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Titre de l'article

Des améliorations du registre fossile pourraient largement résoudre le conflit entre les estimations morphologiques et moléculaires de la phylogénie des mammifères.

Introduction à l'article

Concernant la phylogénie des mammifères, des analyses "total evidence" combinant des données moléculaires et morphologiques sont en accord avec le consensus moléculaire, mais lorsque les données moléculaires de certains taxons sont enlevées (ils sont donc traités comme des fossiles), les résultats sont totalement divergents. Cela soulève des doutes quant à la capacité des jeux de données de caractères morphologiques actuels à résoudre avec précision les relations entre mammifères, notamment pour les taxons fossiles pour lesquels, les données moléculaires sont pour la plupart probablement indisponibles à jamais. Il n'est pas pensable de pouvoir exclure les taxons fossiles des analyses pour résoudre les relations entre mammifères, la question est donc :
Améliorer l’échantillonnage des taxons lors d’analyses morphologiques, en particulier les taxons fossiles, est il suffisant pour résoudre le conflit entre les estimations morphologiques et moléculaires de la phylogénie des mammifères ?

Expériences de l'article

Cela a été testé en reconstruisant d’abord les états de caractère morphologiques attendus des ancêtres fossiles hypothétiques de tous les clades présents dans le consensus moléculaire, puis en testant l’impact de l’inclusion de ces ancêtres fossiles prédits sur les résultats des analyses uniquement morphologiques. Les analyses représentent en effet un hypothétique «scénario optimal» dans lesquelles ils simulent la découverte d’ancêtres directs des fossiles.
Si ces inclusions d'ancêtres prédits suffisent à obtenir des phylogénies congruentes avec le consensus moléculaire, alors cela suggérerait que le conflit actuel entre estimations moléculaires et morphologiques pourrait être résolu par des améliorations du registre fossile et l'addition à ce registre de d'avantage de taxons fossiles. De plus, cela suggérerait que les phylogénies qui incluent les mammifères fossiles et existants pourraient devenir suffisamment précises pour pouvoir être utilisées dans des analyses comparatives.

Résultats de l'article

Pour de nombreuses analyses, l'inclusion d'ancêtres prédits était suffisante pour aboutir à des phylogénies morphologiques généralement congruentes avec le consensus moléculaire, sans l'addition de données moléculaires, et qu'il y a au moins des hypothétiques combinaisons de caractères pouvant lier des taxons de mammifères morphologiquement disparates, tels que des Afrotheriens et des Laurasiatheriens de type insectivores, ongulés et myrmécophages. Si des taxons fossiles authentiques présentaient ces combinaisons de caractères, alors leur découverte et leur inclusion dans les analyses phylogénétiques pourraient suffire à résoudre en grande partie le conflit actuel entre les analyses moléculaires et morphologiques, même en utilisant des matrices qui montrent actuellement un conflit important avec les données moléculaires, telles que celle de O'leary et al (2013) : The placental mammal ancestor and the post-K-Pg radiation of placentals

Publiée il y a plus de 7 ans par T. Mouillaud et I. Voet.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : Improvements in the fossil record may largely resolve the conflict between morphological and molecular estimates of mammal phylogeny
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  • Auteurs
    Robin M. D. Beck, Charles Baillie
  • Année de publication
    2018
  • Journal
    Biorxiv
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Morphological phylogenies of mammals continue to show major conflicts with the robust molecular consensus view of their relationships. This raises doubts as to whether current morphological character sets are able to accurately resolve mammal relationships, particularly for fossil taxa for which, in most cases, molecular data is unlikely to ever become available. We tested this under a hypothetical “best case scenario” by using ancestral state reconstruction (under both maximum parsimony and maximum likelihood) to infer the morphologies of fossil ancestors for all clades present in a recent comprehensive molecular phylogeny of mammals, and then seeing what effect inclusion of these predicted ancestors had on unconstrained analyses of morphological data. We found that this resulted in topologies that are
    highly congruent with the molecular consensus, even when simulating the effect of incomplete fossilisation. Most strikingly, several analyses recovered monophyly of clades that have never been found in previous morphology-only studies, such as Afrotheria and Laurasiatheria. Our results suggest that, at least in principle, improvements in the fossil record may be sufficient to largely reconcile morphological and molecular phylogenies of mammals, even with current
    morphological character sets.

  • Identifiant unique
    10.1101/373191
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  • Apparait dans la controverse
    "À quel moment se place la diversification des mammifères placentaires actuels par rapport à la crise du Crétacé-Paléogène? "
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