. The paper deals with urban ecology as a
biological science and applies some of the topics of
general importance in ecology to the special condi-
tions found in towns and cities. I consider whether
cities should be treated as one integrated ecosystem,
or as an assemblage of various ecosystems. In contrast
to the holistic, organismic concept of the ecosystem as
a new hierarchical level of organization and as an
evolving whole which guides the development of the
species, I follow the methodological definition of
Tansley (1935), who defined ecosystems as 'mental
isolates' for 'the purpose of study'. According to
Evans (1956) ecosystems can be defined at every level
of the biological organization, at the level of the
organisms, populations or communities.
The introduction of species from other biogeo-
graphical regions is a worldwide phenomenon, but the
proportion of successfully established introduced spe-
cies is higher in cities than in rural or forest areas.
This is due to numerous colonizing species which fit
the anthropogenous habitats. Due to unequal rates of
immigration and extinction of species, urban habitats
show an imbalanced turnover of species.
Another special feature of urban ecology is man-in-
duced disturbance, which initiates the colonization of
disturbed or newly created habitats. According to the
type of substrate and the availability of diaspores
there may be both primary, secondary or intermediate
types of succession. Besides disturbance, the main
component for structuring communities is biological
interactions. In this paper I discuss some aspects of
competition, predation and mutualism.
The special feature of higher species' richness of
cities compared with ecosystems in the countryside
can be explained by the high habitat diversity of urban
and industrial areas. Although some components
which contribute to the complexity of communities,
such as competition, are of minor importance in vari-
ous urban habitats, there may be communities of high
complexity.
I also consider community characteristics such as
stability and productivity. Since most urban communi-
ties are in a state of inequilibrium, theories of stability
based on equilibrium are inadequate for urban ecosys-
tems. The productivity of the 'ecosystem city' mainly
depends on the area of unsealed open space and the
successional stage of the plant communities of the
various habitat
Titre de l'article
Ecologie urbaine et caractéristiques spéciales des écosystèmes urbains
Ecologie urbaine et caractéristiques spéciales des écosystèmes urbains
Introduction à l'article
Synthèse qui permet de situer la controverse à propos de la définition d'écosystème et comment se situe l'écosystème urbain dans les différentes propositions de définitions.
Les caractéristiques spécifiques des écosystèmes urbains en ce qui concerne la migration, l'extinction des espèces, les habitats, les facteurs environnementaux et les ressources, les perturbations, les stades de successions, les interactions biotiques, la richesse spécifique, la complexité, la productivité et la stabilité et l'équilibre des écosystèmes urbains, sont abordées et discutées.
Synthèse qui permet de situer la controverse à propos de la définition d'écosystème et comment se situe l'écosystème urbain dans les différentes propositions de définitions.
Les caractéristiques spécifiques des écosystèmes urbains en ce qui concerne la migration, l'extinction des espèces, les habitats, les facteurs environnementaux et les ressources, les perturbations, les stades de successions, les interactions biotiques, la richesse spécifique, la complexité, la productivité et la stabilité et l'équilibre des écosystèmes urbains, sont abordées et discutées.
Résultats de l'article
Les écosystèmes urbains sont complexes, et peuvent se définir à plusieurs échelles (de l'échelle individuelle à l'échelle de la ville en entier). Ils sont très régulièrement perturbés ce qui conduit à une structure en mosaïque, avec des habitats très hétérogènes. Les espèces colonisatrices y sont donc communes, les assemblages de communautés ont peu d'histoire évolutive commune, et la richesse spécifique y est très variable. Généralement, ils n'ont pas ou peu de stabilité et de stades de successions tardifs, mais un turnover d'espèces élevé, car de nouvelles perturbations ont lieu avant le retour à l'état précédant. Il en découle que pour étudier les populations dans les écosystèmes urbains, les théories et modèles basées sur les équilibres ne sont pas judicieux, étant donné l'extrême variabilité dans le temps et l'espace.
Les écosystèmes urbains sont complexes, et peuvent se définir à plusieurs échelles (de l'échelle individuelle à l'échelle de la ville en entier). Ils sont très régulièrement perturbés ce qui conduit à une structure en mosaïque, avec des habitats très hétérogènes. Les espèces colonisatrices y sont donc communes, les assemblages de communautés ont peu d'histoire évolutive commune, et la richesse spécifique y est très variable. Généralement, ils n'ont pas ou peu de stabilité et de stades de successions tardifs, mais un turnover d'espèces élevé, car de nouvelles perturbations ont lieu avant le retour à l'état précédant. Il en découle que pour étudier les populations dans les écosystèmes urbains, les théories et modèles basées sur les équilibres ne sont pas judicieux, étant donné l'extrême variabilité dans le temps et l'espace.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article présente l'écosystème urbain dans son ensemble, en le situant par rapport aux différentes définitions (d'écosystèmes, de complexité), théories (équilibres, stades de successions, de perturbations intermédiaires ...) qui existent actuellement en écologie. Il permet de prendre du recul par rapport à la recherche actuelle en écologie urbaine et d'avoir une vision globale de l'écosystème urbain dans toute sa complexité.
Dans le cadre de cette controverse, le système urbain est souvent pensé comme une entité assez homogène - une ville - alors qu'il s'agit en réalité d'une mosaïque d'environnements, aux caractéristiques et dynamiques spatiales et temporelles extrêmement variables et hétérogènes, et ce à l'intérieur de chaque ville (hétérogénéité spatiale et temporelle des milieux et communautés), mais aussi en "inter-villes", dépendant de l'histoire, de la géographie, de l'architecture et des modes de constructions.
Cet article présente l'écosystème urbain dans son ensemble, en le situant par rapport aux différentes définitions (d'écosystèmes, de complexité), théories (équilibres, stades de successions, de perturbations intermédiaires ...) qui existent actuellement en écologie. Il permet de prendre du recul par rapport à la recherche actuelle en écologie urbaine et d'avoir une vision globale de l'écosystème urbain dans toute sa complexité.
Dans le cadre de cette controverse, le système urbain est souvent pensé comme une entité assez homogène - une ville - alors qu'il s'agit en réalité d'une mosaïque d'environnements, aux caractéristiques et dynamiques spatiales et temporelles extrêmement variables et hétérogènes, et ce à l'intérieur de chaque ville (hétérogénéité spatiale et temporelle des milieux et communautés), mais aussi en "inter-villes", dépendant de l'histoire, de la géographie, de l'architecture et des modes de constructions.
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