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Titre de l'article

"Synurbanisation" : adaptation des espèces sauvages au développement urbain

Introduction à l'article

La synurbanisation est reliée à deux autres termes utilisés dans le domaine :
1) Synanthropisation : adaptation des populations animales aux conditions anthropiques en général
2) Urbanisation : se réfère aux changement des paysage induit par l'urbanisation
Concept développé après l'observation de plus en plus de colonisation des zones urbaines par les oiseaux et mammifères. La synurbanisation concerne les espèce colonisant d'elles-mêmes la ville (non les introduction involontaires, ni les espèce "de passage" en ville).

Expériences de l'article

L'étude a pour but de synthétiser les grandes caractéristiques des populations rurales qui ont su coloniser les villes. Elle n'aborde donc pas le cas des rats, pigeons, des moineaux, et de la souris blanches qui n'ont pas leur équivalent sauvage.

Résultats de l'article

Liste des ajustements des populations sauvages :
1) Plus grande densité, réduction du territoire de chaque individu
2) Réduction de la migration
3) Période de reproduction plus importante
4) Plus grande longévité
5) Activité circadienne plus grande (activité le jour plus longue)
6) Utilisation de matériaux anthropiques pour la nidification
7) Changement de choix alimentaire
8) Crainte réduite de l'Homme
9) Agressivité intraspécifique accrue

Ces changements sont principalement dus à des hivers moins froids, de la nourriture plus abondante, moins de prédation, une modification de l'éclairage...

Différences attribuées comme génétique dans quelques cas : souris (Gliwicz 1980, Gliwicz et al. 1990)...

La réapparition du faucon pélerin est fortement corrélée au développement des zones urbaines.

Rigueur de l'article

C'est une synthèse bibliographique qui relate principalement des cas d'études sur les oiseaux, mais cela est représentatif de l'état de la recherche dans ce domaine, qui s'intéresse principalement à ce taxon.

Ce que cet article apporte au débat

Une colonisation des villes par les espèces sauvages est possible. Elles si adaptent en modifiants de nombreuses caractéristiques de mode de vie.
Cela ne compense toutefois pas la perte de diversité qu'engendre l'urbanisation.

Publiée il y a plus de 9 ans par P. Ganault.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Synurbization - adaptation of animal wildlife to urban development
  • 1 1
  • Auteurs
    Maciej Luniak
  • Année de publication
    2004
  • Journal
    Proceedings 4 th International Urban Wildlife Symposium. Shaw et al., Eds. 2004
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Recent zoology/ecology coined a new term, synurbization, as an analogy to the existing term of wider meaning – “synanthropization.” Synurbization denotes adjustment of wild animal populations to specific conditions of urban environment. The new term, was introduced by theriologists and it is accepted in ornithology as well. The term “urbanization,” in turn, should be in ecology applied for changes in landscape (or environment) caused by urban development. The growing and global tendency towards synurbization, observed recently in animal world, is a response to world-wide expansion of urban development (urbanization). More and more bird and mammal populations colonize cities, and some of them are in urban conditions much more successful than in their native natural habitats. In Europe, the best known examples are black-bird Turdus merula, magpie Pica pica , Hooded crow Corvus corone cornix, kestrel Falco tinnunculus, red squirrel Sciurus vulgaris, Striped field mouse Apodemus agrarius, rabbit O. oryctolagus, red fox V. vulpes. In Warsaw, during the past few decades, at least 12 new birdspecies and 2 mammal species have colonized areas of high degree of urbanization.Synurbic populations show several significant ecological and behavioural differences, as compared with populations of the same species living in their native non-urban habitats. Among most typical features of synurbization are: higher density of population connected with reduction of individual (pair, family) territories, reduced migratory behaviour, prolonged breeding season (even winter broods) and other changes in breeding ecology, prolonged and changed (sometimes adversed) circadian activity, increased longevity (but worse health parameters!), changes in diet and in foraging behaviour, increased intraspecific agression, tameness toward man and various adaptations to human behaviour. All the above adjustments of synurbic populations seem to be within the range of natural plasticity of the species. The question concerning possible genetic differences between synurbic and non-urban populations has no clear answer so far.
    The rapid increase of the phenomenon of synurbization, which is observed in recent decades, shows chances for coexistence between wild animals and our urban civilization. It also shows possibilities for managing of wildlife in cities. But it does not change the fact, that a world ecological crisis affects the fauna in cities just as in the animal world as a whole.

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