Morphological and physiological disparities between 20 captive and 11 wild capercaillies were determined. Birds, their pectoral and leg muscles, hearts, livers and gizzards were weighed. The length of small intestines and caeca were measured. Haemoglobin, haematocrit, glucose, triglycerides, total protein, uric acid and thyroid hormones as well as the cytochrome c-oxidase activity of the pectoral muscle and heart were determined. The glycogen and protein contents of pectoral and leg muscles and liver were analysed. Chemical composition (water, fat, protein, ash) of muscles and liver was determined. Captive males had heavier pectoral muscles than wild ones. The result was opposite in females. Wild birds had heavier hearts, livers, and gizzards, and also longer small intestines and caeca than captive birds. The cytochrome c-oxidase activity of pectoral muscle and heart was higher in wild than in hand-reared birds. The chemical composition of livers of wild birds differed significantly from that of hand-reared capercaillies. Plasma uric acid and T4 concentrations were higher in captive than in wild birds. The observed differences in digestive system and liver can result in diminished ability of captive birds to utilise natural food nutrients. Decreased cytochrome c-oxidase activity of hand-reared birds can affect their takeoff and flying capacity and increase their vulnerability to predation. These facts may contribute to the low survival of hand-reared birds after release.
Titre de l'article
Impact de l’élevage à la main sur la morphologie et la physiologie du grand Tétras (Tetrao urogallus)
Impact de l’élevage à la main sur la morphologie et la physiologie du grand Tétras (Tetrao urogallus)
Introduction à l'article
Des programmes d'élevages afin de réintroduire le grand Tétras à l'état sauvage existent depuis de nombreuses années, mais pour l'instant ils n'ont guère rencontré de succès. Leurs conditions d'élevages sont très éloignées de leur état naturelle, avec une absence de prédateur, des zones de vol restreintes, une présence régulière de l'homme.
Ce genre de programme existe avec d'autres espèces d'oiseaux, et il a été noté pour elles des différences physiologique et morphologique entre les individus élevés et les individus sauvage. Ces différences explique au moins en partie le fort taux de mortalité des individus relâchés dans la nature.
Cette étude propose donc d'effectuer des comparaisons physiologiques et morphologiques entre des grands Tétras sauvage et d'autres ayant été élevés en captivité.
Des programmes d'élevages afin de réintroduire le grand Tétras à l'état sauvage existent depuis de nombreuses années, mais pour l'instant ils n'ont guère rencontré de succès. Leurs conditions d'élevages sont très éloignées de leur état naturelle, avec une absence de prédateur, des zones de vol restreintes, une présence régulière de l'homme.
Ce genre de programme existe avec d'autres espèces d'oiseaux, et il a été noté pour elles des différences physiologique et morphologique entre les individus élevés et les individus sauvage. Ces différences explique au moins en partie le fort taux de mortalité des individus relâchés dans la nature.
Cette étude propose donc d'effectuer des comparaisons physiologiques et morphologiques entre des grands Tétras sauvage et d'autres ayant été élevés en captivité.
Expériences de l'article
Onze tétras sauvages et vingts captifs ont été comparés sur plusieurs critères morphologiques : le poids, la longueur de l'intestin grêle et celle du caecum et la taille des muscles pectoraux et de ceux des ailes.
Des analyses sanguines ont également été réalisées, afin d'avoir des indices tels que les taux d'hémoglobine ou de glucose. De même, à partir de tissus échantillonnés, l'activité de la cytochrome-c oxydase a été relevée, ainsi que la concentration en protéines et en glycogène.
Les tests statistiques réalisés sont une ANOVA (comme des mâles et des femelles ont été utilisés, il fallait prendre en compte l'effet du sexe sur la morphologie, en plus de celui de la captivité), un test de Student (t-test) et une MANOVA.
Onze tétras sauvages et vingts captifs ont été comparés sur plusieurs critères morphologiques : le poids, la longueur de l'intestin grêle et celle du caecum et la taille des muscles pectoraux et de ceux des ailes.
Des analyses sanguines ont également été réalisées, afin d'avoir des indices tels que les taux d'hémoglobine ou de glucose. De même, à partir de tissus échantillonnés, l'activité de la cytochrome-c oxydase a été relevée, ainsi que la concentration en protéines et en glycogène.
Les tests statistiques réalisés sont une ANOVA (comme des mâles et des femelles ont été utilisés, il fallait prendre en compte l'effet du sexe sur la morphologie, en plus de celui de la captivité), un test de Student (t-test) et une MANOVA.
Résultats de l'article
Les différences significatives entre les tétras provenant de l'état sauvage ou de captivité sont les suivantes :
Tous ces éléments ayant un impact sur les capacités des oiseaux (digestion, vol, effort), ils ont très probablement un lien avec le taux de survie très faibles des tétras relâchés à partir de la captivité
Les différences significatives entre les tétras provenant de l'état sauvage ou de captivité sont les suivantes :
Tous ces éléments ayant un impact sur les capacités des oiseaux (digestion, vol, effort), ils ont très probablement un lien avec le taux de survie très faibles des tétras relâchés à partir de la captivité
Rigueur de l'article
Le nombre d'individu utilisés est assez bas, ce qui rend toute étude statistique compliquée. De plus, les différentes classes (captives ou sauvages, mâles ou femelles) n'ont pas du tous les même effectifs. Et même ainsi, certains individus étaient plus jeunes que d'autres, et n'en était donc pas au même moment de leur cycle de vie. Cela peut être un biais important à l'analyse statistique. Difficile de pouvoir critiquer le protocole, cependant, car les animaux sauvages proviennent de la chasse, et donc il n'est pas possible de maîtriser ces facteurs.
Autre problème, tous les tétras élevés en captivité provenaient de la même ferme, or les résultats devrait être vérifiés dans d'autres programmes afin de pouvoir permettre leur généralisation.
Cependant, il s'agit de résultats cohérents avec ceux trouvés dans d'autres études, chez d'autres espèces de gallinacés.
Le nombre d'individu utilisés est assez bas, ce qui rend toute étude statistique compliquée. De plus, les différentes classes (captives ou sauvages, mâles ou femelles) n'ont pas du tous les même effectifs. Et même ainsi, certains individus étaient plus jeunes que d'autres, et n'en était donc pas au même moment de leur cycle de vie. Cela peut être un biais important à l'analyse statistique. Difficile de pouvoir critiquer le protocole, cependant, car les animaux sauvages proviennent de la chasse, et donc il n'est pas possible de maîtriser ces facteurs.
Autre problème, tous les tétras élevés en captivité provenaient de la même ferme, or les résultats devrait être vérifiés dans d'autres programmes afin de pouvoir permettre leur généralisation.
Cependant, il s'agit de résultats cohérents avec ceux trouvés dans d'autres études, chez d'autres espèces de gallinacés.
Ce que cet article apporte au débat
Le cas du tétras est bien connu en biologie de la conservation, car ses réintroductions sont rarement couronnées de succès. Cet article propose donc des pistes pour comprendre pourquoi certains programmes ne peuvent pas fonctionner, bien que cela ne soit pas valable pour toutes les espèces animales.
Le cas du tétras est bien connu en biologie de la conservation, car ses réintroductions sont rarement couronnées de succès. Cet article propose donc des pistes pour comprendre pourquoi certains programmes ne peuvent pas fonctionner, bien que cela ne soit pas valable pour toutes les espèces animales.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.