The South China tiger (Panthera tigris amoyensis), although listed by the IUCN as critically endangered, is probably extinct in the wild. This leaves captive-born animals as the only stock available for reintroductions. Because reintroduced tigers will not survive in the wild unless they hunt proficiently, we aimed to determine whether captive-born tigers were able to hunt free-ranging prey and to evaluate their hunting performance as a criterion for reintroduction. The effect of other variables on subsequent hunting success, such as the availability of stalking cover and the upbringing history of tigers while they were cubs were also explored, given their relevance in reintroduction programs. Twelve tigers over two years of age were fitted with GPS collars and placed individually in 100 ha enclosures to determine their kill rate of blesbuck (Damaliscus pygargus), as a measure of their hunting performance. All tigers but one successfully hunted blesbuck, although kill rate varied substantially amongst individuals, ranging from one blesbuck every 3.14 days to no blesbuck. Tigers also killed other species indicating plasticity in their hunting behavior, and showed higher kill rates in the enclosure where cover was more abundant, confirming the importance of stalking cover in hunting success for this species. Results showed that the presence of the mother during cub development was not necessary for cubs to hunt later in life, although it had a positive effect on kill rate. Our study represents the first empirical evidence that captive-born tigers can successfully hunt free-ranging prey adequately to meet their energetic demands, validating the use of captive animals to recover wild populations, should other reintroduction criteria be met. Moreover, that tigers adapted to the African veld ecoregion suggests they should be able to adapt back to southern China where opportunities for stalking and ambush are more numerous.
Titre de l'article
La performance de chasse du tigre de Chine Méridionale né en captivité sur des proies sauvages et son implication pour leur réintroduction
La performance de chasse du tigre de Chine Méridionale né en captivité sur des proies sauvages et son implication pour leur réintroduction
Introduction à l'article
Le tigre de Chine Méridionale a certainement disparu à l'état sauvage, mais il est toujours présent dans plusieurs réserves naturelles, notamment dans en Afrique de Sud. Pour savoir si sa réintroduction est possible et durable en Chine, les auteurs ont cherché à tester sa capacité à chasse seul dans des espaces relativement arborés et fermés comme c'est le cas dans le sud de la Chine.
Le tigre de Chine Méridionale a certainement disparu à l'état sauvage, mais il est toujours présent dans plusieurs réserves naturelles, notamment dans en Afrique de Sud. Pour savoir si sa réintroduction est possible et durable en Chine, les auteurs ont cherché à tester sa capacité à chasse seul dans des espaces relativement arborés et fermés comme c'est le cas dans le sud de la Chine.
Expériences de l'article
Des tigres nés en captivité ont été relâchés dans deux parcs naturels dans lesquels les proies sauvages sont très abondantes. L'un des deux parcs présente une végétation ouverte de savane et l'autre une plus fermée de forêt ou de brousse. Le nombre de leurs victimes quotidiennes a été mesuré par observation longue distance et GPS. Le succès de chasse a ensuite été comparé entre milieu ouvert et milieu fermée. Une analyse statistique a aussi mené sur le succès de chasse en fonction de l'éducation qu'ont reçu les petits en captivité, élevés ou non en présence de leur mère.
Des tigres nés en captivité ont été relâchés dans deux parcs naturels dans lesquels les proies sauvages sont très abondantes. L'un des deux parcs présente une végétation ouverte de savane et l'autre une plus fermée de forêt ou de brousse. Le nombre de leurs victimes quotidiennes a été mesuré par observation longue distance et GPS. Le succès de chasse a ensuite été comparé entre milieu ouvert et milieu fermée. Une analyse statistique a aussi mené sur le succès de chasse en fonction de l'éducation qu'ont reçu les petits en captivité, élevés ou non en présence de leur mère.
Résultats de l'article
L'article montre que le succès de chasse dépend de l'éducation des petits, ainsi que de la faculté des tigres à utiliser le paysage pour se dissimuler à la vue de leurs proies. En effet, leur succès est globalement plus grand en zone couverte. Cependant, quelque soit les soins parentaux, les tigres finissent toujours par réussir à chasser, même si leur succès est plus faible s'ils n'ont pas pu observer leur mère chasser. Enfin, le régime alimentaire des tigres au cours de l'expérience montre une plasticité dans leur choix de proies.
L'article montre que le succès de chasse dépend de l'éducation des petits, ainsi que de la faculté des tigres à utiliser le paysage pour se dissimuler à la vue de leurs proies. En effet, leur succès est globalement plus grand en zone couverte. Cependant, quelque soit les soins parentaux, les tigres finissent toujours par réussir à chasser, même si leur succès est plus faible s'ils n'ont pas pu observer leur mère chasser. Enfin, le régime alimentaire des tigres au cours de l'expérience montre une plasticité dans leur choix de proies.
Rigueur de l'article
L'article apporte une démarche préalable à la réintroduction d'une espèce vers le sauvage ce qui est intéressant dans le cadre d'une prise de décision par les pouvoirs publiques. Cependant, d'un point de vue académique, la méthode présente des biais plus forts que des mesures qui auraient été réalisées directement lors d'une réintroduction. En effet, l'environnement n'est pas exactement le même que celui du Sud de la Chine, que cela soit les paysages, les proies, ou les conditions climatiques. De plus le nombre d'individus testés reste assez petit.
L'article apporte une démarche préalable à la réintroduction d'une espèce vers le sauvage ce qui est intéressant dans le cadre d'une prise de décision par les pouvoirs publiques. Cependant, d'un point de vue académique, la méthode présente des biais plus forts que des mesures qui auraient été réalisées directement lors d'une réintroduction. En effet, l'environnement n'est pas exactement le même que celui du Sud de la Chine, que cela soit les paysages, les proies, ou les conditions climatiques. De plus le nombre d'individus testés reste assez petit.
Ce que cet article apporte au débat
L'article présente une dimension éthologique du succès de la réintroduction.
L'article présente une dimension éthologique du succès de la réintroduction.
Figure
Fabregas et al. 2015
Fabregas et al. 2015
Dernière modification il y a plus de 7 ans.