Parallels in anatomy between humans and domesticated mammals suggest that for the last 300,000 years, Homo sapiens has experienced more intense selection against the propensity for reactive aggression than other species of Homo. Selection against reactive aggression, a process that can also be called self-domestication, would help explain various physiological, behavioral, and cognitive features of humans, including the unique system of egalitarian male hierarchy in mobile hunter-gatherers. Here I review nine leading proposals for the occurrence of self-domestication in H. sapiens. To account for the domestication syndrome, proposals must explain what led to a decline in fitness of highly aggressive males, and why the explanatory factor applies only to H. sapiens and not to other species of Homo. The proposed explanations invoke genetic group selection; group-structured culture selection (also known as cultural group selection); social selection by female mate choice; social selection by male partner choice; increased self-control; cooperative breeding; high population density; use of lethal weapons; and language-based conspiracy. Most of these proposals face difficulties in accounting for the origins and/or maintenance of reduced reactive aggression. I conclude that the evolution of language-based conspiracy, which is a form of collective intentionality, was the key factor initiating and maintaining self-domestication in H. sapiens, because it is the most convincing mechanism for explaining the selective pressure against individually powerful fighters. Sophisticated language enabled males of low fighting prowess to cooperatively plan the execution of physically aggressive and domineering alpha males. This system is known today as a leveling mechanism in small-scale societies. Group-structured culture selection possibly accelerated the process.
Titre de la review
Hypothèses pour l'évolution de la réduction de l'agressivité réactive dans le contexte de l'auto-domestication humaine.
Hypothèses pour l'évolution de la réduction de l'agressivité réactive dans le contexte de l'auto-domestication humaine.
Résumé de la review
Cette review fait le tour des différentes hypothèses liées à l'auto-domestication de l'Homme et plus particulièrement liées à la réduction de l'agressivité réactive chez ce dernier (il s'agit d'une agressivité en réponse à quelque chose comme une menace, à différencier de l'agressivité proactive).
Le signal de l'auto-domestication chez l'Homme se retrouve à travers les derniers 300 000 ans et se traduit principalement par une diminution de cette agressivité. L'auteur part du postulat que l'auto-domestication d'Homo sapiens a commencé avant sa spécification et que l'ancêtre d'Homo sapiens vivaient dans des communautés mixtes avec un mâle alpha qui s'impose par la force, système que l'on retrouve chez les chimpanzés et les gorilles. La sélection de l'auto-domestication ne peut être étudié que chez Homo sapiens car il s'agit de la seule espèce du genre Homo a présenté un syndrome d'auto-domestication.
La première et deuxième hypothèses sont liées, elles concernent la sélection de groupe d'un point de vue génétique et culturel. L'altruisme paroissial (au sein d'un groupe) y est favorisé, l'entraide règne au sein du groupe pour être plus compétitif face aux autres groupes, menant parfois a des conflits intergroupes. Ces conflits sont aussi présent chez les chimpanzés et ne montrent pas d'altruisme paroissial, de plus des études sur différents groupes de primates n'a pas su mettre en évidence de corrélation entre les conflits intergroupes et un comportement prosocial.
La troisième hypothèse correspond au choix du partenaire moins agressif par les femelles car ce dernier s’investit plus dans l'éducation des enfants. La difficulté est qu'un mâle très agressif peut prendre le contrôle et ne pas laisser le choix aux femelles. L'effet du choix du partenaire par les femelles semblent avoir augmenté à la fin du Pléistocène et pendant l'Holocène, comme résultat des mâles devenant moins agressif, le choix des femelles pour leurs partenaires n'expliquent pas à lui seul l'auto-domestication.
La quatrième hypothèse est la sélection social par le choix de la coopération. Cette coopération est mise en place avec la recherche de nourriture devant s'effectuer en groupe, les liens de couple qui sont reconnus et l'attention à la progéniture qui augmente et la coopération autour de son éducation sont augmentés (la sixième hypothèse est spécifiquement sur ce point mais elle s'appliquerait au genre Homo et donc pas de lien avec l'auto-domestication). On retrouve néanmoins le même problème que pour l'hypothèse précédente si un mâle très agressif use de sa force pour s'imposer comme chez Panthera Leo.
La cinquième hypothèse est sur le contrôle de soi (self-control) menant à moins utilisé de comportement agressif. Il ne s'agit pas vraiment d'une pression de sélection mais plus d'un comportement lié à la sociabilisation.
La septième hypothèse porte sur la densité de population, cette dernière en augmentant, augmente la pression sur les ressources et donc force les comportements sociaux et la tolérance. Chez les grands singes, il y a une augmentation de l'agressivité ou aucun effet de la densité de population.
Les deux dernières sont liées car elles impliquent la collaboration des mâles pour faire tomber le mâle alpha. La première des deux proposent l'emploi d'armes létales mais ces dernières sont présentes bien avant Homo sapiens. La deuxième propose des conspirations permises par le langage et sa complexification pour planifier des assassinats contre les individus alphas agressifs. Cette dernière hypothèse permet d'expliquer pourquoi on observe une réduction de l'agressivité uniquement chez Homo sapiens.
En conclusion, cette dernière hypothèse est celle qui explique le mieux la pression de sélection sur les individus les plus agressifs menant à une hiérarchie de dominance inversée. Cette nouvelle forme d'organisation pavant la voie à d'autres pression de sélection qui sont présent dans les autres hypothèses.
Cette review fait le tour des différentes hypothèses liées à l'auto-domestication de l'Homme et plus particulièrement liées à la réduction de l'agressivité réactive chez ce dernier (il s'agit d'une agressivité en réponse à quelque chose comme une menace, à différencier de l'agressivité proactive).
Le signal de l'auto-domestication chez l'Homme se retrouve à travers les derniers 300 000 ans et se traduit principalement par une diminution de cette agressivité. L'auteur part du postulat que l'auto-domestication d'Homo sapiens a commencé avant sa spécification et que l'ancêtre d'Homo sapiens vivaient dans des communautés mixtes avec un mâle alpha qui s'impose par la force, système que l'on retrouve chez les chimpanzés et les gorilles. La sélection de l'auto-domestication ne peut être étudié que chez Homo sapiens car il s'agit de la seule espèce du genre Homo a présenté un syndrome d'auto-domestication.
La première et deuxième hypothèses sont liées, elles concernent la sélection de groupe d'un point de vue génétique et culturel. L'altruisme paroissial (au sein d'un groupe) y est favorisé, l'entraide règne au sein du groupe pour être plus compétitif face aux autres groupes, menant parfois a des conflits intergroupes. Ces conflits sont aussi présent chez les chimpanzés et ne montrent pas d'altruisme paroissial, de plus des études sur différents groupes de primates n'a pas su mettre en évidence de corrélation entre les conflits intergroupes et un comportement prosocial.
La troisième hypothèse correspond au choix du partenaire moins agressif par les femelles car ce dernier s’investit plus dans l'éducation des enfants. La difficulté est qu'un mâle très agressif peut prendre le contrôle et ne pas laisser le choix aux femelles. L'effet du choix du partenaire par les femelles semblent avoir augmenté à la fin du Pléistocène et pendant l'Holocène, comme résultat des mâles devenant moins agressif, le choix des femelles pour leurs partenaires n'expliquent pas à lui seul l'auto-domestication.
La quatrième hypothèse est la sélection social par le choix de la coopération. Cette coopération est mise en place avec la recherche de nourriture devant s'effectuer en groupe, les liens de couple qui sont reconnus et l'attention à la progéniture qui augmente et la coopération autour de son éducation sont augmentés (la sixième hypothèse est spécifiquement sur ce point mais elle s'appliquerait au genre Homo et donc pas de lien avec l'auto-domestication). On retrouve néanmoins le même problème que pour l'hypothèse précédente si un mâle très agressif use de sa force pour s'imposer comme chez Panthera Leo.
La cinquième hypothèse est sur le contrôle de soi (self-control) menant à moins utilisé de comportement agressif. Il ne s'agit pas vraiment d'une pression de sélection mais plus d'un comportement lié à la sociabilisation.
La septième hypothèse porte sur la densité de population, cette dernière en augmentant, augmente la pression sur les ressources et donc force les comportements sociaux et la tolérance. Chez les grands singes, il y a une augmentation de l'agressivité ou aucun effet de la densité de population.
Les deux dernières sont liées car elles impliquent la collaboration des mâles pour faire tomber le mâle alpha. La première des deux proposent l'emploi d'armes létales mais ces dernières sont présentes bien avant Homo sapiens. La deuxième propose des conspirations permises par le langage et sa complexification pour planifier des assassinats contre les individus alphas agressifs. Cette dernière hypothèse permet d'expliquer pourquoi on observe une réduction de l'agressivité uniquement chez Homo sapiens.
En conclusion, cette dernière hypothèse est celle qui explique le mieux la pression de sélection sur les individus les plus agressifs menant à une hiérarchie de dominance inversée. Cette nouvelle forme d'organisation pavant la voie à d'autres pression de sélection qui sont présent dans les autres hypothèses.
Rigueur de la review
La review est rigoureuse même si certains point sont moins développés les sources sont citées rigoureusement.
La review est rigoureuse même si certains point sont moins développés les sources sont citées rigoureusement.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait un tour d'horizon des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens et critique ces dernières tout en proposant une nouvelle hypothèse qui est celle de la complexification du langage permettant la planification et la conspiration contre des mâles agressifs ; hypothèse qui selon l'auteur est la plus probable pour l'origine de la réduction de l'agressivité réactive.
Cette review fait un tour d'horizon des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens et critique ces dernières tout en proposant une nouvelle hypothèse qui est celle de la complexification du langage permettant la planification et la conspiration contre des mâles agressifs ; hypothèse qui selon l'auteur est la plus probable pour l'origine de la réduction de l'agressivité réactive.
Remarques sur la review
Cette review est un bon condensé des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens. Elle permet de comprendre les tenant et aboutissant des différentes hypothèses avec leurs difficultés et problèmes. De plus on y retrouve beaucoup de sources citées qui sont traités plus en détail dans d'autres références de cette controverse.
Cette review est un bon condensé des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens. Elle permet de comprendre les tenant et aboutissant des différentes hypothèses avec leurs difficultés et problèmes. De plus on y retrouve beaucoup de sources citées qui sont traités plus en détail dans d'autres références de cette controverse.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.