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Titre de l'article

Impact de la translocation sur le comportement et la survie du crotale des bois, Crotalus horridus

Introduction à l'article

Suite au déclin rapide de la biodiversité, les biologistes doivent décider de la meilleure méthode pour la conservation du monde vivant. Ainsi, des programmes de translocation ont vu le jour mais beaucoup de ces programmes ont une forte probabilité d'échec. .
Le but de cette étude est d'évaluer l'effet de la translocation sur le comportement et la survie du crotale des bois (Crotalus horridus). Cette espèce est distribuée sur toute la moitié Est de l'Amérique du Nord. A l'heure actuelle, sa distribution est erratique et fragmentée. La translocation est ainsi envisagée pour 4 situations:

  • Elle est préférée à la tuerie lorsque les serpents représentent une menace pour l'Homme
  • Elle peut être utile pour la protection de l'espèce lorsque son habitat est détruit
  • On peut augmenter une population en déclin en introduisant de nouveaux serpents
  • On peut rapatrier l'espèce dans des zones anciennement peuplées
Expériences de l'article

Le site d'étude correspond à une zone de 6 000 ha dans les montagnes Appalaches à l'Est de la Pennsylvanie. L'équipe y a suivi 29 crotales entre 1990 et 1994. Parmi ces 29 crotales, 18 étaient résidents et 11 introduits. Les serpents non-résidents ont été déplacés d'au moins 8 km (entre 8 et 172) mais proviennent d'environnements semblables en Pennsylvanie. Tous les serpents suivis sont pourvus de transmetteurs.
Les serpents étant connus pour hiberner, l'année est divisée en 2 saisons : une saison "active" et une saison d'hibernation. Durant la saison active, le transmetteur de chaque serpent est localisé une fois tout les deux jours. Une quantification des habitats sélectionnés par les crotales est évalué. Le site d'hibernation (aussi appelé hibernaculum) est aussi repéré.

Résultats de l'article

Le taux de survie journalier est plus faible chez les serpents introduits que chez les résidents.
De plus, les serpents introduits montrent des déplacements plus fréquents et plus longs que les résidents. Malgré cela, ils ont choisi un hibernaculum assez proche du site d'introduction (moins de 2 500m). Une fois passée la première saison d'hibernation, les serpents introduits montrent des déplacements plus proches que ceux des résidents et reviennent sur le même hibernaculum. Les auteurs suggèrent que la découverte du site d'hibernation a été réalisé en suivant les crotales résidents. Ainsi, suivre un résident jouerait un rôle important pour les serpents introduits.
La préférence d'habitats, le comportement et le succès du forage n'ont pas l'air affecté par la translocation.
Le déplacements de crotales adultes devraient être évités dans de nombreuses circonstances notamment lors que le site d'introduction ne contient pas de crotales déjà résidents.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article montre un exemple des effets comportementaux négatifs que peut avoir la translocation sur une espèce, en particulier ici un serpent. Ainsi, au vue des effets négatifs immédiats et à long-terme, la translocation de Crotalus horridus n'est pas recommandé comme mesure de conservation.

Remarques sur l'article

Cet article n'utilise que des serpents adultes. Il serait aussi intéressant de voir l'effet de la translocation sur des serpents immatures.

Publiée il y a plus de 8 ans par B. Dubourguier.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Article : Impacts of Translocation on Behavior and Survival of Timber Rattlesnakes, Crotalus horridus
  • 2
  • Auteurs
    Howard K. Reinert, Robert R. Rupert
  • Année de publication
    1999
  • Journal
    Journal of Herpetology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    The impact of translocation on timber rattlesnakes (Crotalus horridus) was assessed experimentally by moving 11 specimens distances of between 8 km and 172 km away from their native populations and releasing them into a study area having a resident rattlesnake population. All translocated snakes were equipped with radio transmitters, and their behavior, survival, and interaction with resident snakes were observed. Eighteen resident snakes were also telemetrically monitored during the fouryear study. Six of the 11 (54.5%) translocated snakes are known to have died while only 2 of the 18 (11.1%) resident snakes experienced mortality during the period they were radiotracked. Of the six translocated specimens that died, three experienced overwinter mortality despite their location of resident hibernacula, two were killed by predators, and one died from disease. The mean daily survival rate of translocated snakes (0.9973) was significantly lower than that of resident snakes (0.9993). Translocated snakes selected habitats similar to that of residents, foraged successfully, and maintained body mass. However, translocated snakes exhibited atypical movement patterns consisting of extensive and long-distance traveling. The six translocated male rattlesnakes averaged 15,017 m (SE = 2184.3) in total distance traveled from release until hibernation with daily movements of 123.8 m (SE = 19.40) and convex polygon activity range areas of 600.6 ha (SE = 253.0). Comparatively, the total active season distance traveled by the seven resident male rattlesnakes averaged only 5575 m (SE = 936.5) with mean daily movements of 36.9 m (SE = 5.36) and convex polygon activity ranges of 59.9 ha (SE = 13.04). Mean activity parameters 3 to 5 times larger than those of resident snakes were also typical for translocated female rattlesnakes. Translocated snakes located active hibernacula apparently by following resident snakes; however, their overwintering mortality was higher than that of residents. Translocated snakes that successfully survived the first overwinter period continued to exhibit more extensive movements in their second active season than did residents. However, there was evidence of the establishment of a more resident-like pattern of movement among these specimens during the second year. Translocation of adult snakes is not recommended as a standard conservation practice because of its immediate and long-term negative impacts.

  • Identifiant unique
    10.2307/1565542
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  • Apparait dans la controverse
    La translocation d'espèces : une bonne méthode de conservation ?
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