1
Owing to the detrimental impacts of invasive alien species, their control is often a priority for conservation management. Whereas the potential for unforeseen consequences of management is recognized, their associated complexity and costs are less widely appreciated.
2
We demonstrate that theoretically plausible trophic cascades associated with invasive species removal not only take place in reality, but can also result in rapid and drastic landscape‐wide changes to ecosystems.
3
Using a combination of population data from of an invasive herbivore, plot‐scale vegetation analyses, and satellite imagery, we show how a management intervention to eradicate a mesopredator has inadvertently and rapidly precipitated landscape‐wide change on sub‐Antarctic Macquarie Island. This happened despite the eradication being positioned within an integrated pest management framework. Following eradication of cats Felis catus in 2001, rabbit Oryctolagus cuniculus numbers increased substantially although a control action was in place (Myxoma virus), resulting in island‐wide ecosystem effects.
4
Synthesis and applications. Our results highlight an important lesson for conservation agencies working to eradicate invasive species globally; that is, risk assessment of management interventions must explicitly consider and plan for their indirect effects, or face substantial subsequent costs. On Macquarie Island, the cost of further conservation action will exceed AU$24 million.
Titre de l'article
Les effets indirects de l'élimination des espèces envahissantes dévastent l'île Macquarie
Les effets indirects de l'élimination des espèces envahissantes dévastent l'île Macquarie
Introduction à l'article
Les invasions biologiques peuvent conduire à des altérations à large échelle dans le fonctionnement de l'écosystème (extinction d'espèces, modification de la base des réseaux alimentaires, modification de la composition des espèces fauniques du sol ...). Le contrôle et l'éradication des EEE sont entrepris et recommandés puisqu'ils permettent le rétablissement des espèces indigènes et des écosystèmes. Mais le retrait d'une EEE peut également avoir des conséquences inattendues comme la libération des mésoprédateurs. Ici, les auteurs combinent des données de population d'une EEE de lapins herbivores introduite en 1878, l'analyse de végétation à l'échelle de la parcelle et du paysage, l'analyse du climat et l'utilisation de techniques de détection du changement du paysage utilisant l'imagerie satellitaire pour montrer comment l'éradication du chat domestique, introduit en 1818, a précipité une cascade trophique menant à un changement rapide de l'écosystème sur l'île Macquarie.
Les invasions biologiques peuvent conduire à des altérations à large échelle dans le fonctionnement de l'écosystème (extinction d'espèces, modification de la base des réseaux alimentaires, modification de la composition des espèces fauniques du sol ...). Le contrôle et l'éradication des EEE sont entrepris et recommandés puisqu'ils permettent le rétablissement des espèces indigènes et des écosystèmes. Mais le retrait d'une EEE peut également avoir des conséquences inattendues comme la libération des mésoprédateurs. Ici, les auteurs combinent des données de population d'une EEE de lapins herbivores introduite en 1878, l'analyse de végétation à l'échelle de la parcelle et du paysage, l'analyse du climat et l'utilisation de techniques de détection du changement du paysage utilisant l'imagerie satellitaire pour montrer comment l'éradication du chat domestique, introduit en 1818, a précipité une cascade trophique menant à un changement rapide de l'écosystème sur l'île Macquarie.
Expériences de l'article
Avant éradication des chats :
Prédation du chat : Estimation de la consommation de lapins, souris et rats par les chats. Calculée pour 1997 et basée sur l'estimation de l'apport alimentaire quotidien et de la proportion d'aliments contenu dans l'intestin de 49 chats sur les 157 tués en 1997.
Estimation de la population annuelle de lapins : Densités mensuelle moyenne de lapins dans 8 zones de dénombrements établies dans différents types de végétation. Estimation de la surface de chaque type de végétation pour calculer la population totale sur l’île.
Après éradication des chats :
Changement de population de lapins : Étude de l'abondance de lapins en présence et en l'absence de chats, en tenant compte des effets confondants : climat et myxomatose
Changement de végétation : Étude de la couverture en pourcentage de chaque espèces de plantes en 2001(sur 45 parcelles) et en 2007(18/45).
Imagerie de détection à distance : Étude de la variation de la couverture végétale entre 2001 et 2007.
Avant éradication des chats :
Prédation du chat : Estimation de la consommation de lapins, souris et rats par les chats. Calculée pour 1997 et basée sur l'estimation de l'apport alimentaire quotidien et de la proportion d'aliments contenu dans l'intestin de 49 chats sur les 157 tués en 1997.
Estimation de la population annuelle de lapins : Densités mensuelle moyenne de lapins dans 8 zones de dénombrements établies dans différents types de végétation. Estimation de la surface de chaque type de végétation pour calculer la population totale sur l’île.
Après éradication des chats :
Changement de population de lapins : Étude de l'abondance de lapins en présence et en l'absence de chats, en tenant compte des effets confondants : climat et myxomatose
Changement de végétation : Étude de la couverture en pourcentage de chaque espèces de plantes en 2001(sur 45 parcelles) et en 2007(18/45).
Imagerie de détection à distance : Étude de la variation de la couverture végétale entre 2001 et 2007.
Résultats de l'article
Le chat a un effet négatif sur la population de lapins ; l'augmentation de la population de lapins est clairement attribuable à la suppression des chats. Les données sur l'alimentation apportent un soutien supplémentaire à ces résultats. Les 157 chats tués en 1997 ont consommé au moins 4000 lapins adultes par an (103 000 souris et 36 600 rats).
L'analyse des 18 parcelles échantillonnées en 2001 et à nouveau en 2007 montre des changements importants sur la plupart des sites. Des impacts dus aux lapins ont été constatés : pâturages et terriers. Quinze sites ont leur couverture végétale qui a considérablement changé par la perte et le gain de nouveaux taxons dont certains envahissants.
La comparaison des images satellitaires entre 2000 et 2007 a révélé que 36.4% de la végétation de l'île a changé à cause du lapin, dont 17, 5% ont subis des changements modérés à graves. La végétation a été remplacée par un sol dénudé dans de nombreuses localités et 22,4% de l'île a perdu de la chlorophylle.
Le chat a un effet négatif sur la population de lapins ; l'augmentation de la population de lapins est clairement attribuable à la suppression des chats. Les données sur l'alimentation apportent un soutien supplémentaire à ces résultats. Les 157 chats tués en 1997 ont consommé au moins 4000 lapins adultes par an (103 000 souris et 36 600 rats).
L'analyse des 18 parcelles échantillonnées en 2001 et à nouveau en 2007 montre des changements importants sur la plupart des sites. Des impacts dus aux lapins ont été constatés : pâturages et terriers. Quinze sites ont leur couverture végétale qui a considérablement changé par la perte et le gain de nouveaux taxons dont certains envahissants.
La comparaison des images satellitaires entre 2000 et 2007 a révélé que 36.4% de la végétation de l'île a changé à cause du lapin, dont 17, 5% ont subis des changements modérés à graves. La végétation a été remplacée par un sol dénudé dans de nombreuses localités et 22,4% de l'île a perdu de la chlorophylle.
Rigueur de l'article
Les auteurs tiennent compte des effets confondants tels que les variables climatiques et/ou la présence du virus de la Myxomatose qui peuvent également influencer sur l'abondance de la végétation et la population de lapins .
L'estimation de la couverture végétale a été réalisée sur 18 sites, et sur chaque site cette couverture a été estimée 5 fois (5 endroits aléatoires), ce qui minimise les biais dans l'extrapolation des résultats.
L'utilisation de 2 méthodes de détection de couverture végétale permet une meilleure fiabilité des résultats.
Les auteurs n'étudient pas les conséquences associées à l'augmentation des populations de souris et de rats suite à l'éradication des chats sur l'île Macquarie.
Les auteurs tiennent compte des effets confondants tels que les variables climatiques et/ou la présence du virus de la Myxomatose qui peuvent également influencer sur l'abondance de la végétation et la population de lapins .
L'estimation de la couverture végétale a été réalisée sur 18 sites, et sur chaque site cette couverture a été estimée 5 fois (5 endroits aléatoires), ce qui minimise les biais dans l'extrapolation des résultats.
L'utilisation de 2 méthodes de détection de couverture végétale permet une meilleure fiabilité des résultats.
Les auteurs n'étudient pas les conséquences associées à l'augmentation des populations de souris et de rats suite à l'éradication des chats sur l'île Macquarie.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article a plusieurs implications pour la gestion :
L'utilisation des techniques formelles d'évaluation des risques en conjonction avec la biologie de l'espèce cible - les interactions inter-spécifiques y compris les réseaux trophiques - et la création de modèles de changements probables pourraient contribuer grandement à la diminution des risques liés aux imprévus des interventions dans la gestion des espèces exotiques envahissantes.
Cet article a plusieurs implications pour la gestion :
L'utilisation des techniques formelles d'évaluation des risques en conjonction avec la biologie de l'espèce cible - les interactions inter-spécifiques y compris les réseaux trophiques - et la création de modèles de changements probables pourraient contribuer grandement à la diminution des risques liés aux imprévus des interventions dans la gestion des espèces exotiques envahissantes.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.