrices, qui ne sont pas soumises à la compétition. L’absence de prédateurs et d’herbivores en ville laisse ainsi une niche libre, exploitée par les animaux à proximité suivant leur capacité à coloniser le milieu urbain. (Rebele, 1994)
    Enfin, les zones suburbaines sont très hétérogènes et les sources de nourriture sont aussi variées qu’abondantes et prédictibles, ce qui les rend exploitables par une grande diversité d’espèces, et plusieurs études y relèvent ainsi un pic de biodiversité (Rebele, 1994).

2. Réponse de la biodiversité à l’urbanisation: des espèces qui disparaissent, des espèces qui s’adaptent, et des espèces qui en profitent
Fisher et al. (2014) classifient la biodiversité selon leur dynamique de population dans les espaces urbanisés en trois catégories :

  • A- Les “Urban Avoiders” dépendent des ressources naturelles, sont très sensibles aux activités humaines et à la perturbation de l’habitat. On ne les trouve que très rarement dans les espaces urbanisés. Il s’agit des grands mammifères, en particulier les grands prédateurs (McKinney 2002).
  • B- Les “Urban Utilizers” dépendent à la fois des espaces naturels et des espaces urbanisés. Ils exploitent ponctuellement de nombreux aliments laissés par l'homme, comme les ordures. Pelouses et plantes ornementales, très productives, abritent également de nombreux invertébrés, et constituent une ressource abondante pour les oiseaux (Folk 1976).
  • C- Les “Urban Dweller” dépendent de l'activité humaine, aussi appelées synanthropes. L’absence de prédateurs combinée à l’abondance des ressources alimentaires laissées par l’homme leur permet d’atteindre de très grandes densités de population. Il s’agit de mammifères habituellement omnivores (Adams, 1994) tels que la souris domestique, le rat noir ou brun, des chauves-souris (Jung et Threlfall, 2015), d’oiseaux et d’insectes.

3. Plasticité phénotypique ou réelle spéciation ?
La spéciation est le mécanisme évolutif par lequel deux nouvelles espèces apparaissent à partir d’une population initiale : cela nécessite un arrêt des flux de gènes entre deux sous-populations, par isolement reproducteur.

  • A- Une divergence phénotypique ?
    On observe des différences phénotypiques entre les populations urbaines et sauvages. La plasticité de certains traits comportementaux (témérité, exploration) et la capacité d’apprentissage sont primordiales pour l’établissement et le développement des espèces en zone urbaine (Sol et al., 2013). De plus, les populations animales urbaines (i) sont moins migratrices, (ii) ont une période de reproduction plus longue et (iii) modifient leur stratégie d’acquisition de la ressource (qualité, quantité et temps d’acquisition). Chez les plantes, Williams et al. (2005) montrent que les espèces aux graines plus lourdes et capables de reproduction végétative ont plus de chances de survie en zone urbanisée.
    L’urbanisation constitue donc un véritable filtre environnemental sélectionnant seulement les espèces adaptées à la vie en ville ou les individus présentant des valeurs de traits adaptatives. Hendry et al. (2008) montrent de plus, que les changements phénotypiques entre générations sont significativement plus importants au sein des populations urbaines que sauvages. Cette capacité à rapidement modifier son phénotype peut avoir des conséquences très importantes sur la survie d’une espèce. Ainsi, les merles qui chantent plus aiguë en réponse aux nuisances sonores ont une meilleure fitness (Partecke et al., 2006).
    Les populations urbaines animales et végétales diffèrent donc des populations sauvages dans leurs traits morphologiques, comportementaux et d’histoire de vie, traits liés à la fitness des individus. Ces changements sont-ils pour autant basés sur une divergence génétique et donc potentiellement à l’origine de spéciation ?

  • B- Une divergence génétique ?
    En général, les différences phénotypiques que l’on observe entre populations urbaines et sauvages ne sont pas associées à de la différenciation génétique, mais dues seulement à la plasticité phénotypique. Ainsi, il y a 200 ans, le merle était une espèce des forêts à tendance timide. Les populations urbaines actuelles de merles ont des traits comportementaux très différents et se reproduisent préférentiellement entre eux, mais ne sont pas différentes des populations de forêts en termes de marqueurs génétiques neutres (Rebele, 1994).
    Diverses études sur des plantes soumises à l’urbanisation ont cependant montré des résultats intéressants. Le premier est que le moment de reproduction des plantes en ville est plus précoce qu’en milieu naturel (Neil et Wu, 2006). Deuxièmement, Cheptou et al. (2008) ont montré qu’une même espèce de plante (Crepis sancta) produit davantage de graines lourdes en ville, la barochorie diminuant la probabilité que la graine se retrouve sur du bitume. Ces deux traits sont héritables (h²=0.4 et 0.25 respectivement), et nous avons bien ici des différences génétique entre les C. sancta de ville et sauvage. Nous assistons ainsi à des phénomènes d’isolation temporelle en plus de spatiale, ainsi qu’à des adaptations supportées génétiquement. Sachant qu’une isolation temporelle seule peut conduire à une spéciation sympatrique, il serait intéressant de voir à l’avenir si les plantes sauvages et urbaines vont diverger jusqu’à devenir des espèces distinctes (Hendry et Day, 2005).
    Il n’y a spéciation que s’il y a isolement reproducteur. Le seul exemple connu de spéciation est la différenciation du moustique londonien, Culex pipiens vivant en surface et Culex molestus vivant dans le métro souterrain. D’après Byrne et Nichols (1999) un unique événement de colonisation du réseau souterrain par C. pipiens a conduit à l’isolement de populations dans les souterrains, aboutissant à une spéciation totale.

Conclusion
Le processus d’urbanisation fragmente les écosystèmes d’origine, modifie leurs fonctions initiales, et entraîne la perte d’une partie de la biodiversité native, ce qui est mis en évidence dans la plupart des études. La controverse porte surtout sur le fait que les zones urbanisées puissent être des milieux favorables pour certaines espèces. Celles-ci peuvent s’adapter aux conditions parfois extrêmes de ces milieux, ce qui amène certains auteurs à re-considérer les zones urbaines comme des écosystèmes à part entière, ayant une certaine intégrité écologique. Les mécanismes permettant le développement des populations sont divers et controversés. Les espèces peuvent tout d’abord s’adapter ponctuellement grâce à une plasticité phénotypique plus importante en ville, et c’est le mécanisme le plus observé. Il est toutefois possible qu’il y ait ainsi des sous-populations génétiquement différentes, allant dans de rares cas jusqu’à la spéciation. Un premier enjeu émergeant de cette controverse est celui de la conservation des espèces natives et le soutien à l’établissement de nouvelles. Cela passera par une valorisation des espaces verts et une sensibilisation déjà en cours des populations à l’importance d’intégrer la Nature dans les villes. Plusieurs grande villes (Melbourne, Londres, Chicago, Singapour, Durban et Portland) planifient l’établissement de forêts résilientes au sein même de la ville. Adopter une telle approche permettra de recréer le lien souvent absent entre Homme et Nature, bien que l’on puisse déjà observer une corrélation entre la qualité de vie et la biodiversité végétale (Hope et al., 2003). Le développement des études sur l’écologie urbaine est donc aussi amené à aborder des questions socio-économiques.

Publiée il y a plus de 9 ans par Université de Montpellier.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.

Cette synthèse se base sur 22 références.

Structure et fonction de l'écosystème le long de gradients rural-urbain : une opportunité non exploitée en écologie.

Article - 2016 - Ecology, Vol. 71, No. 4 (Aug., 1990), pp. 1232-1237
ECOSYSTEM STRUCTURE AND FUNCTION ALONG URBAN-RURAL GRADIENTS: AN UNEXPLOITED OPPORTUNITY FOR ECOLOGY
M. J. McDonnell and S. T. A. Pickett

Urbanisation et ses impacts sur les chauve-souris : méta-analyse

Livre - 2015 - Springer International Publishing
Urbanisation and Its Effects on Bats - A Global Meta-Analysis
Kirsten Jung et Caragh G. Threlfall

Catégoriser les réponses de la faune aux implications de l'urbanisation et la conservation de la terminologie

Article - 2015 - Conservation Biology
Categorizing wildlife responses to urbanization and conservation implications of terminology
Jason D. Fischer, Sarah C. Schneider, Adam A. Ahlers, James R. Miller

Microbiomes urbain et écologie urbaine : de quelles façons les microbes des zones urbaines influencent la stabilité des populations humaines ?

Article - 2014 - Journal of Microbiology
Urban Microbiomes and Urban Ecology: How Do Microbes in the Built Environment Affect Human Sustainability in Cities?
Gary M. King

Isolement génétique des populations d'oiseaux en danger vivant dans de marais soumis à une forte urbanisation

Article - 2014 - Animal Conservation
Genetic isolation of endangered bird populations inhabiting salt marsh remnants surrounded by intensive urbanization
R. E. Major, R. N. Johnson, A. G. King, G. M. Cooke & J. L. T. Sladek

Ajustements comportementaux à la vie en ville

Article - 2013 - Animal Behaviour
Behavioural adjustments for a life in the city
Daniel Sol, Oriol Lapiedra, Cesar González-Lagos

Est-ce que l'urbanisation façonne la composition des communautés bactériennes dans les parcs urbains ? Etude de cas sur 16 villes chinoises basée sur une méthode de pyroséquençage.

Article - 2013 - FEMS Microbiol Ecol.
Does urbanization shape bacterial community composition in urban park soils? A case study in 16 representative Chinese cities based on the pyrosequencing method
Xu HJ, Li S, Su JQ, Nie S, Gibson V, Li H, Zhu YG.

Une intégrité écologique des forêts urbaines

Article - 2012 - Urban Ecosystems
Ecological integrity in urban forests
Camilo Ordóñez, Peter N. Duinker

Le chant des merles plus aigus en ville: adaptation a l'acoustique urbaine ou effet secondaire de l'urbanisation ?

Article - 2009 - Animal Behaviour
Blackbirds sing higher-pitched songs in cities: adaptation to habitat acoustics or side-effect of urbanization?
Erwin Nemeth, Henrik Brumm

Preuve de la spéciation écologique et ses alternatives

Article - 2009 - Science
Evidence for Ecological Speciation and Its Alternative
D. Schluter

Evolution rapide de la dispersion des graines en milieu urbain chez l'espèce Crepis sancta

Article - 2008 - PNAS
Rapid evolution of seed dispersal in an urban environment in the weed Crepis sancta
P.-O. Cheptou*, O. Carrue, S. Rouifed, and A. Cantarel

Processus écosystémiques le long d'un gradient d'écosystèmes urbains à ruraux

Article - 2008 - Urban Ecosystems
Ecosystem processes along an urban-to-rural gradient
Mark Mcdonnell, S.T.A. Pickett, Peter M. Groffman, Patrick Bohlen, Richard V. Pouyat, Wayne C. Zipperer, Robert W. Parmelee, Margaret M. Carreiro, Kimberly Medley

Taille et conditions de santé des moineaux le long d'un gradient d'urbanization

Article - 2008 - Journal of Animal Ecology
Lean birds in the city: body size and condition of house sparrows along the urbanization gradient
A. Liker, Z. Papp, V. Bókony and Á. Z. Lendvai

L'influence de l'Homme sur le taux de variation phénotypique des populations animales sauvages

Article - 2008 - Molecular Ecology
Human influences on rates of phenotypic change in wild animal populations
ANDREW P. HENDRY, THOMAS J. FARRUGIA, and MICHAEL T. KINNISON

Connectivité dans les paysages urbains : l'importance de la configuration d l'habitat, la taille de l'espace urbain et la dispersion.

Article - 2007 - Urban ecosytem
Connectivity in urbanizing landscapes: The importance of habitat configuration, urban area size, and dispersal
Britta G. BIERWAGEN

L'urbanisation des merles européens (Turdus merula) est-elle associée avec une différenciation génétique ?

Article - 2006 - Journal of Ornithology
Is urbanisation of European blackbirds (Turdus merula) associated with genetic differentiation?
Jesko Partecke, Eberhard Gwinner, Staffan Bensch

Effets de l'urbanisation sur la phénologie de la floraison

Review - 2006 - Urban Ecosystem
Effects of urbanization on plant flowering phenology: A review
Kaesha Neil · Jianguo Wu

Habitats d'origine et préférences en termes de micro-habitats des espèces de plantes urbaines

Article - 2006 - Urban Ecosystems
Habitat origins and microhabitat preferences of urban plant species
J. T. Lundholm, A. Marlin

Structure des populations expliquée par la période de reproduction : isolation temporelle et adaptation temporelle

Review - 2005 - Molecular Ecology
Population structure attributable to reproductive time: isolation by time and adaptation by time
ANDREW P. HENDRY and TROY DAY

Traits des plantes et extinctions locales dans des prairies naturelles le long d'un gradient d'urbanisation

Article - 2005 - Journal of Ecology
Plant traits and local extinctions in natural grasslands along an urban–rural gradient
NICHOLAS S. G. WILLIAMS, JOHN W. MORGAN, MARK J. MCDONNELL and MICHAEL A. McCARTHY

Crédit ou débit ? L'apport de ressource modifie la dynamique de population des espèces exploiteuses des villes

Article - 2004 - Oikos
Credit or debit? Resource input changes population dynamics of city‐slicker birds
Shochat

"Synurbanisation" : adaptation des espèces sauvages au développement urbain

Article - 2004 - Proceedings 4 th International Urban Wildlife Symposium. Shaw et al., Eds. 2004
Synurbization - adaptation of animal wildlife to urban development
Maciej Luniak

Urbanisation, Biodiversité et conservation

Article - 2002 - Bioscience
Urbanization, Biodiversity, and Conservation
McKinney

Encyclopédie de la biodiversité. Chapitre Ecologie urbaine et sub-urbaine

Livre - 2001 - San Diego: Academic Press.
The Encyclopedia of Biodiversity
Kinzig AP, Grove JM 2001

Culex pipiens dans le métro londonien : différenciation entre les populations de surface et souterraines

Article - 1999 - Heredity
Culex pipiens in London Underground tunnels: differentiation between surface and subterranean populations
KATHARINE BYRNE & RICHARD A. NICHOLS

Vertébrés terrestres dans les écosystèmes urbains: élaboration d'hypothèses pour le bassin hydrographique des chutes Gwynns à Baltimore, Maryland

Article - 1997 - Urban Ecosystems
Terrestrial vertebrates in urban ecosystems: developing hypotheses for the Gwynns Falls Watershed in Baltimore, Maryland
Nilon CH & Pais RC

Altération humaine du cycle global de l'azote: Sources et conséquences

Article - 1997 - Ecological Applications
HUMAN ALTERATION OF THE GLOBAL NITROGEN CYCLE: SOURCES AND CONSEQUENCES
Vitousek PM, Aber JD, Howarth RW, Likens GE, Matson PA, Schindler DW, Schlesinger WH & Tilman DG

Utilisation du paysage et diversité aviaire le long d'un gradient urbain

Article - 1996 - Ecological Applications
Land Use and Avian Species Diversity Along an Urban Gradient
Robert B. Blair

L'ile de chaleur de la couche limite urbaine : Caractéristiques, causes et effets.

Article - 1995 - Wind climate in Cities
THE HEAT ISLAND OF THE URBAN BOUNDARY LAYER: CHARACTERISTICS, CAUSES AND EFFECTS
T.R. OKE

Villes et processus naturels

Livre - 1995 - Routledge
Cities and Natural Process
M. Hough

Ecologie urbaine et caractéristiques spéciales des écosystèmes urbains

Article - 1994 - Global Ecology and Biogeography Letters
Urban Ecology and Special Features of Urban Ecosystems
Franz Rebele

Accumulations de métaux lourds dans les sols forestiers le long d'un gradient urbain-rural dans le sud est de NEW YORK, ETATS-UNIS

Article - 1991 - Water, Air, and Soil Pollution
Heavy metal accumulations in forest soils along an urban- rural gradient in Southeastern New York, USA
R. V. Pouyat, M. J. McDonnell